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ses épis ont 3 ou 4 pouces de long , & pa-rodient enjuillef. C’est alors que les iteas ,tout couverts de fleurs , charment le regardpar le mélange gracieux de leur blanc pur &du verd gai de leur joli feuillage. Au prin-temps même ils seroient fort parans ; maisqu’ils font précieux dans une saison qui ac-corde si peu d’arbustes fleuris ! Enlacez-lesdans la couronne de l’été ; jonchez-en sespas dans les bosquets que vous lui destinezchoisistèz-leur les endroits les plus frais &dont la terre soit légere & substantielle:songez que cet arbuste , dans son pays ori-ginaire , aime à pencher ses rameaux vers lecourant des fleuves , & à étendre ses raci-nes dans les terres qu’ils imbibent. N’allezpas le condamner à languir dans des terresseches : vous en seriez puni par le peu dehauteur qu’il acquerroit, par la maigreur deson feuillage & par la rareté de ses fleurs :la plus belle produâion de la nature perdtout son agrément si elle languit, & la plan-te la plus commune plaît àl’œilsi elle a toutefa force & fa fraîcheur.
On ne fera pas toujours assez heureuxpour voir couler les flots d’une eau limpidefous les cintres verds des bosquets qu’on con-sacre à l’été', mais on y aura des terres fraî-ches. Dans le cas où elles ne le seroient pasastez , on pourroit suppléer quelqu’humidi-té aux iteas par ces moyens-ci : les placer àl’exposition du nord , rabaisser le. terreín ,le tapisser de mousse , & arroser par le stemps secs.
Itea signifie saule en grec. Cet arbrisseaua du rapport avec cet arbre par ses feuilles& par les lieux qu’il habite de préférence.( M. le Baron DE TSHC OUDI. )ITEITES , f. m. pi. ( Hifl. nat. Lythe-°£ ie -) Quelques naturalistes ont ainsi nom-^ ca j. !I °ux qui se trouvent dans la ri-vie, e de Sila en Suisse , près de' Zurich. Onvoi es euilles de saule de différentes gran-eurs , empreintes ou représentées à leursurface , & dans les intervalles qui sont en-tre ces feuilles on remarque de petits corpsarrondis & semblables à des gaines. On aaussi nommes ces pierres/ a /, c;feí &tes. Voyez Ephernerides naturœ curiosoràecur. IÌI. ann. V. & VI appendix pas 6-2ITERATIF .adj. ( Jurìsprud. )% n \ifie qui est réitéré. On appelle itératif
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f mandement, celui qui est fait pour la se-conde fois. Lorsque le juge renouvelle desdéfenses qu’il a déjà prononcées , il fait ité-ratives inhibitions & défenses. On dit suffid ’itératives juílìons, itératives remontran-ces. Voye\ Commandement , Jus-sion , Remontrances. (A)
ITERATO , f. m. ( Jurisprua. _) ou ar-rêt d 'itérato , sentence $itérato , est un ju-gement qui se donne pour autoriser à userde la contrainte par corps , après les qua-tre mois, pour dépens excédens la sommede z co liy. On 1 appelle itérato , ou sen-tence & arrêt S itérato parce que le juge-ment porte qu’il sera fait itératif comman-dement à la partie de payer le contenu aupremier jugement, dans quinzaine ; faute dequoi elle sera contrainte par emprisonne-ment de sa personne. Ce terme se trouveen ce sens dans Ledit de Charles VIII , de1493 , art. 104 ; dans celui de CharlesIX , de l’an 1567 , & de Henri III , enif8z.
On appelle lettres d 'itérato des lettres dechancellerie qui portent un nouveau man-ment. {A)
* ITHACIENS,f. m. pi. ( Hifl. Eccles.)nom de ceux qui , au quatrième siécle,s’unirent à Ithace , évêque de Sostebe enEspagne , pour poursuivre la mort de Pris-cillien & des Priscillianistes. Maxime solli-cita S. Martin de communiquer avec lesévêques ithaciens , & il ne put l’obtenir.Dans la fuite le saint se relâcha, pour sau-ver la vie à quelques personnes , & il s’enrepentit.
ITHAQUE ISLE , f. f. ( Géogr. anc. JIthaca ,&,pour le dire plus noblement avecVirgile, Laertia régna. Petite iste de Gre-ce , fameuse pour avoir été la patrie d’U-lysse : elle étoit voisine de Dulichium.Pto-íomée dit qu’il y avoir une ville de mêmenom , & Homere la plaçoit au pié du montNéios , qui est peut-être le Néritps de Vir-gile. Nosvoyageurs ne conviennent pointdu nom moderne iïltaque , & de Duli-chium j mais M. Spon, qui a visité les lieux,& qui paroît le plus croyable , prétend queThiaki est Dulichium , & que Ithaque estun autre écueil éloigné de sept ou huit mil-les de-là , qu’on appelle encore Iathaco. M.de Liste s’eíl conformé au sentiment de