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Tome dix-neuvième.
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Le P. Caîmeir pense que c’est Vouvraged’un seul auteur qui vivoit après le tempsdes Juges. La preuve qu’il en apporte est ,qu’au chap. xv. vìij. x } &c dans les suivans,sauteur fait un précis de tout le livre , &qu’il en donne une idée générale. L’opinionqui l’attribue à Samuel paroít fort probable;i°. fauteur vivoit en un temps où les Jébu-féens étoient encore maîtres de Jérusalem ,comme il paroít par le chap. j.v. z i, Sc parconséquent avant David ; z°. il paroít quelorsque ce livre fut écrit, la république desHébreux étoit gouvernée par des rois, puis-que sauteur remarque en plus d’un endroitfous les juges , qu’alors il n’y avoir point derois en Israël.

On ne laisse pas que de former contre cesentiment quelques difficultés considérables:par exemple,il est dit dans les Juges , chap.xviij. v. 50 & jz, que les enfans de Danétablirent Jonathan & ses fils prêtres dansla tribu de Dan jusqu’au jour de leur capti-vité , & que C idole de Micha demeura che\eux , tandis que la maison du Seigneur futà Silo. Le tabernacle ou la maison de Dieune fut à Silo que jusqu’au commencementde Samuel, car alors on la tira de Silo pourla porter au camp où elle fut prise par lesPhilistins ; & depuis ce temps , elle fut ren-voyée à Cariath-ïarim. Quant à la captivitéde la tribu de Dan, il semble qn’on ne peutguere sentendreque de celle qui arriva sousTheglapt Phalastàr , roi d’Affirie , plusieurssiécles après Samuel : & par conséquent iln’a pu écrire ce livre, à moins qu’on ne re-connoisse que ce passage y a été ajouté depuislui ; ce qui n'est par incroyable , puisqu’ona d’autres preuves & d’autres exemples desemblables additions faites au texte des li-vres sacrés. Calmet , Diction, de la Bible.

Juge , f. m. ( Hist. rom. j dans la répu-blique romaine , les juges forent d’abordchoisis parmi les sénateurs ; fan 630 , lesGracches transportèrent cette prérogativeaux chevaliers ; Drufos la fit donner aux sé-nateurs & aux chevaliers ; Sylla la remitentre les mains des seuls sénateurs ; Cottala divisa entre les sénateurs , les chevaliers& les trésoriers de l’épargne ; César prit leparti de priver ces derniers de cet honneur;enfin Antoine établit des déeuries de séna-teurs 3 de chevaliers & de centurions , aux-

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quels il accorda la pui {Tance de juger.

Tant que Rome ajoute fauteur de l’EC-prit des loix, conserva les principes, lesjugemens purent être fans abus entre lesmains des sénateurs ; mais quand Rome futcorrompue , à quelques corps qu’on trans-portât les jugemens, aux sénateurs , auxchevaliers , aux trésoriers de l’épargne , àdeux de ces corps, à tous les trois ensemble,enfin à quelque corps que ce fût, on étoittoujours mal ; si les chevaliers avoientmoins de vertu que les sénateurs ; s’il étoitabsurde de donner la puisiànce de juger àdes gens qui dévoient être fans cesse fousles yeux des juges , il faut convenir que lestrésoriers de l’épargne & les centurionsavoient aussi peu de vertu que les cheva-liers ; pourquoi cela ? C’esl que quand Romeeut perdu ses principes , la corruption , ladépravation se gliffirent presque égalementdans tous les ordres de l’état. (D. J. j

JUGES des enfers , ( Mythol. ) la fableen nomme trois , Minos , Eaque & Rlrada-mante , & l’on imagine bien qu’elle leurdonne à tous trois une origine céleste ; cefont les fils du souverain maître des dieux.

Rhadamante , selon f histoire , fut un deslégislateurs de Crete r qui mérita , par sonintégrité & par ses autres vertus , la fonc-tion de juge aux enfers, dont. les poètesl’honorerent. Voye\ Rhadamante.

Minos, son illustre frere & son succes-seur , eut encore plus de réputation. Sa pro-fonde sagesse donna lieu de dire qu’il étoitdans la plus étroite confidence de Jupiter y& Jovis arcanis Minos admijfus ; on ne■ manqua pas d’affiner , après fa mort, qu’iîremplissoit le premier des trois tribunaux ,où tous les pâles humains font cités pourrendre compte de leurs achons. foye%Minos.

Eaque régna fur Egine, aujourd’hui Eugian

úSnopiam veteres apellavere ; sedipseJEacus , JEginam genitricis nomine dédit,

C’est le seul des rois de cette île dontf histoire ait conservé le nom. Ses bellesqualités lui procurèrent une place entreMinos & Rhadamante : il jugeoit I’Europeentiere. Sa réputation fut si grande pendantle cours de fa vie, que toute i’Attique ayants