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singulier que rapporte Valere-Maxime , liv.ÏI , chap. vj. num J. I! raconte cjnVJant cnAsie avec Sextus Pompée , & passant parJulis , il assista aux dernieres heures d’unedame de cette ville , âgée de plus de 90 ans.Elle avoir déclaré aux magistrats les raisonsqui la portoient à renoncer à la lumière , &ils les avoíent approuvées. Comme elle crutque la présence de Pompée donneroit ungrand éclat à cette cérémonie , elle le fitsupplier de vouloir bien y assister. II lui ac-corda cette faveur, dans l’espérance de ren-gager , par son esprit & par ses instantesprières, à changer de résolution ; mais cetut inutilement.
Elle le remercia de ses bontés , & char-gea envers lui de fa reconnoiffance , nonpas tant les dieux qu’elle alloit ioindre , queceux qu’elle alloit quitter. Tibi quidem ,inquit , Sexte Pompéi , diimagis quos re-linquo , quàm quospeto , gratias référantquia nec hortator vitre meœ , nec mortissp éclata r esse } fafiidifli.
En même temps elle lui déclara qu’ayanttoujours été favorisée de la fortune , e!le nevouloir point s’exposer à ses revers. Ensuiteayant exhorté à la concorde deux filles &sept petits—fils qu’elle laissolt , elle prit d’u-ne main ferme la coupe qui contenoit lepoison. Alors après s’ôtre recommandée àMercure , pour í’heureux succès de son pas-sage elle but avidement la mortelle liqueur.Poculumin quo venenum te mperatunie ra t,confianti dextrâ arripuit : Tum defufisJS'Lercurio delibamemis , & invocato numi-ne ejus , ut se placido itinere in melioremsedis infernœ deducerct partem , cupidohaufíu mortiseram- t raxit potionem.
Ce récit intéressant sur une citoyenne deJulis , nous apprend encore une particula-rité qu’on ne trouve point ailleurs , je veuxdire la maniéré dont on se recommandoitaux dieux à l’article de la mort : nous ne li-sons nulle part qu’on leur demandât pardonde ses péchés. (£>./.)
/ U LIU S-P OR T US , ( Geog. anc. )Le Port-Jule , ain st appellé enl’honneur deCésar, fut l'ouvrage d’Auguste. Cet empe-reur croyant que la côte d’ítalie n’avoit quedes ports peu sûrs & trop resserrés pour re-cevoir un grand nombre de vaisseaux, con-çut le dessein de joindre le lac Lucrin àl’A-
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verne, & l'un & l’autre à la mer potir erifaire un vaste bassin qui pût recevoir lesflottes les plus nombreuses & les mettre âcouvert des vents. Agrippa fut chargé dal’exécution de ce grand ouvrage , & s’en ac-quitta parfaitement. II fit couper , l’an deRome 715, une langue de terre qui sépa-roit les deux lacs , & donna ainsi un écoule-ment aux eaux de l’Averne : il fit réparer && exhausser une digue à feutrée du lac Lu-crin pour donner entrée anxvaistèaux , & ylaissa deux ouvertures par lesquelles les vaisseaux entroíent jusqu’au fond de l’Avernequi formoit proprement le Port-Jule. Enmême temps il fit abattre les forêts qui cou-vroient les bords de ce lac, & qui en ren-daient f air infect & pestilentiel.
C’est dans ce port qu’Agrippa rassemblala belle flotte qu’Auguste devoit employercontrePompée& qu’il íòrmazoooorameursou matelots. V. Rollin , Hijl. Rom. TomeXV.
Le temps qui détruit tout, n’a pas épar-gné cet ouvrage qu’Horace appelloit régisopus. Un tremblement de terre a convertile lac Lucrin en une montagne de cendres,&la fameuse digue d’Agrippa est aujourd’huifous les eaux. Ge'org. de Virgile , par M.Helliez. (C)
JUMART ou JumARS, s. m. {Hist. nat.)est le nom d’un animal qu’on a dit se trou-ver dans !e Piémont & qu’on a cru naître de{'accouplement d’un taureau & d’une ânes-se , ou bien d’un âne & d’une vache , &toujours de {'accouplement entre la racedes chevaux & celle des bœufs. On trouvedans Cardan plusieurs particularités fur cetanimal ; on a assuré qu]il étoit fans cornes,mais que son ongle étoit fendu.
Toutes ces fables n’ont pas résisté aux ef-forts de la vérité. M. le cardinal des Lancesa fait disséquer des jumars } espece de mu-let, connue des Romains, & née du cheval& de 1’âneíle, plus petite que le mulet or-dinaire , mais capable comme lui d’un grandtravail. Cet animal est un véritable âne ; iln’a ni corne ni ongle fendu, ni quatre esto-macs. Sa queue est plus groííe que celle del’âne.
En général, deux animaux de différentesespaces engendrent ensemble , pourvu queces espaces soient fort voisines. Le bouc &