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Tome dix-neuvième.
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îetes qui entrerent dans laconfédératìon desBelges contre les Romains , & promirentd’envoyer i ooco hommes.Sous Honorius elleétoit déchue de Ion ancienne dignité , & nese trouve plus au rang des cités dans la no-tice des Gaules, rédigée sons l’empîre de ceprince : elle avoit été ruinée apparemment.L’église de S. Vaudrille fut bâtie au com-mencement dti huitième íìecle , des pierresí ou tes taillées qu’on droit de ses ruines.

Sous Louis le Débonnaire, Lillebonneest appellée par le chroniqueur de Fonte-nelle , Cajìrum quondam nobihjjlmurn acfirmijjìmum ; il lui donne même la qualitéde cité. Dans le moyen âge, elle reprit quel-que éclat fous le ducs de Normandie , &Guillaume le Conquérant y tenoit fa cour& y assembla un concile en 1080 , où pré-sida Guillaume, dit la bonne ame , archevê-que de Rouen.

II y paslòit un grand chemin qui condui-soit à Caracotinum , situé à Pembouchurede la Seine ,& qui venoit par Rouen deParis, Troyes & Sens. Une autre route ve-noit de Boulogne , Etrées, ^.bbevìlle , LiIebonne • de-là à Brevodumm ( Pont-Au-demer ) , & à Noviomagum ( Lizieux ) ;ainsi Julio bona étoit placé au point d’mter-section de la voie romaine de Caracotinum( Harfleur ou Graville ) à Augufiobona( Troyes), & de la voie de Bononia à Bre-viodunum : une autre chaussée y conduisoità Fécamp , selon les chartres du XII e . sié-cle.

Toutes les indications ne peuvent conve-nir qu’à Lillebonne au pays de Caux. Cettecité étoit d’une grande enceinte ; on y dé-couvre tous les jours des souterrains, descaves, des chaînes, des murs, des tombeaux& des monnoies Romaines dont les plus ré-centes sont de l’empereur Philippe. M. deàns son tome VI des Antiquités,parle de son château & de son amphitéâtredont il donne les plans qui annoncent uneville foi te & peuplée • mais il n’est point deciment que le temps ne diísoude. Lillebonnen’est plus qu’un bourg composé de deux pa-roisses & d’environ 240 feux, avec titre decomté à la maison de Lorraine. Voye\ lesmémoires de Vacadémie des inscriptions &belles-le ures , tome XIV , notice, de. la.Gaule par d’Anville , pcig. 3$ J j mémoires

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pris fur les lieux où j’étois en 1765. (A)JULIS , f. m. ( Ichtyolog.) ou ì W,julia en latin par Gaza,& par les Génois gt~relia j petit poiííon qu on prend principale-ment fur la côte de Genes à d Antibes , &qu’on vend dans les marches a cause de sa dé-icateíìe. 11 vit en troupes comme le remar-que Aristote , & est poisson de rocher com-me le dit Galien.

Sa grandeur est de la longueur & un penplus de la largeur du pouce. II est couvertde pentes écaillés variées , brillantes & for-tement adhérentes a la chair. I, e long descôtés régné une ligne blanche , & au-des~sous une autre suffrannée ; son ventre estd’un blanc de perle ; ses yeux sont ronds &petits ; son iris est rouge; le trou dès excré-mens est placé au milieu du corps ; fa bou-che est petite , armée de dents fortes & ai-guës ; ses levres sont épaisses & charnues ;fa nageoire du dos s’étend jusqu’à la queuequi est non fourchue.

Les mâles sont peints des plus brillantescouleurs vertes fur le dos, tachetées de jau-ne & de rouge fur la tête, bordées de raiesdorées fur les côtés & mouchetées de rouge& de bleu fur la nageoire du dos , ainsi quefur la queue.

Élien assure que ce poisson a les dentsvenimeuses. II eût rencontré plus juste s’ileût dit avec Athénée qu’il est friand de chairhumaine , car il persécute les nageurs , lesplongeurs , court fur eux à grande troupe ,& vient mordre les jambes nues à ceux quifont dans l’eau. Rondelet, lìv. VI , ch. vij.Aldrovande , lin. I, chap. vij. Gefner , dePifcibus ypag. 54g ( D. J. )

Julis , ( Géog. anc. ) ville de Piste deCéos , dont Ptolomée , Suidas & Valere-Maxime ont fait mention. Cette ville situéefur une montagne à trois milles de la mer aété la patrie de Bacchylide , fameux poètegrec qui fleuristoit vers Pan du monde3552,propre neveu de Simonide , qui étoit de lamême iste , & vraisemblablement de la; meme ville. II nous reste quelques fragmensj des poésies de Simonide qui ont été recueil-lies par Fu!vins Ursinus. Le sophiste Pro-dicus, le médecin Erasistrate & un philoso-phe nommé Ariston , étoient aussi natifs deJulis,

Mais nous ne pouvons taire un fait bienDdi