Vienne, à 7
35 ; à
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sont pas comme celles du jonc ; mais ellesfont resserrées & ressemblent beaucoup àcelles du chien-dent. Nova plantation gé-néra , &c. par M. Michelii.
JUNGFERNHOF , ( Geog. } petite fville de Livonie , dans le territoire de Let-ton , à neuf lieues de Riga.
JUNGGrIANG , ( Ge'og. ) grande villede la Chine, huitième métropole de la pro-vince dé Junnan : elle eft dans un paysabondant en cire , miel , ambre , foie , &
lin. Long. ii$. S S i * 4 - 5 ^;
JUNGNING , ( Geog. ) ville de la Chi-ne , onzième métropole de la province deJunnan. Long. zzo. r 0 • lat. zj. 33.{D. J.)
JUNIEN ( Saint ), Géog. petite villede France dans la basse Marche, aux frontieres du Limousin , fur lalieues S. de Limoges. Long. 18
45 ' 4 °- ( D. J. )
JUNIPA, ( Botan. exot. ) arbre des îlesCaribdes , dont le fruit, suivant nos voya-geurs , étant pressé , fournit une eau quidonne une teinture violette , de forteque les cochons & les perroquets qui fenourrissent de ce fruit , ont leur chair &leur graisse toute teinte de cetteméme cou-leur. La garance & d’autres plantes offrentdes phénomènes semblables. Voye\ GA-RANCE. ( D. J. )
JUNNAN > ( Ge'og. ) la derniere de tou-tes les provinces de la Chine en rang , & laplus occidentale , proche les états du royau-me d'A va. C’est en même temps la plus ri-che de toutes les provinces , & où les vivresfont à meilleur marché. On y trouve d’ex-cellens chevaux , des éléphans , des rubis ,des saphirs , & autres pierres précieuses,& des mines très-riches. Elle-comprend t r.métropoles , 8 villes militaires , plus de 80cites j & plus de 14 millions d’ames , aurapport du P. Martini, dont jl ne faut pascroire les hyperboles. La premiere métro-pole de cette province fe nomme aussiJunnan , ville tres-riche , où l’on fait lesplus beaux tapis de la. Chine : elle a plu-sieurs temples consacrés aux hommes illus-tres. Long. l 5 yQf f- 5 - *0. (D-/.)
JUNON , f. f. ( Mythol. Littérat-JinlMcdail. ) déesse du paganisme que lesCrecs appellent H ?» } &. CQ nçjn fut ap2 orne XIXt
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pliqué à plusieurs endroits qu’on lui consa-cra.
Junon , suivant la fable , étoit la fille deSaturne & de Rhée , sœur & femme de Ju-piter , & par conséquent reine des dieux.Aussi íait-elle bien le dire elle-même :
ego quee divûm incedo regina , Jovis-
que
Etsoror & conjux.
Personne n’ignore ce qui regarde sa naîs-lance, ion éducation , son mariage avec Ju-piter , son mauvais ménage avec lui, fa ja-lousie , ses violences contre Calixte & lanymphe Thalle , son intendance sur les no-ces , les couches , & les accidens naturelsdes lemmes ; les trois ensans , Hebé, Mars,& Vulcain , qu’elle conçut d’une façon ex-traordinaire, la maniéré dont elle sc tiradespoursuites á’Ixion , le sujet de sa haine con-tre Paris , & ses cruelles vengeances à cesujet, qui détendirent si long-temps fur lesTroyens & le pieux Enée. Ensin l’on faitqu’elle prit le sage parti de protéger les Ro-mains , en favorisant cette suite de leursvictoires,qui dévoient les rendres les maîtresdu monde , & que Jupiter avoit prédites.
Qu/n aspera Jnno ,
Qu ce mare , iiunc terrasque , meta cœ-+lumque fatigat j
ConJ/Lia in meliìis référé t , mecumquefovebit
Romanos rerum dominos , gentemquetogatam .
jEneid. lib. I. v. 2.79.
Les amours de cette déesse pour Jasonn’ont pas fait autant do bruit que ses autresavantures ; cependant a quelques diversitésprés dans le récit > Pindare , Servíug , F]y-gin , Appollonius de Rhodes , & VaJenusFlaccus , ne les ont pas omises.
Le prétendu secret qu’elle avoit de re-couvrer sa virginité , en se lavant dans lafontaine Canathus auPéloponneíe , n’a étéque trop brodé par nos écrivains modernes.Pausanias dit feulement que les Argiens íaí-soient ce conte , & le fondoient sur la pra-tique de leurs cérémonies dans les mystères-. de la déiste.
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