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Jupiter par des offrandes & par des sacri-fices. Elles acheterent donc un baíïìn d’or ,gu’elles allerent offrir à Junon fur le mont-Aventin ; ensuite les décemvirs astignerentun jour pour un service solemnel, qui futainsi ordonne : „ On conduisit deux vaches», blanches du temple d’Appollon dans la», ville , par la porte Carmentale : on porta», deux images de Junon-reine , faires de», bois de cyprès : ensuite marchoient 27», jeunes filles , vêtues de robes traînantes,
», & chantant une hymne en l’honneur de», la déesse. Les décemvirs suivoient cou-», tonnés de laurier , & ayant la robe bor-. », dée de pourpre. Cette pompe après avoir», fait une pause dans la grande place de», Rome, où les vingt-sept jeunes filles exé-», cuterent la danse de leur hymne ; la», procession continua sa route ,& se rendit», sans s’arrêter au temple de Junon-reine ;»» les victimes forent immolées par les dé-», cemvirs , & les images de cyprès furent», placées dans le temple de la divinité.», ( D. J.)
JUNONIE , ( Ge’ogr. anc. ) la ville deJunon , nouveau nom que Carthage reçutde Caïus Grachus , lorsqu’il donna ses soinsà la rebâtir & à la repeupler , près de centans avant que Virgile travaillât à son Enéi-de : ce n’est donc pas par une simple fictionpoétique qu’il a dit de Carthage.
Quam Juno f ertur terris magis omnibusunam
' PoJÌ habita c oluijse Samo.HL néid.I.v.20.
On volt qu’il a suivi une tradition reçue& connue de son temps. {D. J.)
JUNONS , si f. pi. ( Mythol.) on appel-loit ainsi les génies particuliers des femmes,par respect pour la déesse Junon. Chaquefemme avoir sa Junon , comme chaque•homme avoir son génie. Voyez GÉNIE, 1Mithol. Litte'ri)
Nous trouvons plusieurs exemples de cesJunons , génies des femmes , dans les ins-criptions anciennes qu’on a recueillies ; &pour n en. citer qu’un exemple dansun mo-nument consacré à la vestale Junia Torqua -î.i, dont la vertu digne des anciens temps,dkTacite fut honorée après fa mort d’unmonument public. L’ioscription porte : « A
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,, la Junon de Junia Torquata , céleste pa-„ trône »>. Enfin les femmes juraient parleurs Junons , comme les homme:; par leursgénies. Voy. les Mém. des Inscriptions AB elles-Lettres. {D. J- J
JUNSALAM , ( Géogr. ) port d’Asie auroyaume de Siam ; c’est l'asyle de tous lesvaisseaux qui, allant à la côte de Coro-, font surpris d’un ouragan ; ce portelt de conséquence pour le commerce deengale , de Pégu , & autres royaumesvoriins ; sa situation est au nord d’uneme de meme nom. Lone. 1 1 > n c • Ut8 . £ 6 . ( D. J. ) S 5 ’ 35 ’ Lat '
JUNTES , ( Ilift. mod. ) conseil , s 0 _ciété de plusieurs personnes pour quelqueadministration.
Ce terme est en usage en parlant des af-faires d’Espagne & de PortHgal. A la mortde Charles II, roi d’Espagne , le royaumefut gouverné par une junte pendant l’absencede Philippe V.
II y a en Portugal trois juntes considéra-bles. La junte du commerce , la junte destrois états, & la junte du tabac. La premieredoit son établissement au roi Jean IV , qui.assembla les états généraux pour créer letribunal de la junte des trois états. Le roiPierre II, créa en 1675 la junte du tabac.Elle est composée d’un président & de sixconseillers.
IVOIRE , f. f. ( Hifl. nat. ) c’est la dentde l’éléphant. On en fait différens ouvra-ges. On le brûle , & il donne un noir qu’onbroie à Peau , & dont on obtient ainsi destrochiques qui servent au peintre. Ce noirs’appelle noir d’ivoire , noir de velours.
Ivoire fossAk , ( Hist. nat. ) ébùrfojjìle. C’est ainsi qu’on appelle des dentsd’une grandeur démesurée & semblable àde grandes cornes qui ont souvent été trou-vées dans l’intérieur de la terre. Elles fontj ou blanches , ou jaunâtres , ou brunes • ilyen a qui ont la dureté delW* ordinaire:d autres 1 ont exfoliées & devenues plustendresa plus cassantes-.ces variétés pour laconhítence viennent du plus ou du moins deque cesdentsontsouffertdansles, différens endroits de la terre où elles ontété enfouies.
On a trouvé de ces fortes de dents dansplusieurs pays de l’Europe , tels que P An-