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Sylla le rebâtit, & l’orna de colonnes demarbre qu’il rira d’Athènes du temple deJupiter Olympien j mais comme Catuluseut la gloire de le consacrer 67 ans avantla naissance de J. C. Sylla disoit en mourant,qu’il ne manquoit que cette dédicace à sonbonheur. II avoir fait ce magnifique ouvragede forme quarrée , ayant 220 pies en toutíens , & d’une admirable structure. Les em-belli ssemens dont on l’enrichit depuis Sylla,les présens magnifiques que les provincessoumises & les rois alliés y envoyerent furla fin de la république , & fous les premiers■empereurs, rendirent ce monument un desplus superbes du monde.
Cependant il périt aussi par les flammesl’an 69 de l’ere chrétienne, lorsque Vitelliusassiégea Fl. Sabinus dans le capitule , fansqu’on sache , dit Tacite, si ce furent les as-íìégeans ou k s assiégés qui y mirent le feu.
. Velpafien le releva de fond en combleI’année qui sui vit la mort de Vitellius en re-levant plus haut que les deux autres ne l’a-voient été. On peut voir dans le IV livre derhistoire de Tacite le détail de toutes lescérémonies qu’on mit en usage à cette oc-casion : on marqua cet événement par dtsmédailles grecques au nom de l’empereur,avec l’effigie de Jupiter Capitolin , & unenouvelle époque d’années. Ce temple quiavoir ]adis échappé à la fureur des Gaulois,dans la prise de Rome, & cù tant dépeu-ple s’astèmbioit tous les jours, passoit pourrenfermer les destins de l’empire.
Mais à peine Vespasien fut décédé que lefeu consuma , pour la quatrième fois , & lecapitole & ce temple qu’il avoir bâti onzeans auparavant. Domitien le réédifia fansdélai dès la premiere année de son régné ,l’an 8r de J. C. avec une dépense incroya-ble ; auísi mit-il son nom à cet ouvrage sanstaire mention des premiers fondateurs.
La feule dorure coûta plus de douze milletalens,c’est-à-dire,plus de sept millions d’or.Les colonnes de marbre pentélique dont iJe décora, avoient été tirées d’Athènes tou-tes taillées &d’une longueur admirablementproportionnée à leur groslèur ; mais on vou-lut les retailler & les repolir à Rome, &l’on gâta leur grâce & leur symmétrie : ja-mais Rome n’eut la gloire de pouvoir dis-puter i’em pire des beaux arts à la Grece.
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voye\ le mot Grecs , si vous vouiez enétreconvaincu. {D. J.)
Jupiter Lapis , ( Mythol.) Les pre-miers Romains adoroient Jupiter fous cenom de lapis , pierre , comme les Grecsfous celui de op.opiot , qui veut dire la mêmechose. C’étoit par ce nom d ’ò'pouoo- que sefaisoient leurs sermens les plus solemnels aurapport d’Aristote, de Démosthene & deTite-Live. Les Romains , à leur imitation,ne connurent point de serment plus sacréque lorsqu’ils juroient par Jupiter lapis.Quid igitur censes ? Jurabo per Jovem lapi-dent romano vetufiijjimo n tu } dit Apuléedans son traité de deo Socratis ..
Jupiter , ( fíijì. nu t. ) nom donné parles anciens chimistes à l’étain. Voy. Ex AIN.
JUPON , f. m. ( Hifl. moder. ) habille-ment de femme semblable à la jupe , pluscourt feulement, & qui se porte dessous lajupe. Voye\ Jupe.
On a des jupons piqués ; ces jupons fontouattés , & ouïes pique pour empêcher laouatte de tomber. La piquure forme dicte-rons desseins de goût.
On trace ces desseins par le moyen demoules. Pour cet effet on a un établi de hau-teur convenable, &de deux piés de largeou environ , fur cinq à six piés de long. Onle garnit de drap bien tendu & bien clouéfuries bords de Rétabli. Pour dessiner un ja-pon , on commence par la campane on lebas du jupon. On place le jupon fut la lon-gueur de l’établi ; le bord d’en bas du jupon ,le long du bord de l’établi opposé à celuiqu’on a devant soi. Pour donner à la campa-ne la hauteur , on a une corde qui porte unplomb de chaque bout : on place cette cordesur le jupon. On a à côté de soi deux ou troismorceaux imbibés d’eau & couverts deblanc,ni trop clair délayé , ni délayé trop épais ron prend le moule à campane, on en frappele côté gravé fur les morceaux de drap blan-chis ; & ensuite on applique ce moule sur lejupon. Appliqué ainsi , on a un maillet donton frappe le moule appliqué sur le jupon ;par ce moyen le moule laisse le dessein im-primé sur le jupon. On continue ainsi lacampane ; la corde dirige. On passa au resteda jupon , procédant de la même maniéré ;on laisse sécher. Sec, on le donne à une ou-vrière qui le tend sur un métier & qui le pi—