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Tome dix-neuvième.
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levés, & les corps & communautés les ayantacquis moyennant le paiement des taxesréglées par le rôle du conseil du ro Avril1691 , il y en a peu , tant à Paris que dansle reste du royaume , qui ne soient rentreesen possession d’élire leurs jurés & autres of-ficiers. Dicl. de Commerce.

Juré , s. m. ( Commerce. ) terme fortconnu dans les anciennes déclarations desrois de France , au sujet des corps des mar-chands & des communautés des arts & mé-tiers du royaume. On appelle villes jurées ,bourgs jurés , les villes & les bourgs dontdes corps & communautés ont des jurés ;villesnon jurées ,& bourgs non jures,ce ux &celles qui n’en ont point. Dictionnaire deCommerce.

Juré teneur de livres , c’est ce-lui qui est pourvu par lettres-patentes duRoi, & qui a prêté ferment en justice pourla vérification des comptes & calculs lors-qu'il y est appellé. Dictionnaire de com-merce.

Jurés maîtres marqueurs de me-sures ; on appelle ainsi en Hollande desofficiers établis par les colleges des amirau-tés pour faire le jaugeage & mesurage desvaistèaux. Voye\ Marqueurs. Diction-naire de Commerce.

JURÉE y f. f. ( Jurifprud. ) signifie quel-que serment, quelquefois certain droit quile paye pour la jurifdiction & connoistâncedes causes. On appelle bourgeois de jurée ,hommes & femmes de jurée , ceux qui doi-vent au Roi ou à quelque autre seigneurhaut-justicier, un droit de Jurer qui est com-munément de six deniers pour livre des meu-bles, & deux deniers pour livre des immeu-bles , à moins qu’il n’y ait quelque abonne-ment. c A)

1 VRÉE, ( Géog. ) ville d’Italíe en Pié-mont , capitale du Can avez , avec une for-teresse , un évêché suffragant de Turin , &titre de marquisat qui commenca sousChar-lemagne & qui ne subsiste plus.Cette ville esttrés-ancienne : Velleius Paterculus, 1 . 1 . c.xvj, rapporte que fous le consulat de Ma-rins & de Valerius Flaccus , les Romains yenvoyerent une colonie. stratus en parledans ses lettres à Cicéron , & Antonin enfait mention dans son itinéraire ; elle appar-tient au roi de Sardaigne, & est plus remar.

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quable par son ancienneté que par fa beauté& par fa grandeur , ne contenant que cinqou six mille âmes.

La Doria qu il'arrose y est fort rapide; onla paíse fur un pont qui n’a qu’une arche.Le nom latin d 'Eporedia qu'avoir cetteville, s’est changé avec le temps en E borda,h'orcia , jufques-iàqu’on est parvenu à direIrrée.

Les Romains lui donnerent le nom d’-E-poredia , parce qu’au témoignage de Pline,les Gaulois appelloient Eporedicos , ceuxqui s’entendoient à dompter & á dresser leschevaux , soit que les habitans d ’Ivrée s’oe-cupastent de ce métier, soit que les Romainsentretinssent dans ce pays-là un grand nom-bre de chevaux aux dépens du public , & lesy fiísent exercer. Dans le théâtre du Piémonton écrit Jurée : elle est située en partie dansla plaine, en partie sor une colline d’unemontée douce , à 8 lieues N. E. de Turin ,13S. E. de Suze, 10S. O. de Vercel. Long.z/j. zg ; lat. 45. iz. {D. J.)

JUREMENT, f. m. ( Littérat. Mychoî.)affirmation qu’on fait d’une chose en mar-quant cette affirmation d’un sceau de reli-gion.

Les juremens ont pris chez tous les peu-ples autant de formes différentes que la divi-nité ; & comme le monde s’est trouvé rem-pli de dieux, il a été inondé de juremens aunom de cette multitude de divinités.

Les Grecs & les Romains juroient tan-tôt par un dieu , tantôt par deux , & quel-quefois par tous ensemble. Ils ne réservoientpas aux dieux seuls le privilège d’être les té-moins de la vérité ; ils associoient au mêmehonneur les demi-dieux, & juraient par Cas-tor , Pollux , Hercule , &c. avec cette dif-férence chez les Romains , que les hommes-seuls juraient par Hercule ; les hommes &les femmes par Pollux, & les femmes seulespar Castor : mais ces réglés mêmes,quoiqu’endise Aulugelle, n’étoient pas inviolablementobservées. II est mieux fondé quand il ob-serve que le jurement par Castor & Pollux ,fut introduit dans l’iniation aux mystèreséleufyniens, & que c’est de-là qu’il passedans l’usoge ordinaire. ,

Les femmes juraient aussi généralementpar leurs Junons, & les hommes par leursGénies ; mais il y avoit certaines divinités,