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Tome dix-neuvième.
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I V R

de la fumée. Quand un tartare ne trouveplus que l’endroit ou il avoir placé fa jurtelui convienne , il 1 abandonne & va avec làfamille construire une autre jurte dans unlieu plus commode. Voy;\ Gmelin, voyagede Sibérie.

JURUCUA , {Zoolog. exot.) espece dede tortue singulière du Brésil , grande ordi-nairement de quatre pies & large de trois ;ses pies font faits en forme d’aîles , & ceuxde devant font beaucoup plus longs que ceuxde derriere. Sa queue est courte & de figureconique ; ses yeux font gros & noirs; fa bou-che ressemble au bec d’un oiseau, & n’a pointde dents. Ses côtes font attachées à Pécaille ;on en compte huit de chaque côté , & cellesdu milieu font les plus longues. Cette espe-ne de tortue jette ses œufs fur le rivage, lescouvre de fable, & les laisse éclorre à la cha-leur du soleil. Ils font sillonnés comme pardes lignes géométriques, diversement diri-gees sur 1 écaillé qui est d’un noir luisant,marbrée de tachetures jaunes, avec une va-riété considérable dans les différentes efpeces. (D. J.)

, JURUNCAPEBA, Ichtyol. exot. ) nomd’un beau petit poiíïon d’exceîlent goût,qu’on prend fur les côtes du Brésil entre lesrochers , & qui est de la clastè des tourds ;on I’appelle autrement ptaiara. Voye\-e nla description dans Margraf ou dans Ray.{D. J.)

JURURA , Zoolog. exot. ) genre detortue de forme elliptique , & de la pluspetite espece du Brésil ; sa coquille de des-sous. longue de huit à neuf pouces, large demoitié , est jaunâtre & applatie ; la supé-rieure est brune. L’animal peut à fa volontécacher tout son corps dans fa coque ; fa têteelt grosse & allongée, son nez élevé & poin-tu , ía bouche grande , & fes yeux noirs,ses pies font armés de quatre ongles forts ;fa queue est courte , fa peau épaisse & écail-leuse ; les œufs sont blancs , ronds & d’ex-cellent goût. Ray , Syn. anim. p. z$8.

( d.j:)

IVRY , Ivriacum , ( Géogr. ) long. z q.

10 ; ut. 4-8. 48. bourg fur l’Eure , entreAn et & Pacy , à quatre lieues de Dreux ,quinze de Paris, fa d’Evreux , au piedd’une colline où étoit un château fort par fa

situation , ruiné maintenant

I V R r6r

| Ce fut dans la plaine d Ivry que Henri! IV battitles ligueurs commandés par Mayen-! ne, en 1590. Avant de livrer cette batailledécisive , ce grand prince dit à fes soldatsce peu de paroles qui valent bien les longuesharangues des généraux de Tite-Live : " Si» vous perdez vos enseignes, ne perdez» pas de vue mon panache blanc ; vous le" trouverez toujours au chemin de l’hòn-» nèur & de la victoire ». Pensée que lechantre immortel de Henri IV a si bienrendue.

JZous êtes nés François O je fui.

roi

’is votre

Voilà nos ennemis , marchez & suivez -moi :

Ne perdez point . de vue > au fort de latempête ,

Ce panache éclatant qui flotte sur ma tête.

Vous le verrez toujours au chemin deVhonneur.

(Ch. VII. >

Le commerce d’Ivry est en cuir •. il y ade riches tanneurs; une manufacture dépei-gnes en fournit Paris & la Normandie. Prèsd 7 Ivry est le bourg de la Couture , I’endroitde France où l’on fait les meilleurs haut-bois , flûtes allemandes & autres instru-mens de cette espece. Moréri. Ed. ij £9.(C.)

Ivry - SUR - Seine , près de Paris ,( Géogr. Phis. ) Le 23 Juin l/68 , un ré-mouleur repafíoít, dans ce village , des us-tensiles de cuisine à l’entrée d’une grandecour ; à la quatrième piece la meule fauteen l’air toute en feu , fe partage en milleéclats , avec explosion & bruit violent ; undes éclats , pesant trois livres , passe pardessus le bâtiment, élevé de quarante pieds,& va tomber dix-huit toises au-delà dans lejardin où il casse une branche de tilleulpar fa chute ; une partie de la meule étoitréduite en poussière fur le pavé de la cour,fans accident. Le rémouleur a asturé que lameme chose lui étoit déjà arrivée en uneautre occasion. Voye^ Journal de Verdun ,août 1 7 68. Voilà un fait qui mérite l’atten-tion des physiciens, & c’est pour cela quenous en faisons mention. ( C. )

JUS , {Art. culin. j jus Juccus carniumpifcium , vel vegetanúutn ; terme génén-