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Tome dix-neuvième.
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que qui designe une liqueur , un suc liquide,naturel ou artificiel. Les chefs d’office & decuisine , définissent le jus une substance li-quide qu’on tire par artifice de la viande deboucherie , de la volaille , du poiston ou desvégétaux , soit par expression , soit par coc-tion , soit par infusion ,* ainsi l’on voit quele jus a différentes propriétés suivant la na-ture des choses différentes, d’où il est tiré.On se sert beaucoup de jus dans les cuisinespour nourrir les ragoûts & les potages. Lesmaîtres dans sart de la gloutonnerie vous ap-fendront la maniéré de tirer les jus deœuf , de veau , de perdrix , de bécaíso , devolaille, de poisson , de champignons & au-tres végétaux ; ils vous apprendront encorele moyen d’en former des coulis, c’est-â-dire,deles pastèr à l’étamine, les épaistir &leur donner une faveur agréable pour les. ra-goûts. {D. J.)

J US J URAND UMiNACTA.{Littér.)serment particulier au sénat de Rome , parlequel il prome.ttoit d’observer les ordon-nances de l’empereur régnant & de ses pré-décesseurs , excepté de ceux que lui sénatavoir déclaré tyrans , tels que Néron, Do-mitien , Maximin, ou de ceux encore dontla mémoire , fans avoir été flétrie par unecondamnation juridique , n’en étoit pasmoins odieuse , telle que Tibere & Caligu-la, II faut bien distinguer ce serment, duferment de fidélité que faisoient à Pempereurles militaires, & même ceu* qui ne por-toient pas les armes. Ce dernier serment senommoit jusjurandum in verba > & quel-quefois in nomen. La plupart des favans ,entr’autres Juste Lipfe , Gronovius & M.de Tillemond, confondent le ferment d’ob-server les statuts, nommé jusjurandum inada , avec le serment de fidelfité appellejusjurandum in verba. (/s)

JUSQUIAME ou HANNEBANE, f. fi.hyofcyamus , ( Botan. ) genre de plante àfleur monopétale , faite en forme d’enton-noir & découpée; il fort du calice un pistilattaché comme vin clou à la partie inférieurede sa fleur ; il devient dans-la suite un fruitrenfermé dans le calice qui reílèmble enquelque façon à une marmite avec son cou-vercle , & qui est divisé en deux "loges parure cloison chargée de plusieurs semences.Journefortj ìnst, m herb „ Voye\ Plants.

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Entre les huit efpeces de jusquiame quecomptent Tournefort & Boerhaave , nousne nous arrêterons qu’à deux , la noire & lablanche.

La jusquiame noire ou hannebane noire ,hyofcyamus niger, vulgaris , des botanistes,a fa racine épaisse, ridée, longue, brancliue,brune en-dehors, blanche en-dedans. Sesfeuilles sont amples, molles , cotonneuses,d’un verd-gai, découpées profondément àleurs bords , semblables en quelque manié-ré à celles de l’acanthe , mais plus petites& d’une odeur forte. Elles sont nombreuses,placées fans ordre fur des tiges hautes d’unecoudée , branehues , épaisses, cylindriques,couvertes d’un duvet cotonneux. Ses fleursrangées fur les tiges en longs épis, font d’u-ne feule piece, de la figure d’un entonnoir,divisées en cinq fegmens , obtus , jaunâtresà leur bord , marquées d’un pourpre noirâ-tre au milieu, garnies de cinq étamines cour-tes , qni portent chacune un sommet assezrgros & oblong ; le pistil, plus long que les.étamines , est surmonté d’une tête ronde &blanche. II fort d’un calice velu , oblong ,partagé fur les bords en cinq dentelures ,roides & pointues. Ce pistil fe change en us.fruit caché dans le calice de la figure d’unemarmite à deux loges , fur lequel est placéun couvercle qui sc ferme également, rem-pli en-dedans de plusieurs petites grainescendrées , ridées, arrondies & applaties.

La jusquiame blanche, hyofcyamus albus .pff. diftère de la précédente par sos feuilles,qui sont plus molles , plus petites , moinssinuées, garnies d’un duvet plus épais &plus blanc : ses tiges sont plus courtes &moins branehues ; fes fleurs font blanches ;le calice est plus ouvert & la graine plusblanche. Cette efpece de jusquiame croîtnaturellement dans les pays chauds , commeen Languedoc , en Provence & en Italie..

Ces deux fortes de jusquiame, &: fur-toutla noire, donnent une odeur forte , rebutan-te , appesantissante & somnifère. Leurs feuil-les ont un goût fade, & quand on les frois-se dans les mains , elles répandent une odeur,puante. Leur suc rougit le papier bleu; leursracines font douceâtres, & de la faveur- desartichaux.

Lsone & l’autre jusquiame paroislènt con-tenir un sel essentiel, ammoniacal, uni i