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Tome dix-neuvième.
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r 64 - JUS ; > ,

quiame ne participe point des qualités véné-neuses de cette plante. . -

; En général, la médecine ne, perdrait pasbeaucoup quand on bannirait absolument deTordre des remedes Tune & Pautre jusquia-me. (b)

JUSSIOiSf , f. £ ( Jurisprud. ) signifieofdre , commandement. Ce terme n’estguere usité qu'en parlant de certaines lettresdu prince qu’on appelle lettres dejujjion,par lesquelles il enjoint très-étroitement àune cour de procéder à l'enrégistremenc dequelque ordonnance, édit, déclaration ouautres lettres-patentes. Quand les premiereslettres de jujjion n’ont pas eu leur effet , leprince en donne de secondes qu’on appelleitérative jujjion ou secondes lettres de just-Jiòn. C A)

JUSTE - AU - CORPS , si m. ( Gram.Taill. ) vêtement de deflìis ; c’est ce quenous appelions plus communément un ha-fyit. 11 y a des manches & des poches * il seboutonne par-devant jusqu’à la ceinture , &descend jusqu’aux genoux.

JUSTE , INJUSTE , ( Morale. ) cestermes se prennent communément dans unsens fort vague pour ce qui se rapporte auxnotions naturelles que nous avons de nosdevoirs envers le prochain. On les déter-mine davantage, en disant que le jufle est cequi est conforme aux lois civiles par opposi-tion á T équitable , qui consiste dans la feuleconvenance avec les lois naturelles. En-fin , le dernier degré de précision va àn’appellér jufte que ce qui fe fait en vertudu droit parfait d’autrui , réservant le nom$équitable pour ce qui íe fait, eu égard audroit imparfait. Or on appelle droit parfaitcelui qui est accompagné du pouvoir decon-traindre. Le contrat de louage donne aupropriétaire le droit parfait d’exiger du loca-taire le paiement du loyer ' f & si ce dernierélude le paiement, on dit qu’il commet uneinjustice, Au contraire le pauvre n’a qu'undroit imparfait à saumoné qu’il demande :le riche qui la lui refuse pèche donc contrela seule équité, & né sauroit dans le senspropre être qualifié à’injuste.. Les noms dejufles & à'injustes , S équitables & à’ini-ques , donnés aux actions , portent par con-séquent. r ur leur rapport áux' droits d’autrui;au lieu qusenles considérant relativement à

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l’obligation ou à la loi dont Tobligatîon estl’ame, les actions font dites dues ou illicites ycar une même action peut être appelléebonne, due, licite , honnête suivant les dif-férens points de vue fous lesquels on l’envi-fage.

Ces distinctions posées, il me paraît assezaisé de résoudre la fameuse question, s’il y aquelque chose de jufle ou injuste avant laloi.

Faute de fixer le sens des termes,les plusfameux moralistes ont échoué ici. Si l’on en-tend par le juste & Vinjuste, les qualités mo-rales des actions qui lui servent de fonde-ment , la convenance des choses , les loisnaturelles ; fans contredit, toutes ces idéessent fort antérieures â la loi, puisque la loibâtit fur elles , & ne sauroit leur contredi-re : mais fi vous prenez le jufle & Vinjustepour T obligation parfaite & positive de ré-gler votre conduite & de déterminer vos ac-tions suivant ces principes, cette obligationest postérieure â la promulgation de la loi ,& ne sauroit exister qu’après la loi. Grotius,d’aprês Iesseholastiques & la plupart des an-ciens philosophes, avoir affirmé qu’en faisantabstraction de toutes fortes de lois , il setrouve des principes sûrs, des vérités quiservent à démêler le juste d’avec Y injuste..Cela est vrai, mais cela n’est pas exactementexprimé : s’il n’y avoir point de lois , il n’yauroit ni jufle ni injuste , ces dénominations;survenant aux actions par T este t de la loi imais il y aurait toujours dans la nature desprincipes d’équité & de convenance fur les-quels il faudrait régler les lois , & qui munisune fois de l’autoritédís lois, deviendroienfle juste & Y injuste. Les maximes gravées pourainsi dire fur les tables de l’humanité , fontaussi anciennes que l’homme , & ont pré-cédé les lois auxquelles elles doivent servirde principes ; mais ce font les lois qui, errratifiant ces maximes & en leur imprimantla force de l’autorité & des sanctions , ontproduit les droits parfaits dont l’obscrvaticnest appellée justice , la violation injustice.Puffendorf en voulant critiquer Grotius ouin’a erré que dans l’expreffion , tombe dansun sentiment réellement insoutenable, &prétend qu’il saut absolument des lois pourfonder les qualités morales des actions,(_Droit naturel , hv* C, */• n. 6. ) U est

pourtant