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Tome dix-neuvième.
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J u s

a bien justifie la maxime , qu’il est pluscommun de n’avoir point eu d’amans cmede n’en avoir eu qu’un. Absoudre , commedans celui-ci ç le temps & fa conduite lejustifieront de cette accusation , & la ca-lomnie retombera sur celui qui l’a faite.Mettre dans l’état de justice ; c’est par lamort de J. C. que nous sommes justifiés.

■ Justifier , v. act. ( Fondeur de came- jteres d’Imprimerie. ) se dit des matricespour fondre les caractères d’imprimene ,après qu’elles ont été frappées ; c est de -eslimer proprement } non-íeulement pourôter les foulures qu’a fait le poinçon , ens’enfonçant dans le cuivre , mais encorepour poìir & dresser le cuivre de la matri-ce , de façon qu’enla posant dans le moule,elle y forme la lettre de ligne , d’approche,& de hauteur en papier. Voy. APPROCHE,Hauteur.

Justifier , terme d’Imprimerie , c’esttenir les pages également hautes , & leslignes également longues entre elles. Pourjustifier les pages , il ne faut pas qu’il y aitplus de lignes à l’une qu’à l’autre. Les lignesíe justifient dans un composteur monté pourdonner la longueur précise que l’on deíìre :pour qu’elles soient extrêmement justes , ilne faut pas que l’une excede l’autre ; & lapropreté de la composition exige que tousles mots soient espacés également. Voye\Composteur , Espace ù Justifica-tion.

JUSTIFIEUR , f. m. ( Fondeur de ca-ractères d’Imprimerie. ) c’est la principalepartie du coupoir , avec lequel on coupe &approprie les caractères d’imprimerie. Cejufiifieur est composé de deux pieces prin-cipales , de vingt-deux pouces de long. II•y a à une de ces pieces à chaque bout untenon de f er , C /ui entre dans une ouver-ture faite à l’autre piece pour le recevoir,ces deux pieces ensemble , entrelelque es on met deux à trois cens lettresplus ou moins suivant leur grosseur arran-gées les unes auprès des autres ; après quoion met le tout clans ce coupoir,où étant ser-rées fortement avec des vis, on fait agir un ra-bot de figure relative a cet instrument, aveclequel on coupe les luperstuirés du corpsdes lettres. Voye\ Coupoir , Rabot.JUSTiN , ( F st. des Empereurs ) né

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dans un village de la Thrace , fut commeson pere , gardien de pourceaux ct ensuitede bœufs; il quitta cesfonctions abjectes pourse faire charpentier : ennuyé de ce nouvelétat, il s’enrúla dans la milice , où s’étantdistingué par son courage & sa capacité , ilpassa par tous les degrés avant de parvenir àl’empire. Ce fut plutôt par son adresse quepar son mérite qu’il s’en fraya le chemin. Uneunuque 1 ayant fait dépositaire d’une som-me considérable pour gagner les suffrages de1 armee en faveur de Théocritied il s’enservit pour se faire élire ; dès qu’il surmontésur le trône , il fit oublier sa naissance &quoique sor. éducation eût été celle d’un bar-bare , il sembla qu’il étoit né sur la pourpre.Les impôts furent adoucis les lois furentréformées & les abus furent corrigés ,- ilparut persuadé que pour être heureux, il fal-loir savoir en faire. Les déserts étoient peu-plés d’cxilés qui a voient souffert pour la foi.Les Ariens, jusqu’alors persécuteurs, surentpersécutés à leur tour; la protection qu’ií ac-corda aux ortodoxes leur devint funeste.Théodoric crut devoir user de représailles ,& l’Occident dont il régloit le destin , sucexposé aux persécutions de l’ennemi des par-tisans de la divinité de Jésus-Christ. Juftinaimé de ses sujets ct sur-tout des ortodoxes,mourut en 514, après avoir nommé Justi-nien , fils de fa sœur, pour lui succéder. Sonrégné fut heureux, mais il ne gouvernal’empire que pendant neuf ans.

Justin II, surnommé le jeune , fils de lafille de Justinien lui succéda à l’empire d’O-rient. Les premiers jours de son régné fu-rent souillés par le meurtre de son plus pro-che parent qu’il nt étrangler dans son palaisparce qu’il avoit des droits à l’empire ; il selit apporter fa tête qu’il eut Pindignité defouler auxpieds. Justin trop borné pour gou-verner un grand état en abandonna les rênesà fa femme Sophie. II fit une paix glorieuseavec les Perses , ct le tribut que ses prédé-cesseurs avoient eu la bassesse de payer auxPerses fut aboli : Narsès , qui avoit le com-mandement des armées ; remporta fur lesGoths une victoire qui lui mérita le gouver-nement d’Iralíe. L’impératrice , qui hais-soit ce grand capitaine, parce qu’il étoit eu-nuque , écouta les envieux de sa gloire quiPaccuscrent d’avoir abusé de son pouvoir

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