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Tome dix-neuvième.
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célébra d’abord dans des maisons particu-lières , & il parole que les femmes y avoíentpart ; car Xiphilin rapporte qu’une damede la premíere qualité, nommée Aìolia Latula, y dansa à l’âge de 80 ans ; mais Néronrendit bientôt après les jeux Juvénaux pu-blics & solemnels, & on les nomma Nero-niens , Voye\ N É RO NIE N S. Jeux (D. J.)

JUVENTAS , f. f. ( Mythol. ) déessede la jeuneííe chez les Romains : elle presi-doit à la jeunesse , depuis que tes enfansavoient pris la robe appell êe prœtexca. Cet-te divinité fut honorée long - temps dans lecapitole , où Servius Tullius fit mettre fastatue. Auprès de la chapelle de Minerve ,étoit Fautel de Inventas , & fur cet autelétoit un tableau de Proserpine. LorsqueTarquin l’ancien voua le temple de Jupitercapitolin , pour lequel il fallut démolir ceuxdes autres divinités , le dieu Terme & ladéesse Juventas , au rapport de Tite-Live,l. XXXVI. ch. xxxvj. déclarèrent, parplusieurs signes qu’ils ne vouloient pas quit-ter la place où ils étoient honorés. M. Li-vius Salitanor étant censeur , voua un tem-ple à Juventas , & le lui sit élever après unevictoire qu’il remporta fur Afdrubal. A ladédicace de ce temple on institua les jeuxde lajeuneste,quisontdifférens desjeuxjuvé--naux , & qui ne furent pas répétés dans lafuite y autant du-moins qu’on en peut jugerpar le silence de l’histoire. Les Grecs ap-peiloient Hébé la de’ejse de la jeunesse', maisla Juventas des Romains n’étoit pas posi-tivement l’Hébé des Grecs , à ce que penseVoisins, de Idololat. liv. VIII , cap. iij.

V. {D. J.)

JUVIGNI , ( Geogr. Antiquités.) villagedu Soissonnois , à deux lieues de boissons :P \r OÌt dans * e cimetiere & fur une placepublique , deux colonnes militaires dont lesinscriptions s ont presque entièrement effa-cée. Voici ce qui en r este :

R. ... RI.. . IjiIa.

P . . . VIAS.

M. ABSARIIS m. VII.

AB aug.

Sur la seconde,

.. u. p. ca. Ti;

> I X I

SEVERO PIO PERTI. AUG.

ARABICO. ... B. PCETHICO\ MA . . . . III. P. I. M. AURELIO

Co. . . . PROC. ICO . ... LE. ... '

La premíere présente une singularité re-marquable en indiquant la distance par milles (contre l’ufage des Gaulois. Le nom de l’em-pereur Séverequisc trouve dans la seconde,nous apprend le temps auquel cette co'onrtemr placee fur la route de boisions à Con-drain , C ontraginum , ancien château desRomains. Sévererégnoit fur la sir, du secondsiecle Voyez antiquités de Soijsons 3 t. I y

l 77l>P- L75-(C)

JUXTA-POS1TION ,/■ f. (Phyf) ter-me dont se servent les philosophes pour dé-signer cette espece d’accroiffement qui sefait par l’apposition d’une nouvelle matièresur la surface d’une autre. Voye\ ACCROIS-SEMENT.

La juxta-pofition est opposée à Vintus-fufeeption ou à Faccroissement d’un corpsen tant qu’il se fait parla réception d’un sucqui se répand dans tout l’intérieur de la mas-se. Voye^ NUTRITION. Charniers.

IXAR , ou Hijar , {Geogr. ) petite villed’Espagne dans FArragon , fur la rivière deMarsin. Long. ij. i6\lat. eji. z z. [D. J.)

IXIA, f. m.( Botan. anc.)Yixia féloniesbotanistes modernes, est la plante plus con-nue encore fous le nom de carline , en la-rin car/nia ou chamccleon albus ; maisl 'ixiaou ixias , dont Aldus , Actuarius , Scribo-nius Largus & d’autres font mention , estune plante bien différente de la carline ; carces auteurs nous la donnent pour venéneuse,& nous ignorons quelle plante ce peut être{D. J.)

IXXON , ( Mythol. ) on connoît ce pre-mier meurtrier d’entre les Grecs & tour ceque la fable chante de la bonté qu’eut Ju-piter de le retirer dans le ciel; de la maniérédont le perfide oublia cette grâce , & duparti que prit le maître des dieux de le pré-cipiter dans les enfers , où il est étendu furune roue qui tourne toujours. Eustache aexpliqué ingénieusement cette fable , & nosmythologues ont adopté son explication.Enrypide en traita merveilleusement le su-jet après Eschyle ; car Plutarque rapporteque quelques personnes ayant blâmé ce poète