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Tome dix-neuvième.
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K

Les latins repréfentoient la même arti- \eulation forte par la lettre C ; cependant un jje ne fais quel Salvius , fi l'on en croît 8a-luste , introduisit le K dans l’ortographelatine , où il étoit inconnu anciennement,& où il fut vu dans la fuite de mauvais œil.Voici comme en parle Prifcien (L I) KQ , quamvis figurâ & nomine videanturaliquam habere dijferentiam cum Ç , tameneaniem tàm insono quàm in métro conti-nent potefiatem ; & If quide/npenitùs su-pe rpacua efi. Scaurus nous apprend un desusages que les anciens faifoient de cette let-tre : c’étoit de I'employer fans voyelle, lorsque la voyelle suivante devoit être un A ; ensorte qu’ils écrivoient krus pour car us. J.Scaliger qui argumente contre le fait pardes raisons ( de caus. L. L. I. z o ) alléguéentr’autres contre le témoignage de Scau-rus , que si on en avoit usé ainsi à l'égarddu K , il auroit fallu de même employer leC fans voyelle, quand il auroit dû être suivid’un E, puisque le nom de cette consonnerenferme la voyelle E ; mais en vérité c’é-toit parler pour faire le censeur. Scaurusloin d’ignorer cette conséquence , I’avoitégalement mise en fait : quoties id verbumscribendum erat, in quo retinere hue Littercenomen suum pojsent , singulœ pro syllabâscribebantur , tanquamsatis eam ipso no-mine expièrent ; & il y joint des exemples,dcimus pour dicimus , cra pour erra , bnepour bene ; Quintilien lui-même assure quequelques-uns autrefois avoient été dans cetusage , quoiqu’il le trouve erroné.

Cette lettre inutile en latin , ne sert pasdavantage en François. » La lettre k , dit» l’abbé Régnier , ( pag. 339, ) n’esl pas» proprement un caractère de i’alphabethw françois, n’y ayant aucun mot franco» où« elle soit employée que celui de kyrielle ?« qui sert dans le style familier à signifierr> une longue & fâcheuse fuite de choses, &r> qui a été formé abusivement de ceux dekyr e eleison ». On écrit plutôt Quimperque Kimper ; & si quelques bretons con-servent le k dans l ortographede leurs nomspropres, c’est qu’ils font dérivés du langagebreton plutôt que du françois ; fur quoi ilfaut remarquer en paílànt, que quand ilsont la syllabe ker, ils écrivent seulementwn k barré en cette maniéré K. Ancienne-Tme XIX.

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ment on ufoit plus communément du k enfrançois. " J’ai lu quelques vieux romans» françois , efquels les auteurs plus hardi-» ment, au lieu de q, à la lùite duqueî nous>, employons Vu fans le proférer , ufoient>■> de k , disant ka , ke , ki , ko , ku. Paí-quier , Recherc. liv. VIII , chap. I. xiij.

K chez quelques auteurs est une lettrenumérale qui signifie deux cent cinquante :suivant ce vers :

Kqaoque ducentosG quinquaginta tenebit.

La même lettre avec une barre hori-zontale au-deíïùs, acqueroit une valeur millefois plus grande ; K vaut 150000.

La monnoie qui fe fabrique à Bordeauxfe marque d’un If.

If , ( Géogr.) cette lettre en géographieest très-familiere aux étrangers , fur-toutdans les noms propres de l’Aíie , de F Afri-que & de l’Amérique. Les François au-contraire lui préfèrent volontiers le c,principalement devant les lettres a } o , u ,à moins que le c n’ait fous lui une cédille,car alors il est équivalent à 1’/ fortemen tprononcée. Ainsi les mots géographiquesqui ne fe trouveront pas fous le K, doiventêtre cherchés fous la lettre C ; si on ne lestrouve point fous Tune ou l’autre de cesdeux lettres , ce font des lieux peu impor-tuns , d’une existence douteuse , ou mêmece font des omissions à rétablir dans le sup-plément de cet ouvrage ; il est pourtant vraique nous passions exprès fous silence plu-sieurs lieux , comme par exemple les villesde la Chine , parce que ce détail nous me-neroit trop loin ; qu’on trouvera les villeschinoises dans Y Atlas finenjìs , & qu’enfince font souvent des noms, qu’on écrit detant de maniérés différentes , qu’il n’est pasaisé d’en connpître la véritable ortographe(D. J.)

KKK { Ecriture.) très-peu usité dansnotre langue. Dans la figure ronde & ita-lienne, c est le milieu de L dans fa premìerepaitie,& d une L a queue dans fa ronde. LeK coule est une consonne & une L á queue 5aussi les deux premieres parties des K ita-liens & ronds , font formés du íimple mou-vement des doigts, du plié & de rallonge'.Les ronds fe forment du mouvement secretdu bras , le pouce agi fiant dans la pléni*tude de Ion action. A l'égard du K coulé à

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