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me celle des autres plantes dont on tire dela soude. On arrache successivement decelui - ci les rejetons les plus murs avantceux qui le font moins. On les etend furune aire pour les faire secher au soleil, &en ramasser le fruit qui tombe de lui-même.
Comme s abondance & la pureté de lasoude qu’il fournit fait son mérite reconnupar les marchands, ils font fort circonspectsà prendre garde que celled’Alicante , qu’ilschoisiíîènt pour í’employer à des ouvragesexquis , n’ait été altérée en brûlant le kalid’où elle provient , par le mélange d’autresplantes qui donnent aussi de la soude , maisbeaucoup inférieure en qualité à celle-ci.
Les ouvriers qui brûlent la plante kali ,la nomment la marie \ on la coupe & on lafane , comme le foin, lorfqu’elle est feche ;l’on en remplit de grands trous faits exprèsdans la terre , & bouchés en forte qu il n’yentre que peu d’air. On y met le feu » on l acouvre ', & quand elle est réduite en cen-dres , il s’en forme après quelque tempsnne pierre fi dure , qu’on est obligé de lacasser avec des maillets. C’est cette pierreque nous appelions soude , & à qui les an-ciens ont donné le nom de sahcore,salicot,ou alun catin. Vo\ex SoUDE.
La plante kali étoit autrefois très-cuki-vée en Languedoc , où on i’appelloit vi-trai re. Catel en parle dans ses Mémoires dei’histoire de cette province , ch. j. p. 50.„ X’on retire aussi, dit—il, un notable profit„ dans le pays d’une herbe qu’on a coutume„ de semer & cultiver au bord de la mer ,,, laquelle étant venue à sa perfection , on„ la coupe , & après on la brûle dans un„ creux qu’on fait dans la terre comme,, dans un fourneau , couvrant ce creux de», terre par dessus, afin que le feu ne puisse,, prendre air & aspirer ; cette herbe étantr> brûlée,l’on découvre ce creux, qu’on trou--, ve plein de certaine matière dure, qu’on-, appelle dans le pays salicor , qui ressem-„ ble au sel en roche , & de laquelle on,, faJt l es verres »,. II fe fabriquoit une sigrande quantité de cq salicor dans le Lan-guedoc , qu’outre la manufacture des glacesde Venise , qui s’en fournìssoit, on en en-yoyoit encore dans d’autres pays de I’Euro-çe. Aujourd’hui cette çulture ne subsiste
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plus, & les directeurs de la manufacture desglaces de S. Gobin en France, tirent uni-quement d’Espagne toute la soude dont ilsont besoin.
Le P. Roger , récollet, dans son voyagede la Terre-sainte, dit qu’à une demi-lieueà l’occident de la mer - Morte en Judée ,toute la contrée est couverte de kali , queles Arbes brûlent, & dont ils portent ven-dre les cendres à Jérusalem & à Hébron, oùil y a une petite verrerie ; on en fait aussidu savon.
Cet ancien usage , qui peut nous induireà penser que l’herbe borith , dont il estparlé dans Jérémie , chap . ij. f. zz , n’estautre chose que le kali qu’on brûle pourfaire la soude & le savon. « Quand vous>, multiplieriez la soude & le savon pour» l’employer à vous laver , & vous net-» toyer ( dit l’éternel ) , vous feriez tou-’’ jours souillés de votre iniquité ».
Ce n’est pas ici le lieu de tâcher de justifiercette traduction; nous renvoyons les curieuxaux auteurs quiont traité desplantesde la bi-ble , & en particulier à tine grande disser-tation de Jean Michel Langius fur cettematière. On y trouvera les diverses inter-prétations que les critiques ont donné auterme hébreu borith , & cette derniere n’estpas une des plus mauvaises. Pour qu’on nela rejette pas du premier abord , il fautajouter que le mot kali est arabe. Scaliger ,dans ses exercitations fur Cardan , écritchali , mais mal, comme Bochard l’a fortbien remarqué. Le terme kali ne signifiepoint la soude , c’est une chose certaine Zpeut être fignifie-t-il des pois chiches rôtis,fris ; du moins il veut dire en propre tojlom tfriclum , frixit. (D. J- )
KALIMBOURG , ( Geog. ) ou plutôtIÍALLUNDBORG , Calumburgum , villade Danemark dans l’iste de Zélande , chef-lieu d’un bailliage considérable. Loris. z 8 -S 6 \ lat. 55. 54.
Ce fut dans le château de cette ville quefinit ses jours Christiern II , roi de Dane-mark , digne d’une fin plus tragique. Onfait, dit M. de Voltaire , quel monstreétoit ce Christiern : un de ses crimes fut lasource de son châtiment, qui lui fit perdretrois royaumes. II emmena par trahison lejeune Gustave Vasa & six otages , qu’il mit