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trois borts , est fort ; il arrête par Pentrela-cement suivi les cordes que la lisseufe a rete-nues avec l’embarbe , voye\ Lire.
Lacs , c Rubannier. ) ce font des ficellesattachées aux marches,& qui de même fontattachées aux lames pour les faire bai/Ter.On peut raccourcir ou allonger les Lies se-lon le besoin, au moyen d’un nœud pratiquécontre la marche ; il est à propos de dire icique dans les ouvrages extrêmement lourds,c’est-à-dire, fur lesquels il y 3. beaucoup decharge, ce qui rend le pas tres-rude a lever,il foudroie que les lacs fussent doubles, armque fi pendant le travail 1 un venoit a caster,l’autre du moins soutienne le fardeau jprécaution d’autant plus nécessaire , qu’onéviteroit par-là des accidens funestes quisouvent estropient les ouvriers.
Lac coulant , ( Chajse. ) ce font desfilets de corde ou de laiton qu’on tend dansles haies, sillons, rigoles ou passages étroits,avec un nœud coulant dans lequel le gibierqui vient à pastèr fe prend.
Lac , ( Pêche.)piege qir’on tend aux oi-seaux de mer. Les pêcheurs du bourg deî’Eguillon , dans le restort de l’amirauté dePoitou ou de Sables-d’Olonne , font la pê-che des oiseaux marins de la maniéré sui-vante. Ils plantent dans les marigots ou pe-tites marres qui restent à la côte de ballemer, deux petits piquets de tamarins dedeux à trois pies de haut, qu’ils enfoncentdans les vases ; il y a une ficelle qui arrêteles piquets par le haut ; au milieu de cetteficelle , pend un lac ou nœud coulant decrin , les oiseaux marins de toute efpece ,qui sentent le flux & reflux, restent commu-nément autour des marres pour s’y nourrirde chevrettes & autres petits poissons dupremier âge que la marée a laides, & fe pren-nent dans les lacs tendus à fleur d’eau juf-qu’a deux , trois , quatre, cinq cens, millepar poche. Les nuits obscures font favora-bles ; on ne réussit point aux clairs de lune.II arrive quelquefois que les oiseaux empor-tent les lacs avec eux. Les pêcheurs ne ra-massent leur prise qu âpres que la marée s’esttout - à - fait retiree. Cette pêche ne com-mence qu’à la touílaints,& finit aux environsdu carnaval.
LACCOS ,****«« ( 4 ntiq ' $ re 9- ) efpece
de creux , de foííe, qtii tenoit lieu d autel
LAC 399
chez les Grecs, quand ils facrifioient auxdieux infernaux. Potter , Archœol. grcec.lib. II, c. ij, tome I, p. z<9~- ( R- J. )
LACÉDÉMONE , ( C-éog. ) voilà cetteville si.célébré de l’ancienne Grece , au Pé-loponèse , située fur la rive droite ou occi-dentale de l’Eurotas. C'est dans cette ville,dit Terpandre , que régné la valeur , mersde la victoire , la musique mâle qui l’infpire,& la justice qui soutient la gloire de fes ar-mes. Quoiqu elle suc quatre fois moins gran-de qu’Athènes , elle l’égaloit en puislànce ,& la surpassait en vertu ; elle demeura sixcens ans fans murailles , & fe crut astèz son-tifieé par le courage de fes habitans. On lanomma d’abord Sparte , & ensuite Lacédé-mone. Homere distingue ces deux noms *par Lacédémone ,ii entend la Laconie ; &par Sparte , il entend la capitale de ce pays-là. Voyeí donc SPARTE , où nous entre-rons dans les détails.
Nous marquerons l’état présent de cetteville au mot, MisiTRA, qui est le nom mo-derne , & nous aurons peut-être bien deschoses à y rapporter.
Consultez , si vous voulez , fur l’ancienétat du pays le mot Laconie, & fur son étatactuel , le mot Maina {Bra\o di ).
Enfin , pour ce qui regarde la républiquede Lacédémone, son gouvernement, fes lois,le caractère, le génie, les mœurs & le méritede fes citoyens , on verra dans l'articlesuivant, combien nous en femmes admira-teurs. (D. J.)
Lacédémone , république de , ( Hifi.de Grece.) république merveilleuse, qui futl’essroi des Perses, la vénération des Grecs,& pour dire quelque chose de plus , devintl’admiration de la postérité, qui portera fagloire dans le monde, aussi loin & aussi long-temps que pourra s’étendre l’amour desgrandes & belles choses.
11 semble que la nature n’ait jamais pro-duit des hommes qu à Lacédémone. Par-tout le reste de f univers , le secours dessciences ou des lumières de la religion, ontcontribué à discerner l’homme de la bête.A Lacédémone on apportoit en naissant, fil’on peut parler ainsi,des semences de l’exac-te droiture & de la véritable intrépidité.On venoit au monde avec un caractère dephilosophie & de citoyen, & le seul air na~