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Tome dix-neuvième.
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44° L A G

LAGLYN ou IOUGHLEN , ( Ge'og. )ville d’Irlande dans la province de Leìnster,au comté de Catherlagh. Long. zç.qç 5lat. 5 z. 40. (D. J-)

§ LAGNI, ( Ge'ogr. ) petite ville de laBrie írançoife , an gouvernement généralde l’ile deí^ance, fur la Marne, à dix lieuesde Paris , & non à six, avec une abbaye lesbénédictins fondée au VII e íìecle par saintFurcy , gentilhomme écossois: Yves, légatdu pape , y tint un concile en 1142 ; Louisle Débonnaire y avoir assemblé Ion parle-ment eh 833. II y a deux foires & des mar-chés considérables. II est dangereux d’y de-mander combien vaut Forge, à moins qu’onn’ait la main dans le sac ; car autrement ontrempe le curieux imprudent dans la bellefontaine qui est au milieu de la place : parceque du temps de la ligue , Lagni fut assié-gée & prise par le maréchal de Lorges quipilla la ville. Charles VII en fìt lever le sié-gé aux Anglois en 14.42.. Henri IV ne futpas si heureux ; car if ne put empêcher leduc de Parme de prendre Lagni , ce quiforça le roi à lever le siégé de Paris en1 59 °-

C’est le berceau de Pierre d’Orgemont,premier président de parlement du Paris &élu chancelier de France en 1373 , par voiede scrutin , en présence de Charles V ; &celui du poète Geoffroy. (C ) Long. zo.zo lat 4§. £ó,

LAGNIEU , ( Ge'og. ) petite ville deFrance dans le Bugey , au diocèse de Lyon,sur le bord du Rhône , avec une église col-légiale érigée en 14/6. Long. zg. zo ; lat.45. 44. ( D. J.)

LAGNUS-SINUS , ( Geog. anc. J gol-phe de la mer Baltique , qui , selon Pline ,touche au pays des Cinabres. Le P.Hardouinprétend que c’est cette efpece de mer quiBaigne le Jutland , le Holstein & le Mech-ìembourg. ( D. J. )

LAGO-NEGRO , ( Ge'og. ) petite villed Italie au royaume de Naples , dans la Ba-silicate, au pié de l’Apennin. Long. g4-$7 ;lat. 4Z. z z. ( D. J. )

LAGOPHTHALMIE ou (EIL DELIEVRE , subst. fém. (Chirurgie. ) mala-die de la paupière supérieure retirée en haut,en sorte que f œil n’en peut être couvert!Ce nom est composé de deux mots grecs

L A G

K#.yà< } lievre , & , ct//, pares

qu'on dit que les lievres dorment les paupiè-res ouvertes.

Les auteurs ont confondu la lagophthal-mie avec l’érailiement, de même que l’ec-tropium qui est à îa paupière inférieure , lamême maladie que la lagophthalmie à 3a su-périeure. Les descriptions qu’on a donnéesde ces maux , de leurs causes , de leurssymptômes & de leurs indications curatives,m’ont paru défectueuses à plusieurs égards.Voye\ EcTROPIUM.

Quand la peau qui forme extérieurementla paupière est retirée par quelque cause quece soir, la membrane intérieure rebroussée»fort saillante , & dans une inversion vérita-ble , fe gonfle communément au point decouvrir entièrement la cornée transparente.On ne,doit pas confondre l’éraillement, quiest îa fuite d’une plaie simple à la commíf-ssire ou au bord des paupières & qui n’a pasJte réunie, avec le boursouflement de lamembrane interne , produit par d’autrescauses.

Ce boursouflementidiopathique qui seraitcausé par une fluxion habituelle d'humeursséreuses , ou par l’ufage indiscret des renie-des émolliens,prescriroit les remedes astrin-gens & fortifians , comme on î’a dit au motEcTROPIUM ; mais ces médicamens pour-raient être fans effet si î’on ne donnoit au-cune attention à la cause. II faut détourneri’humeur par les purgatifs ; faire usage de lap tisane d’esquine ; appliquer des vésicatoiresou faire un cautère , suivant le besoin : sou-vent même , avec toutes ces précautions ,le vice local exige qu’on fasse dégorger lapartie tuméfié au moyen des scarifications 3& le tissu de Ia partie dans les tuméfactionsinvétérées, peut s’être relâché au point qu’iïen faussaire Tamputation.

L’usage des remedes ophthalmiques fortastringensne paraît pas pouvoir être mis au,nombre des causes de la lagophthalmie nide l’ectropium , comme on l’a dit ailleurs.Mais pour ne parler ici que de la paupièresupérieure , les auteurs ont admis quatrecauses principales du raccourcissement decette partie , qui sont : i°- un vlce 6 e con-formation ; 2 °. îa convulsion du muscle rele-veur de cette paupière, &Ja paralysie simul-tanée du muscle orbiculaire qui sert à l’a-

baisser ;