L A G
baisser ; 3 0 . le dessèchement de la pan-'piere ; & 4 0 . des cicatrices qui suivent lesplaies 5 , les ulcérés & les brûlures de cettepartie.
Maître Jean ne diipute point r existencedes trois premieres causes , quoiqu’il ne lesait jamais rencontrées dans la pratique ,■mais il soutient avec raison que l’opérationque quelques praticiens ont proposée contrecette maladie,n’est point admissible. Cetteopération coníifie à faire sur la paupière tu-périeure une incision en forme de croulant,dont les extrémités seroient vers le bord dela paupière. On rempliroit la p.aie de char-pie , & l'on auroit foin d'en entretenir leslevres écartées jusqu'à ce que la cicatrice fûtformée. Maître Jean prouve très - solide-ment que toute cicatrice causant un rétrécis-sement de la peau , & étant toujours beau-coup plus courte que la plaie qui y a dennclieu , l’opération proposée doit rendre ladifformité plus grande,parce que la paupièreen fera nécessairement en peu raccourcie.Inexpérience m’a montré la vérité de cetteassertion. Cette opération a été pratiqueefur un homme qui , à la fuite d’un abcès,avoir la peau de la paupière supérieure rac-courcie la membrane interne étoit un peusaillante & rebroussée. Depuis l’opératicnelle devint fort saillante , & couvrit tout leglobe de P œil : je fus obligé d’en faire l’ex-tirparion ; le malade sentitqu'il avoit la pau-pière beaucoup plus courte qu'avant l’opc-ration qu’on lui avoit faite pour l’allongerJ’ai traité quelque temps après un homme 1d’un phlegmon gangreneux à la paupière su-périeure. Pendant le temps de la suppura-tion , & assez long-temps après la chiite del’escarre , on auroit pu craindre que la pau-pière ne demeurât de beaucoup trop lon-gue ; le dégorgement permit aux parties tu-méfiées de se resserrer au point , que mal-gré toutes mes précautions , le malade mguérit qu avec une lagopkthalmie ; preuvebien certaine de Pinutilité de l’opératiorproposée , & grand argument contre la ré-génération des substances perdues dans lesulcérés. Voye\ Incarnation. La mem-brane interne forma un bourrelet fort lâchefur le "lobe de l'ceil au-dessus de la cornéetransparente. Le seul usage de lotions avecl’eau de plantain a donne A cfitte membrane
TomeXlX>
L A G 44J;
le ressort nécessaire pour ne pas s’éloignerde la peau de la paupière.
Cet état ne doit pas être confondu avecdéraillement causé, comme nous Pavons dit,par la simple solution de continuité quis étend jusqu’au cartilage qui les borde ,comme la fonte de la lèvre dans le bec delievre. Pourquoi donner le nom do mutila-tion a une simple sente ? Le renversementde la paupière , ou J’éraiîlement qui résultede ce qu on a entamé la commissure despaupières dans l’opération de la fistule la-crymale,étant fans déperdition de substancepeut être assez facilement corrigé. On a dità Z’a/ t.ECTROPlUM que la paupière a troppeu d’épaistèur pour pouvoir être retaillée ,unie, consolidée & remise dans l’état qu’elledoit avoir naturellement. La raison montreia possibilité de cette opération , & Inexpé-rience en a prouvé le succès. Le premiertome des mémoires de l’acad. royale deChirurgie , contient une observation de M.Ledran sur un œil draille , dans laquelle ildécrit les procédés qu’il a suivis pour corri-ger efficacement cette difformité. (T)
LAGOS , ( Ge'og.) Lacohrica , ancienneville de Portugal, au royaume d’Algarve ,dans la province de Beyra , & dans Pévêchéde Coimbre, à 10 lieues de la ville de Guar-da, fur une hauteur , entre deux rivières &quelques lacs , d’où lui vient son nom deLagos, Long. 8. 4.0 ; lat. 57. ( f). J. )
LAGONS, ( Géog. ) ville de la petite Po-logne , dans le palatinat de Sendomir.
LAGUE, f. f. ( Marine .) lague d’un vais-seau , c’est l’endroit par où il passe. Venirdans la lague d’un vaisseau , c’est quand onipproche d’un vaisseau , & qu’on s’est miscôté à travers de lui, ou proue à son côtéon revire & on se met à son arriéré , c’ess-à-dire,dans ses eaux & dans son sillage.
LAGUNA San Chb.istoval de la{ Géogr.) ville des Canaries, capitale del’îlede Ténerisse , située en partie fur une mon-tagne , & en partie fur un terrein uni, prèsd’un lac ou étang d’eau douce, qu’on appelleen espagnol laguna ; d’où cette ville a ptÍKson nom. Wafor l’a décrite amplement dansses voyages : il dit qu’à regarder la situationde cette ville , fa vue du côté de Pess, quis’étend jusqu’à la grande Canarie , ses jar*
, dins, la fraîcheur de leurs berceaux, fa belle
lí kk