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Tome dix-neuvième.
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Grecs l’appellerent Panéas , Dìofpolis ,Césarée de Philippe , & enfin Néroniade.Elle eut un évêque suffragant de Tyr , maiselle est détruite depuis long-temps. ( D. /.)

LAISOT, s. m. ( Commerce. ) c’est dansles manufactures en toile de Bretagne, laplus petite laisse que les toiles peuvent avoirselon les réglemens.

LA1SSADE , f. f. ( Marine. ) c’est l’en-droit d’une jutere où la largeur des fondsest diminuée en venant fur l’arriere. La lais-sade est la même chose que la queste depoupe.

LAISSE , s. f. ( Chajse. ) corde dont ontient un chien pour le conduire, ou deuxchiens accouplés.

LAISSE, ( Chapelier. J cordon dont onfait plusieurs tours fur la forme du chapeaupour la tenir en état. II y en a de crin , defoie , d’or & d’argent.

Laisse , ( Chajse. ) Voye\ Laissées.

Laisse, ( Géog. ) rivierede Savoie;ellefort des montagnes des déserts , passe aufauxbourg de Chambery & se jette ; avecl’Orbane dans le lac du Bourjet. (D. J.)

LAISSES de la mer , ( Marine. ) ce sontdes terres de dessus lesquelles la mer s’estretirée. On dit laisse de basse mer pour mar-quer le terrein que la mer découvre lors-qu’elle se retire. & qu’elle est à la fin de sonreflux.

LAISSÉ , s. m. ( Rubanier. ) ce sonttous les points blancs d’un patron qui dési-gnent les hautes-Iisses, c’est-à-dire , les en-droits où il faut palier les trames à côté desbouclettes des hautes-Iisses, & npn dedans.Ainsi on dit, la sixième haute-lisse fait unlaisse- le. En un mo,t, c’est le contraire depris. Voye\ Pris.

LAISSÉE , f. f. {terme de Chajse. ) cesont les fientes des loups & des bêtes noires.

LAISSER, v. aâsGramm. Ù Art me'ch .)cg verbe a un grand nombre d’acceptions dil-ferentes dont voici les principales désignéespar des. exemples : l'accusation calomnieusede cet homme que j’aimois, m’a lalsjé unegrande douleur , malgré le mépris que j’enfais à présent. On a laissé cet argent en dé-pôt. On laisse tout traîner. On laissehomme dans la nasse _& l’on s’cn tire. Onlaisse souvent le droit chemin. Malgré lepeu de vraisemblance, ce fait ne laisse pas

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que d’être vrai. II fau t laisser ì ses enfans unbien dont on n’est que le dépositaire quandon l’a reçu de ses peres. Laisse\- moi parler& vous direz après. II vaut mieux laisseraux pauvres qu’aux églises. Je me fuis laissédire cette nouvelle. Cette comparaisonune idée dégoûtante. Ce vin laisse un mau-vais goût. Je me laisse aller quand je fuislas de résister. Je ne laisse au hasard que lemoins que je peux. 11 y a dans cet auteurplus à prendre qa’à laisser , &c.

Laisser aller son cheval , c’est ne lutrien demander & le laisser marcher à fa fan-taisie , ou bien c’est ne le pas retenir de labride lorsqu’il marche ou qu’il galope ; il si-gnifie encore , lorsqu’un cheval galope , luirendre toute la main & le faire aller de toutesa vitesse. Laisser échapper. [Loyer ECHAP-PER.^ Laisser tomber. V. ToMBER. Laissersouffler son cheval. Voye\ Souffler.

LAIT , s. m. ( Chimie , Dicte & Bot »méd. ) II est inutile de définir le lait par sesqualités extérieures : tout le monde connoîtle lait.

Sa constitution intérieure ou chimiqueía nature n’est pas bien difficile à dévoilernon plus ; certe substance est de l’ordre descorps surcomposés, voye\ Mixtion , &même de ceux dont les principes ne sontunis que par une adhérence très-irnparíàite.

Une altération spontanée & prompte quecette liqueur subit infailliblement lorsqu’oivla laisse à elle-même, c’est-à-dire, sans mé-lange & fans application de chaleur artifi-cielle ; cette altération , dis-je, suffit pourdésunir ces principes & pour les mettre enétat d’être séparés par des moyens simples& méchaniques. Lesopérations les plus com-munes pratiquées dans les laiteries, prouventcette vérité. V>ye% Lait , économie rusti-que.

Les principes du lait ainsi manifestéscomme d’eux-mêmes, font une graisse sub-tile connue sous le nom de beurre , voye\Beurre ; une substance muqueuse appel-le caséeuse du latin caseus , fromage, voy .

Muqueux & Fromage; & une liqueuraqueuse chargée d’une matière saline & mu-queuse. Cette liqueur est connue sous lenom de petìt-lait, & sous le nom vulgairede lait de beurre ; & cette matière saline—muqueuse sous celui àesel ou de sucre de lai u.

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