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Tome dix-neuvième.
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Quelqu’autre quadrupède que ee soit: on élevétrès-bien un jeune loup avec du lait de bre-bis. Rien n’est fi commun que de voir despetits chats tetter des chiennes. On nourrittrès-bien les enfans avec le laitòe vache, dechevre, Ltc. Un observateur très-judicieux,très-philosophe , très-bon citoyen , a mêmeprétendu qu’il réfulterolt un grand bien pourî’espece humaine en général, & un avantagedécidé pour les individus, de l’usage de nour-rir tous les enfans avec le lait des animaux.Voye^ Nourrice.

Cette identité générique ou fondamen-tale , n’empêcbe pas que les laits des diversanimaux ne soient distingues entr’eux pardes qualités spécifiques ; la différence qui lesspécifie principalement & essentiellement ,c’est la diverse proportion des principes ci-dessus mentionnés. Les chimistes médecinsse sontprincipalement attachés à déterminerces proportions dans les especes de lait quiont des usages médicinaux: savoir, le lait defemme, le lait d’âneflse St celui de jument,le lait de vache , celui de chevre & celui debrebis.

Frideric Hoffman a trouvé qu’une livrede médecine ou douze onces de lait de va-che épuisé par l’évaporation de sa partieaqueuse , laistoit une once & cinq gros dematière jaunâtre , concrète , seche & pul-vérulente ; que cette matière lessivée avecseau bouillante, perdoit une dragme &demie. Homberg a d’ailleurs observé dansles mémoires de Vacad. K. des Sc. ami.171 x, que la partie caféeuse & la butireuseétoient contenues à parties à peu-près éga-les dans le lait de vache. Ainfi, supposé queseau employée à lessiver le lait concentré& destéebé, n’en ait emporté que la matièrequi est naturellement dissoute dans le petit-lait, il résultera de ces expériences que lelait de vache examiné par Hoffman , conte-noit environ un seizieme de son poids debeurre, autant de fromage & un soixante-quatrieme de matière , tant saline ou su-crée , qne cafeoso - butyreuse , soluble parseau. FoyqPETiT-LAiT & Sucre de

LAIT. , .

Les mêmes expériences tentées par Hof-fman & par Homberg fur le lait de chevre,ont indiqué que la proportion des principesétoitlamême dans ce/íiif- ^-st ue la quantité

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de matière concrescible prise en somme ,étoit seulement moindre d’us vingt-fixieme.

Hoffman a tiré , par la même voie , dedouze onces de lait d’âneste , une once derésidu sec , pulvérulent & blanc , qui ayantété lessivé avec de seau bouillante, a perduenviron sept gros. Homberg prétend que lelait d’ânesse contient trois ou quatre foisplus de fromage que de crème , ou de subs-tance dans laquelle le beurre domine. Ainsila partie soluble dans seau , ou le sucre delait un peu barbouillé de fromage & debeurre, domine dans le lait d’âneíîe , y estcontenue â la quantité d’environ un quin-zième ou un seizième du poids total ; lebeurre fait tout au plus le rrois-centieme dutout, & le fromage le centieme.

Le lait de somme a donné à Hoffman unrésidu blanchâtre , presqu’égal en quantité àcelui du lait d’ânesse, mais qui ne contenoitpas tant de matière soluble par seau , &.seulement six gros fur neuf ou les deuxtiers.

Les expériences que nous venons de rap-porter ont été faites avec beaucoup de né-gligence & d’inexactitude ; i’énoncé de cel-les d’Homberg , est on ne peut pas plus va-gue ; & Hoffman a manqué, i°. à employer:e bain-marie pour dessécher la substancefixe ou concrescible du lait : or, is est pres-que impossible de dessécher cette matièreparfaitement au feu nud , sans la brûler 011du moins la rissoler tant soit peu,. ce qui est:le défaut contraire au dessèchement impar-fait. Secondement, il n’a point distinguédans la partie insoluble de son résidu , lebeurre du fromage , ni dans la matière enle-vée par les lessives, le sel ou sucre du laitd’un fromage subtil, uni à un peu de beurreque seau entraîne avec ce sel, qui fourniela matière de la recuite, & qui est cellequ’on se propose d'enlever par la clarifica-tion du petit-Azsr, & par la lotion du sel ousucre de lait. Foyq ci-dejsous Petit-^ SUCRE de lait. Cet examenbien sait se roi t donc encore un travail toucneuf, & certainement, indépendamment'des diftérences qa’on doit se promettre dansles résultats d’une analyse exacte-, on entrouveroit beaucoup qui séroient nécessai-rement dépendantes de sage, cfu tempéra*

* Ment, de la santé des divers animaux 3, &Q o o z