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efficace que sart fournisse contre les récidives.On ne craint pas tant non plus aujourd’hui lafìevre íur-tout la fievre lente ou hectique ,ìors même qu’elle redouble par accès vifs ,íoit réguliers , soit irréguliers : ce symptômen’empêche point de donner le lait lorfqu’onle croit indiqué d’ailieurs ; & il est vraisem-blable que fi le lait réussit peu dans ces cas,comme il faut en convenir, c’est moins parcequ’il fait un mal direct , qu'il nuit en esset,que parce qu’il est simplement inefficace ,c’est-à-dire , qu’une telle maladie est tropgrave pour que le lait puiste la guérir , &même en retarder les progrès. Ce qui paroitdrabîir ce sentiment, c’est que si l’on ob-serve que le lait donné avec la sievre dansune pulmonie au dernier degré , par exem-ple, ne rcuffistè point, c’est-à-dire, qu’ilaugmente quelques symptômes, & qu’il pro-duise divers accidens, tels que des aigreurs,des pesanteurs d’estomac , des ventosités ,des dévoiemens, des sueurs, &c. & qu’oníe détermine à en supprimer l’usage , tousces effets cessent , il est vrai, mais le ma-lade n’en est pas mieux ; la maladie fait sesprogrès ordinaires, & il n’est décidé par au-cune observation si ces effets du lait , quiparoistènt funestes au premier aspect 7 hâ-toient réellement, ou si au contraire, ils nesuspendoient pas ses progrès.
Enfin, plusieurs médecins pensent quece pourroit bien n’être qu’un préjugé que deredouter sillage du lait dans les maladiesaiguës. L’usage du posset simple ou du tho-gala , c’est-à-dire , du mélange de la biereHc du lait , pour boiíïòn ordinaire dans lesmaladies aiguës , est connu en Angleterre.Sydenham ne désapprouve point qu’on nour-riííb les malades attaqués de la petite véroleavec du lait dans lequel on aura écrasé despommes cuites. Je connois un célébré pra-ticien qui n’hésite point à donner du laitdans les fluxions de poitrine. II est observéque Y hydre pale ou le lait mêlé avec l’eau ,est une boistòn tres-saîutaire dans les mala-dies dysentériques.
Secondement, quant â I’extension de^'application du lait 11 plusieurs nouveauxusages, la doctrine clinique ssost considéra-blement accrue a oet égard. D abord , elleprescrit l’usage du lait dans tous les cas desimple menace des maladies contre lesquelles
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Hipocrate ne Pordonne que lorsqu’ellesfont confirmées & même parvenues il leurdegré extrême, p rat te r rationem extenuatis.Par exemple, les modernes emploient le laitcontre les hcemophtysies, les toux mêmesimples , la goutte , les rhumatismes , lesdartres & autres maladies de la peau, commele principal remede des fleurs blanches ,dans le traitement de la maladie vénérienne,dans la petire vérole , dans quelques casd’hydropisies, &c. ( Voyei ces articles par-ticuliers J , fans parler de plusieurs usagesextérieurs dont il fera question dans la fuitede cet article. Jean Coítaus a écrit un traitéentier de la médecine aisée, defacili medi -cinâ ; & son secret, son moyen de rendrela médecine aisée , c’est d’employer le lait ycomme remede universel. Wepfer, méde-cin suisse , auteur de très-grande considéra-tion , parle du lait comme d’une substancequi renferme en soi quelque chose de divin.,Cheyne, célébré auteur anglois, a proposedepuis peu d’anne'es, pour le bien de l’hu-manité , avec tout l’enthousiasme que cettevue sublime est capable d’inspirer , & avectoute la bonne-foi &la constance de la con-viction , a proposé , dis-je , de réduire tousles hommes , lorsqu’ils ont atteint un cer-tain âge , à la diete laclée , ou à un régimedont le lait fait la base. La doctrine des éco-les & le penchant des médecins théoriciensou raisonneurs , font assez généralement enfaveur du lait.
Iroisiémement, pour ce qui regarde lesentiment des médecins modernes qui ontcombattu les vertus les plus célébrées dulait , nous observerons d’abord que leur avisdevroit être d’un grand poids, qu’il rnérite-roit au moins d’être discuté avec la plusgrande circonspection, quand même ces au-teurs n’auroient d’autre mérite que d’avoirosé douter sur un objet grave, des opinionsreçues à peu-près fans contradiction,: caren général, & plus encore en médecinequ’ailleurs, les opinions anciennes & noncontredites doivent être très-suspectes ausage. Mais ces auteurs ont outre le mérited’un louable scepticisme , celui d’avoir ap-puyé leur sentiment de bonnes observations.Bennet, célébré médecin anglois, inter-dit le lait aux vrais phtysiques , dans sontraité vraiment original, intitulé Theatrum