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Tome dix-neuvième.
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on lui donne auísi du grain , sur - torft del’orge. On doit encore la bien étriller plu-sieurs fois par jour, lui fournir de la bonnelitière, &c.

3°. Du lait de femme,ou des usages médi-cinaux du lait de femme. Le lait de femmepeut être considéré médicinalement fousdeux aspects ; ou comme fournissant la nour-riture ordinaire , propre , naturelle des en-fans, ou comme un aliment médicamenteuxordonné aux adultes dans certains cas. Nousne le considérerons ici que fous le dernieraspect. Quant au premier , voy. Enfant &Nourrice.

Le lait de femme, considéré comme reme-de, a été célébré , dès Penfance de l’art,comme le premier de tous les laits , princi-palement dans les marasmes, in tabidis ,celui qui étoit le plus salutaire , le plus ap-proprié à la nature de fhomme. Les livres,les théories, tirent un merveilleux parti decette considération. Quoique les raison ns-mens nel'e soient pas dissimulés cette obser-vation défavorable ; savoir, que ce lait pro-venant d’un animal carnivore , est plus sujetà rancir que celui des animaux qui se nour-rissent uniquement de végétaux. Mais la pra-tique , l’expérience le mettent au dernierrang au contraire, ne fût-ce que parce qu’ilest le moins usité, & que le plus grand nom-bre de médecins ne Pont point eilàyé. Bail-leurs le raisonnement a dit encore que poml’appliquer convenablement & avec espoirde succès, il falloir ne le donner qu’à des su-jets qui approchassent beaucoup de la naturedes enfans, & qui vécussent comme lesenfans , non - feulement quant à F exer-cice, auxmouvemensdu corps, mais encorequant aux passions , aux affections de l’ame.Or, il est très-rare de rencontrer ces condi-tions chez des adultes.

Quant à la circonstance de faire teter lemalade , & de lui faire ainsi avaler unlait animé d’un prétendu esprit vivifiant,que Galien îui-même a célébré , outre queíe malade pourroit aussi bien teter une va-che ou une ânesse qu’nne femme ; d’ailleursFesprit du lait & sa dissipation par la moin-dre communication avec Pair , ne sont cer-tainement pas des choses démontrées. Aureste , c’est cependant là un rernede & uriemaniéré de Fadminiíìrer qu'i.1 paroît fortutile de tenter.

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Nous ne pensons certainement pas aussiavantageusement de la méthode de fairecoucher de jeunes hommes absolument ex-ténués réduits au dernier degré d’étisie, tabeconfumptis, avec des jeunes nourrices , jo-lies , fraîches , proprettes, asin que le pau-vre moribond puisse teter à son aise, tantque la nourrice y peut fournir. Forestiusétale en vain Inobservation fameufed’un jeunehomme arraché des bras de la mort par cesingulier rernede ; & plus vainement encore,à mon avis, un très-célebre auteur moderneprétend - il qu’une émanation très - subtilequi s’échappe du corps jeune & vigoureuxde la nourrice , venant à s’insinuer dans lecorps très-foible du malade Çfubtilijfmaexhalantia è valido juvenili corpore inft-nuata debilijjimis , &c. ) doit le ranimertrès-eísicacement. L’exempîe de David ,dont on réchauffent la vieillesse par ce mo-yen , que cet écrivain allègue , ne conclutrien en faveur de son opinion ; car , i°. iln’est pas rapporté que certe pratique ait étésuivie de quelque succès. 2 °. Quand bienméme ce seroit là une bonne recette contreles glaces de Fextrême vieillesse, il paroîtque la maniéré d’opérer de ce secours se roi çfort mal estimée par Pinsinuation des tenuis-Jìma exhalantia è valida juvenili corpore ,ui ejsíxtumsenile , &c. Ií nous paroît doncévident surtout ceci, d’abord que les ternis/^sima exhalentia , c’est-à-dire, la transpira-tion, ne fait absolument rien ici. En secondheu , que si des jeunes gens réduits au der-nier degré de marasme pouvoient en êtreretires en couchant habituellement avec desjeunes & belles nourrices , cette révolutionsalutaire seroit vraisemblablement due ( fiP usage du lait de femme ne Fopéroit pastoute entiere) à Fappétit vénérien constam-ment excité & jamais éteint par la jouissancequi agiroit comme un puiííànt cordial, oucomme un irritant extérieur , les vésicatoi—resou la flagellation. Enfin , que quand mê-me îa religion permettroit d’avoir recoursà un pareil moyen , ce seroit toujours uneressource très-équivoque, parce. que l’elpecede sitvre , d’ardeur , de convulsion conti-nuelle dans laquelle je suppose mon malade,état dont il est en effet très-susceptible , &méme éminemment susceptible, selon uneobservation très-connue ; que cet état, dis-