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Tome dix-neuvième.
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íîx pies au-dessus de la surface du terrein.Elle étoit garnie au centre d’une manivellequi faísoic mouvoir des balanciers de renvoi,à l’extrémité desquels étoient les pompesétablies dans le bure. C’étoit la machine deMarly simplifiée : des courans dirigés fur sesaubes la mettoient en mouvement, on mé-nageoitl’eau par des beuses,comme on le pra-tique dans les grosses forges. F'oyq cet ar-ticle. On avoir encore conduit à mi-roue ,par d’autres beuses souterraines, les eauxélevées de la mine. On avoir trouve'par cemoyen si art de multiplier les forces dont ona besoin pour accélérer le mouvement deces grandes machines.

L’obfervateur qui jettera un œil attentiffur une mine en exploitation , verra des ro-chers coupés d’un côté , des mines travail-lées,des déblais; del’autre, des remblais desmines où l’on travaille , des caves ou minessubmergées, plusieurs galeries élevées lesunes fur les autres, rarement dans un mémeplan , dessables Sc autres substances fossiles.

Le terrein produit à fa surface toutes sor-tes degrains les environs des mines dont ils’agit ici , font couverts de genievre ; leseaux de lamine n’ont aucun goût dominant;elles font légeres ; le maître fondeur don-ne au propriétaire du fol tant par poids demine exploitée. Lorsque nous y étions , leprix convenu étoit de cinquante-six fols dechange,ou de 5 !iv. 3 f. 4 d. argent de Fran-ce pour 15000 pesant de calamine ; aupara-vant on donnoit la dixieme charretée.

La calamine est dans ces mines très-po-reufe; calcinée ou non calcinée, faction del’air f altéré. Si on la tire d’un magasin sec& qu’on l’expofe dehors, elle augmente con-sidérablement de poids : fa couleur est d’unjaune pâle en tirant quelquefois fur le rouge& le blanc ; elle est souvent mêlée de minede plomb. 11 y a des mines qui font d’autantmeilleures, que les filons s’enfoncent da-vantage. Cette îoi n’est pas applicable à lacalamine : celle qnel’on tire à 8 ou 10 toi-ses est missi parfaite que celle qu’on va cher-cher à 4$ 01150. La calamine calcinée en de-vient plus légere ; cette opération lui donneaussi un degré de blancheur ; cependant lefeu lui laisse des mouches ou taches noires.

Se fl. IL De h calcination.de la calami-ne. Pour calciner la calamine , on en faitTome XIXi

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une pyramide ; fa base est partagée en qua-tre ouvertures d’un pré ou environ de lar-geur ; ces ouvertures vont aboutir à unecheminée ménagée au centre. Cette che-minée régné tout le long de saxe de lapyramide, & va fe terminer à fa pointe ; labase a 10 à 12 pies de diamètre ; elle est for-mée de bois à brûler posés fur une couche depaille & de méme bois. C’est avec le grosbois eleve a dix-hui t pouces que l’on formeles ouvertures & les íondemens de la che-minée. On arrose la derniere couche avecdu charbon de bois , & l’on place dans lacheminée deux fagots debout.

On forme un litde calamine de sept à huitpouces d’épaisseur ; fur ce lit , on en form.eun de charbon de bois, mais beaucoup moinsépais ; il ne faut pas qn’il couvre entière-ment la surface du lit de la calamine. Surce lit de charbon , on en étend un secondde calamine, tout semblable au premier; surcelui-ci, un lit de charbon & ainsi de suite,jusqu’à ce que le volume que l’on veut cal-ciner soit épuisé. II faut observer de ména-ger à travers ces lits l'ouverture de la che-minée. On calcine communément quatorzeà quinze cents pesant de calamine à-la-fois ;on y emploie quatre cordes & demie debois , & à peu-près une bonne de charbonou une voiture de 23 vaux ou 18 queues, àdeux mannes la queue ; ou , pour parlerplus exactement, le charbon d’environ sixcordes de bois.

La pyramide étant formée , on y met lefeu ; il faut veiller à fa conduite : le feu troppoussé, brûle la calamine ou la calciné trop;pas assez poussé , elle demeure fous formede minerai. C’est l’habitude d’un travailjournalier qui apprend à l’ouvrier à connoî-tre le vrai point de la calcination. On retireles premiers lits à mesure que le procédés’avance ; ils ont souffert depuis huit jusqu’àdouze heures de feu.

Lorsque la calamine est calcinée & re-; sroidie , on la nettoys , c'est-à-dire, qu’onen sépare les pierres & autres substancesétrangères; on la porte dans un magasin biensec d’où on la tire ensuite pour l’écraser &la réduire en poudre.

On mêle la calamine de la montagne deLembourg avec celle deNamur; lapremierei’achete toute- calcinée & nettoyée ; elle est

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