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appelle bocard , afin d’en tirer le fer qu’ilsont charié avec eux. Dicl. de Trév. deCharniers , &c. Voye\ Varticle FoRGE.{D. J.)
LAITIERE , f. f. ( Econom. rustiq. )femme qui vend du laitage. II se dit de la va-che qui donne beaucoup de lait, & même dela femme qui est bonne nourrice.
* LAITON , s. m. ( Métallurgie. J lelaiton est un alliage d’une certaine quantitéde pierre calaminaire , de cuivre de rosette& de vieux cuivre ou mitraille. Voye\ lesarticles CALAMINE , CUIVRE & AL-LIAGE.
Nous allons expliquer la maniéré dont onprocede à cet alliage : pour cet effet nousdiviserons cet article en quatre sections.Dans la premiere , nous parlerons de l'ex-ploitation de la calamine. Dans la seconde ,de la préparation & de l’emploi de cettesubstance. Dans la troisième, de la fonderie.Dans la quatrième, des batteries & de latrifiîerie.
Nous ignorons si ces travaux s’exécutentpar-tout de la même maniéré. On peut con-sulter là-desius Fouvrage de Schwenden-borg qui a écrit très au long fur le cuivre.Nous nous contenterons de détailler ce quiconcerne la calamine, d’après les manœu-vres en usage dans la montagne de Lem-bourg ; & ce qui concerne les procédés furle laiton , d’après les usines & les fonderiesde Namur.
Setl. I. De Vexploitation de la calamine.On trouve de la pierre calaminaire à troislieues de Namur; à une demi-lieue de laMeuse , sur la rive gauche aux environs despetits villages deLandeftne, Vilaine & Hai-monet , tous les trois de la même juridic-tion. Haimonet situé fur une hauteur en four-nit à une profondeur médiocre; on n’y em-ploie par conséquent aucune machine à épui-ser ; elle n’est point inférieure en qualité àcelle des autres villages ; la mine en est feu-lement moins abondante. II en est de mímede celle de ferme au Griffe, lieu situé furune autre montagne, à la rive droite de laMeuse.
L’exploitation de la calamine ne différépas de celle du charbon-de-terre. Voye 3CharBon-de-terre. Elle se fait pardes puits qu’on appelle bures \ les biíres ont
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d’ouverture depuis douze jusqu’à seize piésen quarté ; on soutient les terres par des as-semblages de charpente, & l’on descendjusqu’à ce qu’on rencontre une bonne veine.Là , à mesure que l’on enleve le minerai, onpratique des galeries fous lesquelles on tra-vaille en sûreté par le foin qu’on a de soute-nir les terres avec des chaíîìs. A mesure qu’onexploite , on rejette les déblais de la galeried’où l’on tire , dans les galeries d’où l’onn’a plus rien à tirer ; observant d’en-lever les châssis à mesure qu’on fait le rem-blai. Voyez les articles CHASSIS , Dé-blai , Remblai & Bures.
On commence ordinairementl’ouvertured’une mine par deux bures. L’un sert à ré-tablissement des pompes à épuisement ; onle tient toujours plus profond que l'autre quisert à tirer & à monter le minerai. On enpratique encore de voisins qui fervent àdonner de l’aír lorsque les galeries s’éloignenttrop du grand bure. On appelle ceux-ci bu-res d’airage : quelquefois on partage la pro-fondeur du grand bure en deux espaces ;dans l’un , on établit les pompes ; c’est parF autre qu’on monte & descend ; alorsles bures d’airage font indispensables ;presque tous les grands bures de la ca-lamine font dans ce dernier cas. Lors-que les eaux abondent & menacent ouincommodent les ouvriers, on approfonditle bure & l’on y pratique un canal que lesgens du pays appellent une arène. L’arènepart du grand bure, & se conduit en remon-tant jusqu’à la rencontre de la galerie qu’ortveut dessécher. II y a dans les galeries, qu’onappelle aussi charges , d’autres conduits parlesquels les eaux vont se perdre on nommeces conduits e'gouttoirs ou égougeoirs.
Lorsque nous écrivions ce mémoire , legrand bure avoit en profondeur 43 toises dnpays, ou trente-neuf toises un pouce six li-gnes de France ; il y avoit plusieurs buresd’airage , une plombière ou fosse d’où l’onexploitoit du plomb ,• cette fosse étoit pous-sée à trente-cinq toises. Le bure de la cala-mine & la plombière avoient chacun leursmachines à épuisement; ces machines étoientcomposées l’une& F autre d’une grande rouede 45 piés de diamètre ; cette roue étoitenterrée de 19 piés & contenue entre-deuxmurs de maçonnerie qui la soutenoient à