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Tome dix-neuvième.
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Le pìé quatre de roi en table, peFe dovizôlivres & quelquefois douze livres & demie,lorsque les pierres ont des fentes, que f en-duit d’argille fléchit, & que la table vient«Fépaislèur inégale.

Les intervalles des mesures des baguet-tes , font sous-drvisés en petites portées quidonnent la gradation des fourrures. L expli-querai à l’article des batteries ce que c’eífqu’une fourrure.

II faut se rappelles que j’ai dit que lescrasses qui provenoient des creusets conte-noient beaucoup de cuivre ; qu’il s’enrépandait en transvasant ,• qu’on en retrou-vait dans les cendres & poussières qu’onjette dans les fosses pratiquées au - devantdes fourneaux , qu’on ne vuidoit ces sosiesqu’à moitié que ce qui restoit fervoit àasseoir le creuset qui l’étoit d’autant mieux,que la maniéré eft molle & continuellementchaude , & maintient le creuset ferme sursa base & dans un état de chaleur.

Pour retirer de là le cuivre, on commen-ce par mouiller les tas on en emplit deuxmannes qu’on jette dans une grande cuve àdemi - pleine d’eau : on remue îe tout avecune pelle ou loucher ; on laisse reposer uninstant, puis on prend une espece de poêlepercée de trous qui ont quatre à cinq lignesde diamètre ; on s’en sert pour retenir tou-tes les grosses ordures qui nagent, tandisque le cuivre pesant tombe au fond. Celafait, on ajoute deux autres mannes de cen-dres , & l’on réitéré la même manœuvre ;on enleve auíîl avec les grosses ordures lesgrosses crasses : ensuite on incline îe envierau-dessus d’un réservoir fait exprès, & l’on

? ' verse la premiereeau bourbeuse : on passea matière restante par un crible à fit de lai-ton,dont les ouvertures sont de deux lignes& demie ; il retient des grostès craííès , lereste tombe dans la cuve.

Ce n’eft pas tout : on recharge Ie criblede matière , & le trempant dans la cuve &Sc remuant a pluíìeurs reprises , les ordurespassent dans Peau. On change de tamis,on en prend un plus fin ; on opéré avecle second tamis comme avec Ie pre-mier , avec un troisième comme avec lesecond, & ainsi de suite , jusqu’à ce qu’onsoit parvenu à retenir pures les parties cras-seuses; c’eft-U ce qu’op appelle lVce, C’est

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dans cet arco que l’on choisit les dragéesqui serviront à aiguiser les pierres des mou-es, ou à remplacer une portion de mitrailledans la fonte des tables.

SeítionIV. Des usines. Une usine estcomposée de différentes machines qui fer-vent à travailler le cuivre après qu’il a étécoulé en table. 11 y en a de deux fortes , lesunes sont un assemblage de marteaux pourformer toutes sortes d’ouvrages plats ,comme tables de cuivre de toute épaisseur,toutes fortes d’ouvrages concaves , commechaudières , chauderons, &c. les autres Ion gdes tristeries ou machines à mettre le laitonen fil. Les premieres s’appellent des bat*teries.

Des batteries. Pour établir une batterie ,il faut avoir un courant d’eau qui fournisseun pié cube, & dont la chute soit d’environdouze à treize pies. Avec cela on fera tour-ner quatre roues, dont deux serviront auxmartinets, îa troisième à une meule , & la-quatrième à une tristerie. II faut être àportée de fourrages pour les chevaux qu’onemploiera aux charrois des bois & des cui-vres. Cette situation trouvée , il faut cons-truire un grand bassin de retenue, semblableà ceux des moulins ordinaires , mais beau-coup plus étendu. Outre ce réservoir, ilfaut une seconde écluse de décharge , & unroulis pour le dégorgement dans les crues.

La muraille du réservoir tient au bâti-ment de l’usine, & un second mur parallèleau premier, forme l’enceinte où l’on placela roue. A l’endroit du mur qui sourienttoute la hauteur de l’eau , on établit uneécluse qui distribue l’eau dans une beuse quifait tourner la roue. En un autre endroit onétablit encore une beuse qui traverse le mus& porte l’eau fur une seconde roue ; cettebeuse est faite de madriers de chêne bienassemblés ; elle est couverte jusqu’au lieu onil y a une écluse semblable à la premiere ,que Ie maître usinier peut gouverner aumoyen d’un levier dont la suspension est enquelque point de l’épaisseur de !a muraillequ’il traverse ; son bout fait en fourchette ,tient à la tige de la vanne , & son autre ex-trémité est tirée ou poussée de bas en hautpar une gaule attachée en cet endroit pardeux chaînons. Une troisième beuse, mais.jjv^ucoup plus petite les premieres y