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fait tourner une troisième roue , à Parbrede laquelle rient une meule qui sert à raccom-moder les marteaux & enclumes. Une qua-trième beuse met en mouvement la roue dela triflerie , située dans le même bâtiment,à l’extrémité. , ,
On pratique une voûte par ou 1 eau detoutes les beuscs s’écotile & va rejoindre leruisseau.
II faut observer que les mantonnets soientdistribués à ne pas élever à la fois les troismarteaux j ce qui empîoieroit une force im-mense en pure perte. II faut que quand undes marteaux frappe , l’autre échappe & quele troisième s’éleve. Pour cet effet on divi-sera la circonférence de l’arbre en autant departies égales qu’il doit y avoir de manton-nets dans toutes les rangéesiainfi,dans ce cas,en trente-six parties; & l’on placera les man-tonnets de la seconde rangée de maniéré qu’ilsrépondent aux vuides de la premiere, &les mantonnets de la troisième de maniéréqu’ils répondent aux vuides de la seconde.
II saut construire un fourneau ; c’est làqu’on recuit le cuivre à mesure qu’on lebat.
Les tourillons des arbres font portés pardes coussinets qui ne font qu’à quinze poucesd’élévation au-deísiis du niveau de l’usine ,qui est élevée de six à sept pies au-dessus duterrein.
Ce sont des coffres qui s’appellent beuse ,qui portent l’eau fur les aubes des roues. Onlâche l’eau par des vannes, & les vannes fonttoujours proportionnées dans leurs levées àla quantité de marteaux qu’on fait travailler.Si l’on n’a à mouvoir que deux marteauxd’un poids médiocre , l’ouverture de l’éclusene sera que de deux pouces six lignes. Si Tona à mouvoir à la fois trois des plus grosmarteaux , la levée de la vanne fera de qua-tre pouces six lignes. II y a un chauderonpercé de deux ou trois trous, suspendu au-dessus des tourillons de l’arbre qu’il arrosede gouttes d’eau qui le rasraichistent : cetteprécaution est inutile du côte des roues; ellessont toujours mouillées & leurs tourillons
aussi.
Le mantonnet en frappant la queue dumarteau, la chasse devant lui, en forte qu’ilsse séparent immédiatement âpres le choc ;ainsi elle va oorter avec force sur la piece
Tome XIX.
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plate qui la renvoie avec la même force.
Lorsque l’ouvrier veut arrêter son mar-teau , il a un bâton qu’il place sous le man-che quand il s’éleve alors le collier portefur la plaque,& le mantonnet n’engrene plus.
La queue du marteau est couverte d’uneplaque recourbée , en s’arrondissant vers lemantonnet; l’autre extrémité assujettie des-sous le collier, est percée de deux trous dansleíquels on met des clous qui entrent dansune elpece de coin chaíîe avec force entrela queue de cette plaque & l e manche dumarteau. On fait entrer ce manche dans uncollier ovale, où il est fixé par d’autres coins& castes de bois. Les tourillons de ce collierovale portent dans deux madriers verticaux,garnis à cet endroit d’une bande de fer per-cée à cet effet : ces madriers, qui ont quatrepouces six lignes d’équarristàge , se placentdans une entaille pratiquée au montant.Comme ils font plus courts que Pentaille ,on les resserre par des morceaux de bois oudes coins. Aussi l’on peut démancher lesmarteaux quand on le juge à propos.
Les montans dans l’intervalle defquelsles marteaux se meuvent, ont deux poucesd’équarrissage ; ils font assujettis par lechapeau en haut, à fleur de terre , par latraverse qui porte la piece plate , & dans laterre par une troisième piece. 11 est inutilede parler de ses appuis & de la maçonneriesolide qu’il faut pour fondement à un châssisaussi fort & qui fatigue autant. V. li-dessusPart. GroJJes Forges.
L extrémité des manches de* marteauxest en tenon d’tine grandeur convenable.
11 y a deux sortes de marteaux. Des mar-teaux à bassin qui ne servent qu’à abattreles plates-, c’est ainsi qu’on appelle les tablesdestinées à faire le fil de laiton ; le plus pe-tit pese 20 livres, & le plus gros 50. Entreces deux limites, il y en a du poids de 2->24 , 26,28 livres ; ils ont tous la mêmefigure. La pointe de quelques-uns a quatreponces de large. II sert a battre les lames quise couperont par filets pour faire lesil delaiton. Des marteaux qui ont assez la figured’un bec de bécasse , & qu’on appelle mar-teaux à c u t’de te ; on bat avec ceux-ci lesouvrages concaves. Le plus petit estdu poidsde vingt-uue livres ; le pins gros du poidsde trente-une il y en a d’autres incermé-S s s