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avec cette pointe les bords du trou , ontrace fa figure fur la piece. A cette figure ,on en circonicrit fur la piece une pareille ,qui l’excede d’environ deux lignes. On coupela piece fur ce second trait ; on la dentellefur toute fa circonférence , & les dents at-teignent le premier trait. On replie ces dent;alternativement & en sens contraire. Onapplique ainsi la piece au trou ; on rabat ledents qui serrent les bords du trou en deííù:& en dessous ; on rebat fur l’enclume, 6l’on soude le tout ensemble. _ .
La soudure se fait d’une demi-livred etanfin d’Angleterre , de 30 livres de vieux cui-vre & de 7 livres de zinc ; on fait fondre lemélange. Après la fusion , on le coule parpetites portions dans un vaisseau plein d’eau,qu’on remue afin d’occafionner la division.Cela fait, on retire la soudure de l’eau , &on la pulvérise en la battant dans des mor-tiers de fer. On la passe pulvérisée par depetits cribles, qui en déterminent la finesse.II en faut de différentes grosseurs, selonles différentes épaisseurs des ouvrages àsouder.
Pour faire tenir la soudure fur les dent;de la piece à souder , on en fait une pâteavec de l’eau commune , & partie égale dtborax ; on en forme une traînée fur la den-telure ; on biffe sécher la traînée ; puis onpasse la piece au feu , où on la laisse jusqu’àce qne l’endroît à reboucher ait rougi.
Mais comme la couleur de la soudure dií-fere de celle du cuivre, pour l’empêcher deparoître , on a une eau rousse épaisse , faitede terre de potier & de soufre , détrempé;avec de la biere , qu’on applique sur la sou-dure ; ensuite on remet au feu , qui rend autout une couleur si égale , qu’il faut être dumétier pour découvrir ce défaut, sur-tout3près que l’ouvrage a été frotté avec desbouchons d’étolFe imbibés d’eau &■ de pous-sière ramaííee sor le plancher même de l’at-telier. D’aifieurs, soit par économie , soitpar propreté , soit pour pallier les défauts,après qu’on a battu les pieces , on les passeau tour.
Ce tour n’a rien de particulier , c’est ce-lui des potiers d’étain. Deux poupées con-tiennentun arbre garni d’un rouet depoulie.sor laquelle passe une corde fans fin , qui vas’envelopper aussi fur une grande roue , qui
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se meut par une manivelle. Le bout de i’ar-bre qui tient à la poupée est en pointe; l’au-tre bout porte un plateau rond & un peu .concave , fur lequel on fixe le fond cîu chau-de ton par une piece destinée à cet usage ,dont la grande barre est concave.
Les chauderons ou autres ouvrages nenanquent jamais par les soudures : les pieces1 y ferment de tort qu’en cas qii’on voulûtles remarteler , alors la piece se fépare-roit.
Voici comment on donne le dernier poliaux ouvrages de cuivre. Après avoir passéles ouvrages à polir par les marteaux de boisfur les enclumes de fer à l’ordinaire , de.maniéré qu’il n’y reste aucune n ace gros-sière , on les met à tremper dans la lie devm ou de biere , pour les dépouiller du.noir qu’ils ont. Eclaircis par ce moyen ,,on les frotte avec le tripoli , puis avec lacraie & le soufre réduit en poudre , &son finit avec la cendre des os de mouton*.L’outil dont on se sert est une lissoire defer , quson promeue fur toutesies mouluresk autres endroits.
Lorfqu’on a martelé & allongé une platede cuivre en lame de 10 à r2 pies de Ion-,gueur , fur quatre pouces de largeur , &un tiers ou quart de ligne d’épaiííeur , onla coupe en filet pour faire le fi! de laiton ..Pour cet effet on fe sort d’une cisaille affer-mie dans un foc profondément enfoncé enterre. Cet outil nedisteredes essai iles ordi-naires , qu’en ce qu’íl a à l’exrrêmité de laaranche fixée dans le foc, une pointe recour-bée qui dépasse les tranchans , & qui s’élevede 3 a 4 lignes au-deíîùs de la tête de lacisaille. Cette pointe a une tige qu-i traversecoure répaiffeur de la tête ; & comme ellepeut s’en approcher on s’en éloigner , e jj edétermine la dimension du fil q Ue }> oncoupe.
Pour couper la bande de cuivre , l’ou-vrier la jette dans la beuss ; car c’est ainsiqu on appelle 1 espece tíe boite verticaleqiû embrasse la bande , la contient & ladirige. L’ouvrier dre la bande à lui , j’en-gagedans lestranchansde la cisaille , pousseune de ses branches du genou-, & coupe.La branche qu’il pousse du genou est garnied’un couffin. A mesure qu’il fait des filets ,d les met en rouleau.
Sus 2