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Tome dix-neuvième.
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diaires: ceux de cette espece, dont la pointeest arrondie, servent aux petits ouvrages de

concaves. f

II y a aussi deux fortes d enclumes ; lesunes arrondies par un bout, pour les plates;les autres quarrées , oblongues & plates ,pour les concaves.

Ces enclumes font fixées dans un enfon-cement.pratiqué au tronc d’arbre qui lessupporte, avec des morceaux de bois resser-rés par des coins.

Comme les ouvrages plats ont été coupés,' de maniéré que, pôles les uns fur les autres ,ils forment une pyramide , & qu’ils fe bat-tent tous les uns autant que les autres ; aprèsavoir pâlie fous le marteau , ils ont pris unaccroissement proportionné , & leurs surfa-ces fe surpassent après le travail de la mêmequantité dont elles fe furpaíloient aupara-vant. ,

Quand les plaques ou pieces plates ont etemartelées deux fois, comme j’ai dit, on lesrecuit, en les rangeant íur la grille du four-neau , où l’on a allumé un feu clair qui dureordinairement une heure & demie. Lorsquele cuivre est rouge, on laisse éteindre le Lu ,

6 l’on ne touche point aux pieces qu’ellesne soient refroidies. Le bois du feu à recuireest de saule ou de noisetier.

Les pieces plates étant refroidies , on lesrehat&on les recuit de nouveau. Ces ma-nœuvres fe réitèrent jufqu’àce qu’elles aientJ’étendue & Pépaisseur requises. On achevede les arrondir à la cisaille : la cisaille de cetattelier n’a rien de particulier. C’est ainsique l’on prépare une fourrure ; une fourrureest une pyramide de pieces battues plates ,au nombre de 3 à 400 , destinées à faire deschauderons qui, tous plus petits les uns queles autres, entreront les uns dans les autresquand ils feront achevés.

Pour cet effet on prend quatre de cespieces plates , ou de ces plates tout court,pour parler comme les ouvriers. La plusgrande a neuf lignes de diamètre plus que lestrois autres. On place celles-ci furie milieude la premiere dont on rabat le bord , cequi contient les trois autres , & on les mar-telé toutes quatre à k fois. On fe sert danscette opération de marteaux à cuvelete,d’enclumes plates, & propres à la convexitéqu’on veut donner. Les chauderons fe recui-

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sent en se fabriquant, comme on a recuitles plates. Ce travail fe mene avec tantd’exactitude , que tous les ouvrages fe fontde l’étendue rigoureuse que l’on fe propofoir.Les fonds des chauderons fe battent en c«-lotte , & la cire n'est pas plus douce fous kmain du modeleur , que le cuivre fous lemarteau d’un bon ouvrier. La lame qu’oncoupera pour le fil de laiton , n’a que quatrepouces de largeur, & ne fe bat que d’un sens,fans croiser les coups.

Le morceau qui donne un chauderon dedix livres pesant, a 122 pouces 9 lignesde surface, sur 3 lignes d’épaistèur ; & Jechauderon fait, a 20 pouces 8 lignes de dia-mètre , 10 pouces 8 lignes de hauteur , sucun sixième de ligne d’épaisseur; ce qui, avecla surface du fond , forme 949 pouces & 1ligne 9 points quartés de surface. II est vraiqu’à un sixième de ligne d’épaiílèur , lapiece est foible; mais il íe fait des pieces quile font davantage , & qui durent. On necomprend pas dans ce calcul la superficiedes rognures ; mais c’est peu de chose : laplate devient presque ronde en 1a travaillant.On n’en sépare à la cisaille que quelquescoins. Ces rognures font vendues au poidspar l’usinier au maître fondeur , qui les re-met à la fonte.

Lorsque les fourrures de chauderons 011d'autres ouvrages ont reçu leur principalefaçon aux batteries , on les rapporte à lafonderie , où on les finit, en eílaçant aumarteau les marques de la batterie , & enleur donnant le poli qu’elles peuvent pren-dre.

Dans presque toutes les fourrures , il y ades pieces dont les parties ont été plus com-primées q 11e d’autres , qui ont des paillesou autres défauts; de forte que quand onles déboîte , on en trouve de percées , &mcme en assez grand nombre. Voici com-ment on y remet des pieces.

On commence par Lien nettoyer le trou,en séparant tout le mauvais cuivre & arra-chant les bords avec des pinces quand la piecea peu d’épaisseur, oii ! es coupant a la cisaillequand la piece est forte ; ensuite on mar-telé sur l’enclume les bords du trou, lesrendant unis & égaux ; on a UÍ J e piece del’épaisseur convenable, on I applique au trouà boucher ; on prend une pointe, & suivant