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(Charles) A natural Hiftory os Lança-sai re , Chalshre , and thc Peak in Derbi-shire. Oxoniœ , t'joo , 1/2-/0/. C’cst unbien bon livre. ( D. J- )
LANCASTRE , ( Geo#. ) le Mediola-num des anciens , selon Cambden , ville àmarché d’Angleterre , capitale du Lanca-shireelle a donné le titre de duc à plu-íAurs princes dn sang d’Angîererre, fameuxdans shtstoire par leurs querelles avec lamaison d’York. Elle est sur le Lon , à 5milles de la mer d’Irlande , & à 187 N.O. de Londres. Lon?. 14. : lat. £A.
(O.J.)
LANCE, f. f. [Art. rriilit.) arme offen-sive queportoient les anciens cavaliers , enforme d’une demi-pique.
La lance est composée de trois parties,qui sont la. fléché 011 le manche , les ailes ,& le dard ou la pointe. Pline attribue l’in-vention des lances aux Etéfiens. Varron &Aulugelle disent que le mot de lance estespagnol, d'où quelques auteurs concluentque les Italiens sVtoient servis de cette armeà l’imitation des Espagnols.
Diodoxe de Sicile fait dériver ce mot dugaulois , & Festus du grecAo^o , qui a lamême signification.
La lance fut Jong-temps Parme propredes chevaliers & des gendarmes. 11 n’étoitpermis qu'aux personnes de condition librede la porter dans les armées ; elle est appeî-lée dans le latin lancea ; mais elle est aussitrès-souvent signifiée par le mot hafla.Ceíldans cette signification que Guillaume leBreton la prend en parlant des armes pro-pres des gentilshommes :
Utfamnli quorum efl gladio pugnare& hafiis.
On les faisoitd’ordinairede bois de frêne,parce qu'il est roìde & moins caílànt. Lespiqoesde notre temps étoientde même boispar la meme raison.Dans Pénumération desarmes qu’on donne à Géostroi, duc de Nor-mandie , que s ai tirée de Jean , moine deMannoutiers , il est dit qu’entre autresarmes , on lui mit en main une lance debois de frêne , armée d’un fer de Poitou ; &Guillaume le Breton , en parlant du combatde Guillaume des Barres contre Richard
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d’Angleterre,auprès de Mantes, dit en stylépoétique , que leurs boucliers furent percéspar le frêne, c’est-à-dire, par leurs lances debois de frêne :
Utraque per clypeos ad corpora fraxinusibat.
Le passage d’un autre auteur nous apprendla même chose , & en même temps que ceslances écoient fort longues. « Les lances des„ François, dit-il, croient de bois de frêne,„ avoient un fer fort aigu, & étoient com-„ me de longues perches ». Hajlcc fraxi-nece in manibus eorum ferro acutiflimopréfix ce sunt , quasi grandes perticce. Maisdepuis on les fit plus grostes & plus courtes,& je crois que ce changement se fit un peuavant Philippe de Valois, que la mode vin cque les chevaliers & la gendarmerie comba-tistent à pié , même dans les batailles & lescombats réglés.
Dans ces occasions-là même , lorsqu’ilsfe mettoient à pié, ils accourcistbient en-core leurs lances } en-les coupant par lebout du manche. Cela s’appelloit retaillerles lances. C’est ce que témoigne Froiflàrden divers endroits de son histoire. Voici ceque dit sur cela le président Fauchct en peude mots.
„ La lance qui aussi s’appelloit bois-, jew crois par excellence «St encore glaive , &» puis quand elles furent grostes , bourdons» & bourdonnasses', quand elles furent creu-» fes, se dit Philippes de Confines , en„ parlant de 1a bataille deFournoue ; mais» le même Gommes témoigne qu’elles» étoient creuses. Quant à la lance , elle a» toujours été arme de cavalier , plus lon-» gue toutefois que celles d’aujourd’hui,„ comme celles des Polonois ; laquelle, en—» core que les chevaliers n’euílent point» d’arrêt ferme , à cause que leurs hauberts» étoient de mailles, on n'eût su où les>' clouer ( ces arrêts ) fur les mailles, les" chevaliers ne laisiòient pas de clouer fur» l’arson de la selle de leurs chevaux, je» crois bandée à l’angloise ; mais il ne me» souvient point d’avoir vu peintes des lan-„ ces qui euíîent des poignées comme au-„ jourd’hui , avant fan I 3 s° 1 ’ aisl s toutes( » unies depuis le fer jusqu a 1 autre bout 9