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Tome dix-neuvième.
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y aie eu d’ordonnance pour abolir cet usage, 'Mais George Basta , fameux capitaine dansles armées de Philippe íí, roi d isfpagne ,

6 celles de Tempire , marque expressémentle retranchement des lances dans les arméesfrançoises fous Henri IV , car il écrivoit dutemps de ce prince ; à d dans l’ouvragequ’iî publia fur le gouvernement de la cava-lerie iégere , où voici comme il parle :» Tintroduâion des cuirasses, c’est-à-dire ,« des escadrons de eniraffiers en France ,m avec un total bannissement des lances ,« a donné occasion de discourir, quelle ar-» mure seroit la meilleure , líc ». C’eíïdonc en ce temps-là que les lances forentabolies en France. Les Espagnols s’en ser-virent en-core depuis , mais ils en avoientpeu dans leurs troupes. Les Espagnols fouis,dit le duc de Rohan , dans son Traité de laguerre , dédié à Louis XIII, ont encore re-venu quelques compagnies de lances , qu’ilsconservent plutôt par gravité que par rai-son : car la lance ne fait effet que par lasoldeur de la course du cheval , & encore iln’y a qu’un rang qui s’en puisse serv ir, tel-lement que leur ordre ne doit être de com-battre en haie , ce qui ne peut résister auxescadrons ; & si elles combattoient en es-cadrons , elles feroient plus d’embarras quede service.

On voir par ce que je viens de dire , Té-poque de l’abolition des lances en France ,arme que les François avoient fa manier deson temps , mieux qu’aucune autre nation.On ne s’en sert plus aujourd’hui que dans lescourses de bagues, & quelques semblablesexercices utiles autrefois par rapport à laguerre , & qui ne font plus maintenant quede purs divertissemens. Hift. de la milicefrançoife , parle P. Daniel.

Lance ) ( Hift- de la Chevalerie ) dutemps de l’ancienne chevalerie , le combatde la lancera, course de cheval, étoit fort enusage ^ & paísoic même pour la plus nobledes joutes. Un chevalier tient ce propos àson adversaire dans le roman cle Flores deGrece : “ Pendant que nous sommes à che-„ val, & que les lances ne nous peuvent„ manquer , éprouvons-nous encore quel-„ : q. a e temps, étant, comme il m’est avis ,„ le plaisir de la course à lance trop plus» beau que le combat à l’épés ?p. G'est pour

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cette raison que la lance afflanchiíïbii: Tépée,’& que I’épée n’aíiranchissoit pas la lance.On ne parloir, dans les récits de joûtes, quede lances à outrance , lances à fer émoulu ,lances courtoises , lances mousses , lancesírettées & mornées ; ces dernieres étoientdes lances non pointues, qui avoient unefrette, morne ou anneau au bout.

De cette passion qui regnoit alors, demontrer à la lance fa force & son adresse ,vinrent ces expressions si fréquentes dans les-livres de chevalerie, faire un coup de lance ,rompre des lances , briser la lance , baisserla lance. Cette derniere expression fignifioit,céder la victoire , & nous le disons encoreen ce sens au figuré.

Cependant tons les combats d’exercices& d’amissemens à la lance , cesser en t dansce royaume parl’accidentd’un éclat de lancequ’Henri II. reçut dans l’œil le 29 juin 15^9,en joutant contre le comte de Montgom-mery. On fait que ce prince en mourut onze/jours après.

Enfin Tissage-de la lance qui continue!tà la guerre , perdit tonte sa gloire à la jour-née de Pontcharra , où Amédée , duc deSavoie, fut défait par Lesdigmeresl’an 1591.Voyez-en les raisons dans Mezeray , tomeIII. p. $00. Et si vous voulez eonnoîtreles avantages & les défauts de cette anciennearme de cavalerie, George Basta , Walhau-sen , & sur-tout Montecuculli , vous en ins-truiront. {D. J.)

Lance , ( Iconolog. ) les anciens Sabinsrepréfentoient leur dieu Quirinus sons !aforme d’une lance , parcc que la lance ctoitchez eux le symbole de la guerre. Les Ro-mains emprunterent de cette nation lamême coutume, avant qu’iîs eussent trouvésart de donner des figures humaines à leursstatues. II y avoir d’autres peuples , selonJustin , qui , par des raisons semblables ,rendoient leur culte à une lance ; & c’estde-là , dit-il, que vient Tissage de donnerdes lances aux statues des dieux. {D. J.') ,

j Lance d’eau , ( Hydr . ) voyex JeT-d’Eau.

Lance ou Pique , ( Chirurgie ) ins-trument de chirurgie , pour ouvrir ìa têtedu fœtus mort & arrêté au P^stage. M. Mau-riceau en est Tinventeur. H est fait commelç couteau à crochet z dont nous avons parlé