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Tome dix-neuvième.
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au district extérieur & supérieur ou comtede Presbourg. La ville est du nombre desprivilégiées , & le château- appartient a lamaison d’Esterhazy. ( D. G. ).

LANEBOURG , ( Geog. ) petite villede Savoye dans le comte' de Maurienne, sorïa rivière d’Are , près du mont Cenis.

( D. J-)

L ANE R , ou garnir les draps , ( Manu-facl. ) Les draps foulés sont remis au Faneurou pareur pour les laner , c’est-à-dire , entirer le poil du côté de l’endroit, sor la per-che avec le chardon mort, dont ils lui don-nent deux tours en commençant à contre-poii, depuis la queue jusqu’au chef, & finis-sant à poil du chef à la queue. Lorsque ledrap a eu ce premier lainage & qu’il est en-tièrement à sec,le rondeur lui donne fa pre-mière coupe ou tonture.. Pour cela il se sertdegrands cise'mx,&ledrapest étendu sor destables rembourées , ayant {'attention que lejour tombe fur le drap de coté plutôt qu’enface.Le laneur prend une seconde fois la pie-ce ; & après savoir bien mouillée, il réitéréson opération pour donner au drap autantde voies de chardoaqu’il convient,•mais.f onprend les chardons un peu plus forts. On laremet ensuite pour la secondé fois , autondeur , qui , à son tour , la remet pouría troisième fois au pareur. De-la elle paneencore par les mains du tondeur qui la remet,pouriá quatrième à derniere sois , au Ia-neur , en employant toujours les chardonsplus forts. On juge que les draps sont bienlanés ou garnis, lorsqu’on les volt égalementpeuplés de laine dans toute l’étendue despieces , &, que là laine est exactement cou-verte; & on lès juge bien tondus,.lorsqu’onne releve les poils qu’avec peine , & .qu’ílest suffisamment & également court dans,toute la pièccr Les draps parés & garnis sontmis aux rames, (-f-)

LANERET , ( Orni-th, ) V. Lanier.

LANERK , ( Geog. ) ville de l’Ecosse-méiidionale , capitale de là-province deClydsdale , avec. titre, de vicomté. Elle estprès de la Clyd , à 3 lieues S. O. d’Hamil-l0 n , 7 de Glasgow ,9 d Edimbourg, n6■fi O- de Londres. Long. 44. 4 ; Lit. $6. :go.{D J.) _ ' i

LANLSBOROUGbî, ( Géographie, )

LA N

petite ville d’Irlande dans la province deLeinster & dans le comté de Longford, furle Shannon. Elle députe au parlement»(D. G.)

* LANEUR, f. m. ( Manus. Drap. )celui qui lane ou garnit les draps. Voye\.ci-destùs, Laner.

LANGAGE,f. m. (Arts, Raifonn, Phi—los.. Àíétaphy. ) modus Ù usus loquendi ,maniéré dont les hommes se communiquentleurs pensées ■, par une fuite de paroles, de.gestes & d’exprestìons adaptées à leur génie,,leurs mœurs & leurs climats.

Dès que l’homme se sentit entraîné pargoût, par besoin & par plaisir à fanion deses semblables , il lui étoit nécessaire de.développer son ame à un autre , & lui encommuniquer les situations. Après avoireslayé plusieurs sortes d’exprestions , il s’en.tinta la plus naturelle, lapins utile & la plusétendue , celle de f organe de lavoix. II étoit,aisé d’en laite usage en toute occasion , à-chaque instant, & fans autre peine que cellede se donner des mouvemens de respiration,si doux à f existence.

A juger des choses par leur nature, dit,M. Warburthon, on n’hésireroit pas d’adop-ter f opinion de Diodore de Sicile & au-tres anciens philosophes , qui penfoient queles premiers hommes ont vécu pendant untemps dans les bois & Les cavernes à la ma-niéré des bétes, n’articulant comme elles,que des sons confus & indéterminés, jus-qu’à ce que s’etant réunis pour leurs besoins,réciproques , ils soient arrivés, par degrés,& à la longue , à former des sons plus dis-tincts & plus variés par le.moyen de signesou de marques arbitraires, dont ils convin-rent , afin que celui qui parloir pût expri-mer les idées qu il désiroi t communiquer aux,autres-.

Cette origine du langage est si naturellequ’un-pere de l’église , Grégoire de Nicée.& Richard Simon , prêtre de l’oratoireont travaillé tous les deux à la confirmer ;mais la.révélation devoir les instruire qúeDieu lui - mème enseigna le langage auxhommes,& ce n’est qu’en qualité de philoso-phe que fauteur des connoiJsa llces humai-,nés a ingénieusement expoie comment le-langage a pu se former par des moyens na-turels..