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Tome dix-neuvième.
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vent fort petite, mais quelquefois elle formeun tronc fort considérable ; elle^accompa-gne Partere de la langue , & naît ou de laprécédente, ou de quelqu autre branche dupharynx.

Les veines du dos de la langue naissent dutronc qui accompagne le nerf de la cin-quième paire , de la labiale , de la pharyn-gienne , de la laryngienne. Ce font ces vei-nes qui font des anastomoses avec leurscompagnes,fur la racine de la langue au de-vant de l’épiglotte ; & ce font ces veinesmême que Coschwiz a regardées commeun conduit salivai.

il y a de nombreux vaisseaux lymphatiquesaux environs de la langue ; on les trouvedans les cadavres humains ; ils fe vont ren-dre aux vaisseaux lymphatiques du cou.

' La langue a trois nerfs , tous assez gros.Une des trois branches dc la huitième paire& la plus supérieure , passe quelquefois parun canal particulier de la dure-mere ; ellecommunique avec U septième paire, & avecle tronc de la huitième, & fa branche lin-guale accompagne le stylopharyngien, donneplusieurs branches musculaires, & s’enfonceprofondément dans les chairs les plus posté-rieures de la langue à surdon du cératoglosse& du styloglosse. J’omets les autres bran-ches.

Le tronc de la neuvieme paire communi-que à travers le cératoglosse avec le nerflingual de la cinquième paire , & sc perddans les muscles de la langue , & fur-toutdans le muscle génioglosse.

Une branche de la cinquième paire & desa troisième branche principale , passe surla surface du ptérygoïdien interne, reçoitla corde du tambour , donne deux branchesaux amygdales , au mylopharyngien , auptérygoïdien interne ; & d’autres branches,qui font un plexus dans la glande maxillaire,dans lequel d se trouve quelquefois un gan-glion ; des branches de ce plexus vont â laglande maxillaire , d’autres à la sublinguale,d’autres au génioglosse, & celles-ci commu-niquent avec le nerf de la neuvieme paire :la branche linguale de la cinquième paire ,donne une grande branche a ta sublinguale ,& accompagne le pondmt salivaire inférieuren faisant à travers le cératoglosse plusieursanastomoses avec la neuvieme paire ; elle

LAN

avance entre te génioglosse A le stylogloíTèjusqu’à la pointe de la langue , le long de fasurface, eu donnant, outre des branches mus-culaires , des filets nombreux au bord de lalangue , à ses chairs , à ses enveloppes & àses mamelons.

On a été en doute , lequel de ces troisnerfs on regarderoit comme l’instrumentdugout; on a penché à préférer la neuviemepaire. Mais il est naturel que le nerf qui sedistribue à l’organe immédiat du goût, soitl’instrument de ce sens. Ce n’est ni la hui-tième paire , ni la neuvieme , qui ne don-nent que des branches musculaires. C’est lelingual né de la cinquième paire,qui seul s’é-tend ù ta pointe de la langue , & dans leschairs & dans les enveloppes de cette par-tie. J’en ai conduit des filets jufqu’aux ma-melons. ( H. D. G. )

, ÉE, adj. (terme de Blason .)se dit de la langue de Paigle & de celle desautres oiseaux, lorfqu’elles sc trouvent d'é-mail différent de leur corps.

Langué se dit aussi du griffon quand falangue est d’émail différent , parce qu'il a lapartie supérieure de f aigle.

Langué se dit encore do la bisse & de quel-qu’autres reptiles, lorsque leur langue estde différent émail.

De Contades, à Paris, originaire d’An-jou i d,’argent à Vaille d’a^ur, au volabaissé , languée s' membrée de gueules.

LANGUE, ( Sémiotique . ) ,, Ne vous» retirez jamais , conseille fort sagement» Balglivi , d’auprès d’un malade fans avoirn attentivement examiné la langue ; elle in-» dique plus sûrement & plus clairement» que tous les autres signes, Pétat du sang ;» les autres signes trompent souvent, mais», ceux-ci ne font jamais, ou que très-rare-» ment fautifs ; & à moins que la couleur ,w la saveur & autres accidens de la langue ,n ne soient dans leur état naturel ; gardez-„ vous, poursuit-il, d’assurer la guérison,, de votre malade , sans quoi vous courrez,, risque de nuire à votre réputation „.Prax.medic. lib.L cap. xiij. w j. Quoiqu’il faillerabattre de ces éloges enthotisiastiques, ondoit éviter l’excès opposé dans lequel esttombé Santorius, qui regarde Part de jugerpar la langue , d’inutile, de nul & purementarbitraire. II est très-certain qu'on peut tir