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Crouzas ( Jean Pierre ) aíîbcic étrangerde l’académie des sciences de Paris. II s’estfait un nom célébré dans la république deslettres , comme philosophe , logicien , mé-taphysicien , physicien & géomètre. Toutle monde connoit íesouvrages, son examendu pyrrhonisme ancien & moderne, in-fol.fa logique dont il s’est fait plusieurs éditions,& donc lui - me me a donné un excellentabrégé ; son traité du beau, celui de édu-cation des enfans , qui est plein d’efprit &d’une ironie délicate ; enfin plusieurs mor-ceaux fur des sujets de physique & de ma-thématiques. II est mort comblé d’estime &d’années en 1748, à sage de 8; ans. ( D. J.)
LAUTER, La , ( Ge'og. ) íl y a deuxrivières de ce nom, l’une dans le Palatinat,& l’autre en Alsace. La Lauter du Palatinata sa source au bailliage de Kayserstauter, seperd dans lariviere de Glann , & se jettedans la Nave. La Lauter en Alsace prend fasource dans les montagnes de Vosge & passeâ Lauterbourg , où elle se jette dans leRhin. (D. s.)
LAUTERBOURG , Lautrahurgum ,{Ge'og.) petite ville de France en basseAlsace sur la Lauter, à demi-lieue du Rhin,10 N. E. de Strasbourg. Long. zff. dj: lat.
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LAUTERECK, ( Géogr . ) ville &château d'Allemagne, dans le cercle duhaut Rhin , & dans le comté de Lautereckappartenant à sélecteur Palatinil n’y a quedes vidages dans le reste de ce comté , nonplus que dans celui de Veldenz auquel il estréuni. { D. G . )
LAUTIA , ( Litte'r. ) le mot Lautia ,gén. orum , dans Títe-Live , désigne la dé-pense de Pentretien que íes Romains fai-foient aux ambassadeurs des nations étran-gères pendant leur résidence à Rome. DèsJ® premier jour de leur arrivée , on leurfournissait un domicile, des vivres, & quel-quefois des présens; c’est ainsi qu’on en agitvis-a-.vss d Attalus, & c ’est du mot lautiaque vint celui de lautia a , magnificence ,íomptuoíité en habits , en table & en meu-bles. ( D. J- )
LAUTREC , ( Géogr. ) petite ville deFrance , dans le haut Languedoc, dansFAlbigeois, située entre les rivières d’A-gout & de Dadou 3 avec un ancien titre de
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I vicomté qu’ont porté plusieurs personnesd’un rang supérieur & d’un mérite distingué;entr’autres, le fameux Odon de Foix, géné-ral d’armée de François I, en Italie. (H—)LAVURE, f.s. (Monn. & Orfè-vrerie.) On donne ce nom ài’opération quife fait pour retirer l’or & l’argent des cen-dres , terres ou creusets dans lesquels on afondu , & des instrumens & vases qui ontservi à cet usage par le moyen de l’amalga-mation avec le mercure. Ceux qui travail-lent ees précieux métaux conservent lesbalayures de leur laboratoire , parce qu’entravaillant il est impossible qu’ií ne s’enécarte pas quelques parties, soit en forgeant,laminant, limant , tournant , &c. c’estpourquoi ils ont soin que leur laboratoiresoit maintenu bien propre , & que le solsoit garni de planches cannelées en rainuresou jalousies , afin qu’en marchant on n’em-porte pas avec les pies les parties qui se fontécartées. Toutes les semaines on rassembleles balayures de chaque jour , on les brûle ,on trie à mesure le plus gros de la ma-tière qui est dedans & tout ce qu’ony peutvoir, pour s’en servir tout de suite fans luifaire passer l’opération de la lotion du tri-turage. On garde soigneusement ces cen-dres jusqu’à ce qu’il y en ait une quantité| suffisante pour dédommager des frais qu’ilfaut faire pour retrouver l’or & l’argencqui font dedans. Les uns font cette opéra-tion tous les six mois, & d’autres toutes lesannées ; cela peut dépendre du besoin quel’on a de matières, ou des facilités que l’ona de faire ces opérations ; mais elles neconviennent jamais dans un temps froid ,parce qu’il faut beaucoup manier l’eau,ce quife fait plus facilement dans la belle saison.
Lé meilleur & le plus sûr moyen de reti-rer tout l’or & l’argent qui sont dedans Iescendres brûlées , seroit de les fondre si l’onavoir à fa portée une fonderie où y il estedes fourneaux à manches bien établis ; n l a ! Sc’est par le moyen du vií-argent que fe àitcette opération, en broyant les terres aveclui, parce qu’il a la propriété de fe h inr,avec une grande facilité , de l’° r & de l’ar-gent; de dégager ces métaux des terres aveclesquelles ils font mêlées ; de s y unir fansle secours du feu , par la simple trituration,& de les restituer ensuite en le faisant pas*