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de créatures vivantes, animales, entélé-chies, âmes, &c.
II n'y a donc dansl’univers rien d’inutile,ni de stérile , ni de mort, nui cahos , nulleconfusion réelle.
Chaque corps a uneenteléchie dominante,c’est l’amo dans ranimai,'mais ce corps a sesmembres pleins d’autres êtres vivans , deplantes , d’animaux , Ùc. & chacun deceux-ci a avec son ame dominante son en-téléchie.
Tous les corps font en vicissitudes , desparties s’en échappent continuellement,d’autres y entrent.
L’ame ne change point. Le corpschange peu-à-peu ; il y a des métamorpho-ses, mais nulle métempsycose. II n’y a pointd’ames fans corps.
Conséquemment il n’y a ni génération ,ni mort parfaite ; touc se réduit ì des dé-veloppemens & à des dépérissemens suc-cessifs. ' ,
Depuis qu’il est démontré que la putré-faction n’engendre aucun corps organique ,il s’enfuit que le corps organique existoit àla conception , &. que l’ame occupoit cecorps préexistant, & que l’animal étoit , &qu’il n’a fait que paroitre fous une autreforme.
J’appellerois spermatiques , ces animauxqui parviennent par voie de conception ànne grandeur considérable > les autres , quine pastènt peint fous des formes succes-sives , naissant, croissant , font multipliés& détruits.
Les grands animaux n’onk guere un autrefort, ils ne font que se montrer sur la scene.Le nombre de ceux qui changent de théâ-tre est petit.
Si naturellement un animal ne commen-ce point, naturellement il ne finit point.
L’ame , miroir du monde indestructible ,n’est point détruite. L’animal même perdses enveloppes , & en prend d’autres \ maisà travers ses métamorphoses, il reste tou-jours quelque chose de lui.
On déduit de ces principes l’unìon ouplutôt la convenance de Famé & d un corpsorganique. L’ame a ses lois qu’elle fuit, &le corps les siennes. S’ils font unis, c’est parfa force de Fharmonie préétablie entre tou-tes les substances, dont il n’y a pas une feule
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qui ne soit représentative de Fimivers.
Les âmes agissent selon les lois des cau-ses finales,par des appétits,par des moyens &par des 6ns ; les corps,selon les lois des causesefficientes ou motrices ; & il y a, pour ainsidire , deux regnes coordonnés entr’eux ,Fun des causes efficientes , F autre des cau-ses finales.
Descartes a connu ^impossibilité que Famédonnât quelque force ou mouvement auxcorps , parce que la quantité de force restetoujours la même dans la nature \ cepen-dant il a cru que Famepouvoit changer ladirection des corps. Ce fut une fuite deFignorance où l’on étoit de son temps furune loi de nature , qui veut que la mêmedirection totale persévéré dans la matière.Avec cette connoifîànce de plus , & le pas-qu’il avoir déjà fait, il seroit inlalliblementarrivé au système de Fharmonie préétablie ;selon ce système , le corps agîslânt, commesi par impossible il n’y avoit point d’ame ,& les âmes, comme si par impossible il n’yavoie point de corps , & tous les deux ,comme s’ils Influoient Fun fur Fautre. II estincroyable comme deux lois méchaniques ,géométriquement démontrées , Vune fur la.somme du mouvement dans la nature V'au-tre fur la direcliondes parties de la matière,ont eu n n effet fur le système de V union de.Vame avec le corps. Je demanderois volon-tiers k ces spéculations phyfico-mathémati -qaes & abstraites , appliquées aux chosesintellectuelles , n’obscurcissent pas au lieud’éclairer , & ríébranlent pas plutôt la dis*tinchon des deux substances qu’elles rien.expliquent le commerce. Railleurs , quellefoule d^autres difficultés ne naissent pas dece fjjtéme Léïbnitzien ,sur la nature & furla grâce , fur les droits de Dieu & fur lesaâions des hommes , fur la volonté , laliberté , le bien & le mal , les çhatimensprefens (& d venir ! &c.
Dieu a créé Famé dans le commence-ment , de maniéré qu’elle se représente &produit en elle tout ce qui s’exécure dansle corps ; & le corps de maniéré qu'st exé-cute tout ce que Famé se représente &veut. .
L’ame produit ses perceptions & les ap-pétits , le corps ses mouvemens , & 1 actionde l’une des substances conspire avec Fac»