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Tome dix-neuvième.
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L E I

t j on de l’autre , en conséquence d u concertque Dieu a ordonné entr’eux dans la forma-tion du monde. _

Une perception precedente eu la cauled’une perception suivante dans l’ame. Unmouvement analogue à la perception pre-mière de Pâme , est la cause d’un mouve-ment second analogue à la seconde percep-tion de Famé. 11faut convenir qiïileftdiffi-cile d'appercevoir comment , au milieu dece double changement , la hberte de l hom-me peut se conserver. Les Leibnitziens pré-tendent que cela ríy fait ries le croye qui

pourra. . .

L’ame & Panimaî ont la même origineque le monde , & ne finiront qu’avec lui.Les âmes spermatiques des animaux rai-sonnables passent de l’état d’ame sensible àcelui plus parfait d’ame raisonnable.

Les âmes en général sont des miroirs deI’univers , des images représentatives deschoses ; Pâme de Phomme est de plus unmiroir représentatif, une image de soncréateur.

Tous les esprits ensemble forment la citéde Dieu , gouvernement le plus parfait detous fous le monarque le plus parfait.

Cette cité , cette monarchie est le mon-de moral dans le monde naturel. U y a auílìla même harmonie préétablie entre le régnéphysique de la nature & le régné moral deía grâce , c’est-à-dire entre Phomme &Dieu , considéré , ou comme auteur de lagrande machine , ou comme souverain dela cité des esprits.

Les choses , en conséquence de cette hy-pothèse,conduisent à la giace par les voiesde la na'ture.Ce monde fera détruit & réparépar des moyens naturels, & la punition &ie châtiment des esprits auront lieu fans quei’harmonie cesse. Ce dernier événement enfera le complément.

Le Dieu architecte de Puni vers, satisferaau Dieu législateur , & les fautes feront pu-nies & les vertus récompensées dans l’ordrede la justice & du méchanisme.

Nous n’avons donc rien de mieux à faireque de fuir le mal & de suivre le bien , con-vaincus que nous ne pourrions qu’approuverce qui se passe dans le physique & dans lemoral , s’il nOUS fcCOÎt donné d’embrasserW tout,

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III. Principes de la théologie naturellede Léibnit\. En quoi consiste la toute-puisi-sance de Dieu , sinon dans ce que tout dé-pend de lui,& cju’il ne dépend de rien.

Dieu est indépendant & dans son exis-tence & dans ses actions.

Dans son existence , parce qu’i! estnéceC-: aire & éternel.

Dans ses actions, naturellement & mora-lement ; naturellement, parce qu’il est li-bre ; moralement, parce qu’il n ’a point desupérieur.

Tout dépend de Dieu , & les possibles &les exiíìans.

Les possibles ont leur réalité dans sonexistence. S’il n’existoit pas , il 11 ’y auroitrien de possible. Les possibles font de touteéternité dans ses idées.

Les existans dépendent de Dieu, & dansleur existence & dans leurs actionsdansleur existence , parce qu’il les a créés libre-ment , & qu’il les conserve de même ; dansleurs actions , parce qu’iî y concourt, &quele peu de bien qn’ils ont vient de lui.

Le concours de Dieu est ou ordinaire ouspécial.

Dieu sait tout, connoît tout & les possi-bles &. les existans. Les existans dans cemonde , les possibles dans les mondes pos-sibles.

La science des existans passés , présens &futurs, s’appelle science de vison. Elle nedifféré point de la science de simple intel-ligence de ce monde , considéré seulementcomme possible , si ce n’est qu’en mêmetemps que Dieu le voit possible , il le voieaussi comme devant être créé.

La science de simple intelligence prise dansun sens plus strict, relativement aux véritésnécestàires & possibles, s’appelle science mo-yenne, relativement aux vérités possibles &contingentes ; science de vision , relative-ment aux vérités contingentes & actuelles.

Si la connoissance du Vrai constitue hsagesse , le désir du bien constitue la bonté.La perfection de Pentendement dépend del’une , la perfection de la volonté dependde P autre.

La nature de la volonté suppose la liberté,& la liberté suppose la spontanéité & la dé-libération , conditions sous lesquelles il y anécessité,

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