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Tome dix-neuvième.
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L E R

Ceux de Le'ros ne valent rienHors Patrocle pourtant qui maigre' fanaissance

'uá pafi'é jusqu ici pour un homme debien ;

Mais quand avec Patrocle on a fait con-naissance ,

Encore s’apperfoit - on qu’il tient duLtrien.

Long. de Léro 44 , 40 ; lat. 57. ( D. J. )

LEROT, s. m. {Hifi. nat. quadrup.)mus avellanarummajor, Ra i,synop. amm.quadr. rat dormeur , un peu plus petit quele loir ; il en différé principalement ence qu’il n’a de longs poils qu’au bout dela queue. Ses yeux font entourés d’unebande noire qui s’étend en avant jufqu’àla moustache , & en arriéré jusqu’au-delàde Poreille , en passant par-destus l’œil.La face supérieure du corps est de couleurfauve , mêlée de cendré brun , & de brunnoirâtre ; la face inférieure a une couleurblanche, avec des teintes jaunâtres & cen-drées. L elerot est plus commun que le loir ;on l’appele auffi rat blanc ; il fe trouvedans les jardins , & quelquefois dans lesmaisons ; il se niche dans des trous demurailles, près des arbres en espalier ,dont il mange les fruits ; il grimpe auffifur les arbres élevés , tels que les poiriers,les abricotiers , les pruniers , & lorsqueles fruits lui manquent, il mange des aman-des , des noisettes, des noix , &c. & memedes graines légumineuses ; ce rat trans-porte des provisions dans des trous en terre,dans des creux d’arbres, ou dans des fentesN de vieux murs, qu’il garnit de mousse,d’herbe , & de feuilles. II reste engourdi& pelotonné durant le froid. II s’accoupleau printemps ; la femelle met bas enété cinq ou six petits à chaque portée. Lelerot a une auffi mauvaise odeur que le ratdomestique : aussi fa chair n’est pas man-geable. On trouve des lérots dans tous lesclimats tempéiés de l’Europe , & même enPologne, en Prusse , &c. Hifi. nat. gêner.& part. tom. VIII. Voyez Rat dor-meur & Quadrupède.

LERWICK, ( )/.lie capital,

de la plus grandç dçs nies de Shetland au

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nord de l’Ecofse, fur le détroit appeliéBrassas Jound. Elle est d’environ 300 mai-sons , qui font toutes de pierres , parceque le bois manque au pays. (D. G.)

LESBOS -( Ge'og. anc. ) isle de la merEgée, fur la côte de l’Afie mineure , &plus particulièrement de l’Aîolie. Strabonlui donne 137 milles & demi de tour , &Pline, selon la pensée d’Ifidore, 168milles.

Elle tenoit le septième rang entre lesplus grandes illes de la mer Méditerranée.Les Grecs fous la conduite de Graiis arriere-petit-fiîs d’Oreste , fils d’Agamemnon , yétablirent une colonie qui devint si puissante,qu’elle & la ville de Cumes passerent pourla métropole de toutes les colonies grequesqui composoient PAìolide , & qui étoientenviron au- nombre de trente. Pau saisi asprétend que Penthilus, fils d’Oreste , futcelui qui s’empara de Piste de Lesbos.

Elle avoir eu plusieurs noms ; Pline enrapporte six , & néanmoins il ne dit riende celui d’Istà, que Strabon n’a pas ou-blié. Ce nom d’Issa lui venoit d’Islus , filsde Macarée : le nom de Macaria lui venoitde Macarée, pere d’Issus, & petit-fils deJupiter , qui y avoir fa résidence. AvantMacarée , cette isie portoit le nom dePelasgia , parce quelle avoir été peupléepar les Pélasges , ses plus anciens habitans.On fait que son nom de Lesbos lui vintde Lesbus , petit-fils d’TEole, gendre &successeur de Macarée.

Cette île eut jusqu’à neuf villes considéra-bles; mais au temps de Strabon & de Pline,a peine en reíîoit-il quatre , Méthymne ,Érese, Pyrrha , & Mytilène, d’où s’est for-mé le nom moderne d o Lesbos qui est Me-telin. Voyei Metelin , & MyTIienE.

Thucydide, l. III nous aprend que sesLesbiens abandonnèrent le parti des Athé-niens, pendant la guerre du Pélopounese"& qu,ils en furent châtiés rigoureusement.I eu s,en fallut que la sentence qui condam-noit a mort tous les mâles de Mytilène au-dessus de 1 âge de puberté , ne fût mise àexécution. Par bonheur , le contr’ordre desAthéniens arriva , lorfqu’on sc préparoit àcet horrible massacre.

Lesbos étoit fameuse par les personnes il-lustres qu’elle avoir produites, parla fertili*Q q q q q 2