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té de son terroir , par sas bons vins, par sesmarbres , & par beaucoup d’antres choses.
Plutarque nous assure que les Lesbiensétoìent ies plus grands musiciens de la Gre-ce. Le fameux Aríon , dont l’aventure furmer fit tant de bruit , étoit de Méthym-ne. Terpandre qui remporta quatre fois defuite le prix aux jeux Pythiques, qui calmala sédition de Lacédémone par ses chantsmélodieux, accompagnés des sons de la ci-thare ; en un mot le même Terpandre quimit le premier sept cordes fur la lyre, étoitLes biens, dit la chronique de Paros. C’est cequi donna lieu à la fable de publier qu’onavoir entendu parler dans cette île la têted’Orphée , après qu’on l’eut tranchée enThrace, comme l'explique ingénieusementEustathe, dans ses notes fur Denys d’Ale-xandrie.
Pittacus l’un des sept sages, le poète Al-cée , qui vivoit dans la 44' Olympiade, l’ai-mable Sapho , le rhétoricien Diophanes ,J’historien Théophane , étoìent natifs de My-tilène. La ville d’Erefe futlapatriede Théo-phraste & de Phanias , disciples d’Aristote :le poète Lefchez , à qui l’on. attribue la pe-tite iliade, naquit à Pyrrha. Strabon ajouteaux illustres Lesbiens que nous avons nom-més , Helianicus l’historien, & Galbas qui fítdes notes intéressantes fur les poésies d’Al-cée & de Sapho.
Si l'île de Lesbos produifoit des gens cé-lébrés , elle n’étoit pas moins fertile en toutce qui peut être nécessaire ou agréable â lavie, & son fol n’a point changé de nature.Ses vins n’ont rien perdu de leur premiereréputation : Strabon, Horace, Eiien , Athé-née, les trouveroientansti bons aujourd’hui,que de leur temps. Aristote à l’agonie , pro-nonça en faveur du vin de Lesbos : il s’agif-íbit de laiíïèr un successeur du Lycée, quisoutint la gloire de l’école péripatéticienne;Menederne de Rhodes, & Théophraste deLesbos , croient les concurrens. Aristote ,selon le récit d’Aulugelle, liv. XIII. cap. v.se fit apporter du vin de ces deux îles, &après en avoir goûte avec attention , il s ’é-cria devant ses disciples : " je trouve ces,> deux vins excellens, mais celui de Lesbos,> est bien plus agréable » voulant donner àconnoître par cette tournure , que Théo-ghraste remporcoit autant fur son compéti-
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teur, que le vin de Lesbos sur celui de Rlio-ídes.
Tristan donne le type d’une médaille deGéta , qui suivant Spartien , aimoit beau-coup le bon vin ,* le revers représente uneFortune , tenant de la main droite le gou-vernail d’un vaisseau , & de l’autre une cor-ne d’abondance, d’où parmi plusieurs fruits,fort une grappe de raisin. Enfin , Pline re-lève le vin de cette île pari’autorité d’Erasis-trate, l’un des plus grands médecins del’antiquité. Le même auteur parle da jaspede Lesbos & de ses hauts pins qui donnentde la poix noire, & des planches pour laconstruction des vaisseaux.
Voilà quelques-uns des beaux endroits paroù l’on peut vanter cette île & ses citoyens.D’un autre côté, leurs mœurs étoìent si cor-rompues , que l’on faisoit une grande injureà quelqu’un , de lui reprocher de vivre à lamaniéré des Lesbiens. Dans Goltzius, il y aune médaille qui ne fait pas beaucoup d’hon-neuraux dames de certe île. M. Tourneforr,dont j’emprunte ces détails, ajoute qu’il de-voir rendre la justice aux Lesbiennes de sontemps, qu’clles étoìent moins coquettes queles femmes de Milo & de I’Argenciere ; queleur habit & leur coeffure étoìent plus mo-destes ; mais que les unes découvroient tropleur gorge , tandis que les autres donnantdans un excès différent, n en laissoient voirque la rondeur au-travers d’un linge. (D. J.)
Lesbos , Marbre de , ( Hift. nat. )marbre d’un bleu clair fort estimé des an-ciens , dont ils ornoient leurs édifices pu-blics &formoient des vases ; il se tiroir dsl’île de Lesbos dans l’Archipeî.
LESCAR, ou LASCAR , ( Ge’og.) enlatin moderne Lascura , ville de Francedans le Béarn , avec un évêché suffragantd’Ausch. M. de Marca croît quelle fut bâ-tie vers Fan i©oc, des ruines de Benehar-num , que détruisirent les Normands fan845; , d’aurres savans prétendent que Lescarfut fondée par Guillaume Sanche, duc deGascogne , l’an 980, dans un lieu couvertd’un bois épais , où il n’y avoir nul vessgede bâtiment. On la nomma Lescourre , àcause des tournans de quelques riniieauxqu’on appelîoit dans la langue des Galcons ,lescourre, ou escourre; parla fuite des temps,on L corrompu le mot Lescourre en Lescar^