Band 
Tome dix-neuvième.
Seite
871
JPEG-Download
 

L E S

Vingt-cinq mines de Gènes font un lastd’Amsterdam ; 4° s acs âs Livourne fontaussi le last d’Amsterdam les deux sacs fontune charge de Marseille , qui pese 296 liv.Voye\ Mine & Charge.

Quant aux mesures de France , il est aiséde les évaluer avec le last d’Amsterdam ,parce que nous avons dit ci-dessus des bois-seaux de Bordeaux & des septiers de Paris,comparés avec cette mesure hollandoise.Diítionn. de Commerce & Chambers. (• G)

LETHCEUS ,-ftuvius ( Géog.anc .) ce nomchez les anciens est donné i°. à une rivierede PAsie-mineure , qui passoit encore plusprès de la ville de Magnésie que le Méan-dre , 2.0 à une riviere de Macédoine, pro-che de laquelle on disoit qu’Efculape étoit né;3°. à une riviere de Pîle de Crete, qui, selonStrabon , traversait Gortyne ; 4 0 . â une ri-viere que le même Strabon,/. XlV.p. 6 ^-J.place chez lesLybiens occidentaux. (D. J. )

LETHARGIE, f. f. (Médec.) tire sonnom des mots grecs mi t# & aspyoi ; amt#signifie oubli , & »îpyot est un composéd’sf^oí, travail , laborieux , & de la parti-cule privative « On appelle de ce nom unhomme qui mene une vie tranquille & oisi-ve, - ainsi léthargie ,suivant rétymologie,signi-fieroit un oubli parejseux. Les anciens & lesmodernes attachent différentes idées à cenom. Les anciens appelloient léthargiquesceux qui,ensevelis dans un profond sommeil,croient pâles, décolorés,boursouffiés,avoientfos parties fous les yeux elevees, les mainstremblantes , le pouls lent,& la respirationdifficile. Hippocrate , coac. prcenot. n°. g/f..cap. iij. G'cclíus Aurelianus,<& morb. amf.lib.II. cap. xj. On donne aujourd’hui le nom deléthargie à une espece d’affection soporeusecomposée, dans laquelle on observe un délirequ’on nomme oublieux , & une petite fiè-vre aílèz semblable aux fièvres hectiques. Lesommeil dans cette maladie, n’est pas si pro-fond que dans l’apoplexie & le carus. Lesmalades un peu agités, tiraillés, excités pardes cris, s’éveillent, répondent à ce qu’onleur demande, comme on dit, à bâtons rom-pus ; si quelque besoin naturel leur fait de-mander les vaisseaux nécessaires , ils les re-fusent lorlqu’on les leur présente,ou dèsqu’ils

les ont entre les mains, ils en oublient Pus*,ge & leurs propres nécessites, & s afloupis-

L E S 871

sent aussi-tot ; leur pouls est vite, fréquent,mais inégal , petit , & ferré. Cette maladieest assez rare ; c’est dans l’hyver des faisons& de Page principalement, suivant Hippo-crate , qu’on l’observe ; elle attaque les per-sonnes affaiblies par l’âge, par les maladies,par les remedes, &c. les personnes cacochy-mes , sor-tout lorsque dans ces sujets quel-que cause augmente la force de la circula-tion, & la détermine à l a tête; elle est quel-quefois le symptóme’des fievres putrides,ma-lignes , pestilentielles, de l’hémitritée;d’autres fois elle est occasionnée par des do-ses trop fortes d’opium, par des excès de vin ;elle est une fuite de l’ivresse, &c. 11 est cons-tant qu’il y a dans le cerveau quelque vice,quelque dérangement qui détermine lessymptômes de cette maladie, mais quel est-ií ? A dire le vrai, on l’ignore ; sinologiedes maladies du cerveau est encore enseve-lie dans les plus profondes ténèbres ; nousn’avons jusqu’ici aucune théorie tant soit peusatisfaisante de toutes ces affections. Lesanciens attribuoient la léthargie â une con-gestion de lymphes ou de sérosités épaiffes &putréfiées dans le cerveau. Les modernes as-surent un relâchement joint à une stagna-tion légèrement inflammatoire de sang dansle cerveau. Les observations anatomiquesfaites furies cadavres des personnes qui sontmortes victimes de cette maladie, sont con-traires à ces opinions , & font voir que cescauses font particulières, mais du tout pointgénérales. Forestus a effectivement observéune fois dans un enfant mort de léthargie ,les lobes droits du cerveau & du cerveletcorrompus & abscédés, lib. X. cap. xj.. Ona vu aussi des tumeurs skhirrheuses placéesdans le crâne, produire cette maladie. Etien-ne Blancard en rapporte une observation :" une léthargie survient à un violent mal» de tête ; quelques remedes la dissipent ;» la douleur de tête reparoìt avec plus den violence ; peu de tems après le malade» tombe apoplectique , & meurt ; on trouve" l a dure-mere toute remplie de tumeursm skhirrheuses »■ Gette observation fait en-core voir que toutes les maladies soporeusesdépendent à-peu-pres des mêmes causes.

On lit dans les Observations singulièresde Chifflet ,observ.x.p. 8 . un cas fore curieuxqui prouve évidemment qu’il y a des léthar-