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Tome dix-neuvième.
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gies sympathiques qui ne dépendent d’au-cune cause agissante immédiatement sur lecerveau : « une jeune flîls etì attaquée de» léthargie ; elle succombe après 48 heures» à la force de la maladie; le cerveau ouvert„ ne présente aucune trace d’inflammation,

„ aucune sérosité épanchée ; il est ou paroît,, être dansl’état leplus naturel, on ne trou-„ ve dans tout le corps aucune altération ,

,) excepté une inflammation assez confidé-» rable à une portion d’intestins, dans la» cavité duquel il y avoir douze vers assez»> longs ». Quoiqu’on 1 ignore absolumentquel est le dérangement du cerveau qui con-stitue la léthargie , il y a tout lieu de croireque dans cette maladie, comme dans les au-tres affections foporeuses , les fibres du cer-veau & les nerfs font relâchés , le sommeilprofond semble indiquer cet état-là ; l’oublien est aussi un signe & un effet ; il est à pré-sumer que pour la mémoire il saut une ten-sion &: une mobilité dans les fibres du cer-veau. l^oyei Délire., Apoplexie , Af-fection SOPOREUSE.

Le délire obscur , oublieux , la petite fiè-vre essentielle à la léthargie , suffisent pourdiffiírentier cette maladie d’avec les autresaffections foporeuses, &. le sommeil profondla distingue desnon-fo poreuses avec qui ellea quelque rapport, comme frénésie , dé-lire , Ùc.

La léthargie est une maladie aiguë, très-dangereuse , qui se termine ordinairementen moins de sept jours par la mort du ma-lade ; les urines pâles, limpides , le trem-blement en augmentent le danger. Si le ma-lade est assez- heureux pour atteindre le sep-tième jour , il est hors d’affaire. Lorsqu’eîleest la suite & î’effet d’une chute, d’une bles-sera , de l’ivresse , des narcotiques , elle estmoins dangereuse , & il y a espérance si lesremedes employés apportent quelque relâ-che dans les symptômes : alors, suivant ì’ob-íervation d’Hippocrate , coac. prcenot.n°. 35 • ca P' "ï- fos malades fe plaignentd’une douleur au col, & d’un bruit dans lesoreilles.

Les remedes qui conviennent dans cettemaladie sont lesmêmes qui réussissent dansl’apoplexie , & les autres maladies sapo-te uses ; savoir , les émétiques, for-1 ou tiorsqtrielle a été occasionnée pas un excès de

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vin , & par les narcotiques , les cathartî-ques, les lavemens irritans, les potionscordiales , les huiles essentielles ethérées ,es élixirs spiritueux , les sels volatils , les;ésicatoires , les ventouses, les sternutatoi-res , les sialagogues ou salivans, les saignéesfont rarement indiquées ; la prétendue in-flammation du cerveau ne saurait être uneraison suffisante pour les conseiller : telsfont les remedes généraux : chaque auteuren propose ensuite de particuliers spécifi-ques , mais le remede le plus généralement, conseillé est le castor qu’on regarde commeéminemment anti-narcotique ;on l’ordonnede toutes les façons, mêlé avec les purgatifs,pris en potion, ajouté au vinaigre pour êtreattiré par le nez. Bovellus assure avoir guériune léthargie avec la seammonée & le castor:on vante après le castor beaucoup la rhue ,le serpolet, le pouliot à l’origan. Tous lesacides appliqués à l’extérieur , ou pris'in-térieurement, passent assez communémentpour très-efficaces dans la léthargie. L'es-prit de vitriol céphalique , c’est-à-dire ,tiré du vitriol qui a été auparavant arrosédes essences céphaliques , est très-céiebre ;il est pénétrant, volatil , de même que levinaigre vitriolé bénit. Quelques observa-tions nous apprennent Jes heureux effets deP immersion subite des léthargiques dans de- l’eau bien froide. II vaut mieux , dit Cesse,eííàyer un remede douteux , qu’aucun. Art.de M. M EN URET.

LÉTHÉ , ( Mythol. ) fleuve d’oubli „en grec m tu , en latin hstheus fluvius ouLethes an génitif, en fous-entendant fleuv©de, un des quatre fleuves des enfers.

Les poètes ont ingénieusement imaginéqu’il y avoit dans les enfers une riviere dece nom, & que tous les morts en buvaientun trait, qui leur faifoit oublier le passé ,les joies & les chagrins , les plaisirs & lespeines qu’on avoit ressentis pendant tout lecours de la vie, longapotant oblivia vítt j?»dit Virgile. II ne s’agiflbit plus que d’indî-quer entre les rivières du monde qui s’ap-pelloient léthé , ce le qui pouvoir être 1®fleuve des enfers. Les uns le pìacerent enGrece, & d'autres en Lydie- V°y e \ Le-THtEUS , fluvius , ( (j'éogr. )

Pline nous apprend aussi q ,j e les anciensnommoient Letfces, fleuve d’oubli , un

fleuvs