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Tome dix-neuvième.
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c’est d’avoìr le premier apporte en Occidentla plupart des plus beaux manuscrits grecsque l’on y connoiste. H finit ses jours à

Rome en 1^3$. (/?./. )

. Lettre grise , ( Imprimerie. ) LesImprimeurs appellent ainsi des lettres en-tourées d’ornemens degravure, soit en bois,soit en taille-douce ; elles font d’usagepour commencer, la matière d’un ouvrageatix pagès où il y a une vignette en bois.Vqyei VIGNETTE, Voye\ T ABLE DESCARACTERES.

Lettre tremblée, (Ecrivain) estdans récriture un caractère qui, quoique sortid’une main libre & lure, imite le tremblé na-turel, parce que ses traits ont la même atti-tude.que slil partoient d’un style foible.

Lettres GRECQUES , ( Gramm. orig.des langues.) y f oitÏ «xwivSv, carac-

tères de récriture des anciens grecs.

Joseph -Scáliger, suivi par Walton , Bo-chart, & plusieurs autres savans, 9 tâché deprouver dans ses notessurh chronique d’Eu-íebe,queles caractères grecs tiroient leur ori-gine des lettres phéniciennes ou hébraïques.

Le chevallier Marsham, dans son Canonchronicus egyptiacus , ouvrage excellentpar la méthode , la clarté , la brièveté &[érudition dont il est rempli, rejette le sen-timent de Scáliger, & prétend que Cadmus,égyptien de naissance , ne porta pas de Phé-nicie en Grece les lettres phéniciennes ,mais les caractères épistoliques des Egyp-tiens , dont Theut ou Thoot, un des her-mès des Grecs , croient Pinventeur , & quede plus 1 es Hébreux mêmes ont tiré leurslettres des Egyptiens , ainsi que diversesautres choses. .

Cette hypotéhfe a le désavantage den’-êtrepas étayée par des témoignages posi-tifs de 1'antiquité , & par la vue des carac-tères Epistoliques des Egyptiens , que nousrd avons plus, au lieu que les caractères phé-niciens ou hébraïques, ont passé jusqu’à nous.

Aufli les parcií-ans <îe Scáliger appuientbeaucoup en faveur de son opinion , sor laressemblance de forme entre les ancienneslettres grecques & les caractères phénicienstnais malheureusement cette similitude n’eílpas concluante, parce qu’elle est trop foibleparce qu’ellg ne se rencontra qae dans quel-ques lettres des deux alphabets 1 parce

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qu’ensin Rudbeck ne prouve pas mal que leslettres tuniques ont encore plus d’affinitéavec les lettres grecques , par le nombre ,par Tordre & par la valeur, que les lettresphéniciennes.

II se pourroit donc bien que le sectateursde Scáliger & de Marsham fussent égale-ment dans Terreur , & que les Grecs ,avant Tarrivée de Cadmus, qui leur fitconnoître les caractères phéniciens ou égyp-tiens, il n’importe , eussent déjà leur pro-pre écriture, leur propre alphabet com-posé de seize lettres , & qu’ils enrichirentcet alphabet quhls póssédoient de quelquesautres lettres de celui deCadmus.

Après tout, quand on examine fans pré-vention combien le système de récrituregrecque'est différent de celui de récriturephénicienne , on a bien de la peine à sepersuader qu’ii en émane.

i°. Les Grecs exprimoient toutes lesvoyelles par des caractères séparés , & lesPhéniciens ne les exprimoient point dutout ; 2°. les Grecs n’eurent que seize lettresjusqu’au siégé de Troie , & les Phéniciensen ont toujours eu vingt-deux ; 3 0 . lesPhéniciens écrivoient de droite à gauche ,& les Grecs au contraire de gauche à droite.S’ils s’en sont écartés quelques fois , ça étépar bisarrerie & pour s’accommoder à laforme des monumenslur lesquels on gravoitles inscriptions, ou même furies monumensélevés par des phéniciens, on pour des phé-niciens de la colonie le Cadmus. Les Thé-bains eux-mt-mes sont revenus à la méthodecommune de disposer les caractères grecs dela gauche à la droite, qui étoit la méthodeordinaire & universelle de la nation.

Ces différences , dont il seroit superflude rapporter la preuve, étant une fois po-sées ; est-il vraisemblable que les Grecseustènt fait de fi grands changemens à ré-criture phénicienne , s’íl n’eussent pas déjaété accoutumés à une autre manier® d’e-crire , & à un autre alphabet auquel ap-paremmentils ajoutèrent les caractères phé-niciens de Cadmus ? Ils retournèrent ceux-ci de la gauche à Ja droite, donnèrent àquelques-uns la force de voyelles, parcequsils en avoient dans leur écriture , & re-jetteront absolument ceux qui exprimoient