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beaucoup de part dans fa bienveillance , &le 6c ensuite connokre d’Auguste , à,r ilgagna bientôt l’affection. Une douzaine delignes d’Horace porterent son ami auíîì loinvue celui-ci pouvoic porter ses espérances :aussi est-il difficile d’écrire en si peu demots une lettre de recommandation , où lezele & la retenue se trouvent alliés avec unplus sage tempérament ; le lecteur en juge-ra ; voici cette lettre.
,, Septimius est apparamment ls seul in-,, formé de la part que je puis avoir à votre,, estime , cjuand il me conjure , & plutôt,, quand il me force d’oscr vous écrire ,, pour vous le recommander comme unhomme digne d’entrer dans la maisond’un prince qui ne veut auprès de lui que,, d’honnêtes gens. Quand il se persuade, que vous m’honorez d’une étroite fami-’, liaricé , íl saut qu’il ait de mon crédit une’ 7 plus haute idée que je n’en ai moi-même.Je lui ai allégué bien des raisons pour medispenser de remplir ses désirs ; mais en-,, sin , j’ai appréhendé qu’il n’imagínât quela retenue avoit moins de part à mes„ excuses, que la dissimulation &l’intérét.,, J’aì donc mieux aimé faire une faute , en,, prenant une liberté qu'on n’accorde„ qu’aux courtisans les plus assidus , que de„ m’attirer le reproche honteux d’avoir, manqué aux devoirs de J’amitié. Si vous„ ne trouvez pas mauvais que j’aie pris,, cette hardiesse, par déférence aux ordres„ d’un ami , je vous supplie de recevoir„ Septimius auprès de vous , & de croire„ qu’il a toutes lés belles qualités qui peu-,, vent lui faire mériter cèt honneurEpi ft. tx. L L.
Je tiens pour des divinités tutélaires ceshommes bien nés , qui s’occupenc du foinde procurer la fortune & le bonheur deJours amis. U est impossible au récit deservices généreux, de ne pas sentir unplaisir secret qui s’empare de nos cœurs lorsmeme que nous n’y avons pas le moindreintérêt. On éprouvera fans doute cette forted’émotion à la lecture de la lettre suivante ,où Pline le jeune recommande un de sesamis à Maxime, de la maniéré du monde laplus pressante & la plus honnête. L’on vou-droit même après savoir lue , que cet ai-mable écrivain nous eût appris ia réuísité de
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fa recommandation , comme nous avons sule succès de celle d’Horace : voici cettelettre en françois ; c’est la seconde du troi-sième livre.
Pline à Maxime. ,, Je crois être en droit„ de vous demander pour mes amis ce que,, je vous ossrirois pour les vôtres si j’étois,, à votre place. Arrîanus Maturius tient le,, premier rang parmi les Aldnates. Quand,, je parie de rangs, je ne les réglé pas fur,, les biens de la fortune dont il est comblé,,, mais fur la pureté des mœurs , fur la juf-,, tice , fur Fintégrité, fur la prudence. Ses„ conseils dirigent mes affaires, & son goût,, préside à mes études , il a toute la droi-,, ture , toute la sincérité , toute l’intelli-,, gence qui se peut désirer. II m’aime au-,, tant que vous m’aimez vous-même , &je ne puis rien dire de plus. 1.1 ne connoîtpoint l’ambition ; il s’est tenu dans l’or-,, d te des chevaliers , quoiqu’aisément il,, eût pu monter aux plus grandes dignités.,, Je voudroîs de toute mon ame le tirerde l’obfcurité où le laisse fa modestie ,„ ayant la plus forte passion de l’élever á,, quelque poste éminent,fans qu’il y pense,,, fans qu’il le sache , & peut-être même,, fans qu’il y consente ; mais je veux un,, poste qui lui fasse beaucoup d’honneur ,,, & lui donne peu d’embarras. C’tst une,, faveur que je vous demande avec viva-,, cité, à la premiere occasion qui s’en pré*,, tentera : lui & moi nous en aurons une,, parfaite reconnoisiànce ; car quoiqu’il ne,, cherche point ces sortes de grâces , il,, les recevra comme s’il les avoit ambi-,, données. Adieu
Si quelqu’un connoît de meilleurs mode-lés de lettres de recommandation dans nosécrits modernes, il peut les ajouter à cecarticle.
LeTTRE GÉMINÉ , ( Art. numismat. )les lettres géminées dans les inscriptions && les médailles , marquent toujours deuxpersonnes : c’est ainsi qu’on y trouve COSS.pour les deux consuls , IMPP. pour deuxempereurs, AUGG. pour deux Augustes, &ainsi de toute autre médaille ° 11 inscrip-tion. Quand il y avoit trois personnes demême rang , on triploit les lettres de cetteforte, IMPP?. AUGGG. & les monétaires
avoíen*