Band 
Tome dix-neuvième.
Seite
926
JPEG-Download
 

yr6 LEU

& Y Orient est tout ce qui est au-delà dèl’Euphrate. Enfin , quand il n’est pas ques-tion de commerce & de navigation , &qu’il s’agit d’empire & d’histoire ancienne,on doit toujours dire , 1 Orient f 1 empireà'Orient, Pégìise à'Orient. Les anciensauteurs ecclésiastiques , par une licence deleur profession , entendent souvent parl ’Orient ,. !e patriarche d’Antioche,, quhísrecardoient comme la capitale de l 'Orient.

( D. h ) . ,

Levant, ( Astronomie -. ) est la même.chose que Porient. Ainsi on dit !e soleil estau levant , pour dire qu’il est à l’orient.Loyer. ORIENT , EST , &ç.

II est auísi adjectif dans ce sens , le soleillevant. V~oye\ LEVER.

Levant, en Géographie , signifie lespays situés à notre orient.

Ce mot se restreint généralement à laMéditerranée , ou plutôt aux pays quisont situés à f orient de cette mer par rap-port à nous. De-!à le commerce que nousy saisons est nommé commerce du levant :on dit aussi vent du levant , en parlantde celui qui souffle au sortit du détroit deGibraltar. Charniers. ( O )

Levant & Couchant, ( Jurìsprud.)en matière de justice & de corvées, ou neconsidéré comme sujets du seigneur queceux qui sont levans Ôc couc/uns dans dé-tendue de la seigneurie. ( A )

LEUBEN, QGerg.) petite ville d’AÎ-lernagne, dans la Syrie , au cercle d’Au-triche, capitale, d’un grand comté,& appar-tenant à présent à la maison d’Autriche ;elle est sur la Muer , près de Gosz , fameuseabbaye de religieuses qui font preuve denoblestè-

LEUCA , ( Géog. anc. ) ancienne villed’Italie , au pays de Salentins , voisine, dupromontoire japygien ,• c’eít présentementscincla. Maria de Leuca , dans la terred Octants. ( D. J. )

LEUCÁCHATE , f. f. ( Hìjì. nat. ) lesanciens donnoient ce nom à une especed’agate , qui suivant cette dénominationdevoir être blanche , ou dumoins dans. la-quelle on remarquoií. des taches ou desveines blanches.

LEUCADIi Isle , ( G/:g. anc. ) enla un Lcucaciia , dans Tite.-Liye , Leucas

LEU

dans Florus & ovide , & par les Grecs mo-dernes Leucada ; île célébré située dans lamer Ionienne , fur la côte de PAcarna-,.nie , à l’entrée septentrionale du détroitqui sépare file de Céphalonie de la terre-ferme.

On place communément l’île Leucade-vers le 38 degré de latitude, & le 47 delongitude. Son circuit est de cinquantemille pas ; elle a au nord le fameux pro-montoire d’Aetium , & au midi l’îîe deCéphalonie,

Elle étoit jointe originairement à laterre-ferme , Homere fa désignée par cesmots, rivage d'Epire, ùkthv HVêí^areiyendonnant le nom d'Epire à tout le conti-nent , qui est vis-à-vis des îles d’Ithaque &de Céphalonie : ce poète y met trois villes,Neritum , Crocylée , S>t Agylipe.

On lit dans Pline, qu’elle a été séparée dela terre-ferme par un coup de mer ; il estle seul de cette opinion , & il adopte dansun autre endroit le sentiment général deshistoriens & des géographes , qui convien-nent tous qu’une colonie de corinthiens,envoyée par Cypsélus & Gargafus , tyrans.,de Corinthe , vint s’établir fur la côte dePAcarnanie , & coupa Pisthme qui joignoicle. territoire de Leucade au continent. Ilstransportèrent sur le bord du canal qu’ils.creusèrent, la petite ville de Néricum ou .Néritum, qui étoit à Pautre.bout de Pile surle bord de la mer , & donnerent à cettenouvelle ville , le nom de Leucade , qui de-puis long-temps étoit celui de la petite con-trée , & qui lui fut conservé lorsqu on en fitune île.

Quoique cette île ait toujours été sépa-rée de la terre-ferme depuis que les Corin-thiens s’en emparèrent, plusieurs écrivainsont continué de lui donner ie nom de pres-qu’île , parce que le canal qui est si paré ducontinent, est étroit, & qu’il n’a jamais été.fort profond.

Nous recueillons d’un passage de Lite-Live , que Leucade étoit enccre réellementune presqu’île Pan de Rome ^7; &M.Dodwel conjecture qu’on n’en fit une île ,que lorsque, les Romains ôterent Leucadede la jurifdiction de PAcarnanie , c'est-à-

dire l’an de Rome 587 » soi°^Patron ;cette, conjecture est très-vrauerabiaqle,