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Tome dix-neuvième.
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■astreingens répercussiís , trop forts pourdissiper l’enflure des pies. L’ascite ou shy-dropifie de poitrine suit d’ordínaire unepratique si peu judicieuse ; il est plus à-propos alors d’appliquer des cendreschaudes, du son ou autres choses sem-blables. ( M)

LEUCOPHRINE, ( Mytholog. ) sur-nom que les Magnéfiens donnoient àDiane, & qui est pris, soft de Leucophrys ,•ville d’Asie en Phrygie , tur les bords du'Méandre , selon Xénophon , soit de Leu-cophois , ancien nom de I’íle de Ténédos,•où Diane avoir un temple célébré. Ce futfur le modele de ce dernier temple queles Magnéfiens consacrèrent ácette divinité'celui qu’ils élevèrent en son honneur, avecune statue qui la représentoit à plusieursmamelles, & couronnée par deux vic-toires. ( ï). J.)

LEUCGPHTALMUS , f. m. ( Hifi.nat. ) espece d’onyx dans laquelle on trou-voir la ressemblance d’un œil humain en-touré d’un cercle blanc.

LEUCOPHYLE , f. m. ( Botan.fabul.)on grec kì'L<.o$iko< , plante fabuleusequi venoit dans le Phase , riviere de laColchide. Plutarque en parle dans sontraité des fleuves. Les anciens lui attri-fcuoient une vertu admirable , celle d’em-pêcher les femmes de tomber dans l’aduí-tere ; mais on ne trouvoit cette plantequ’au point du jour, vers le commence-ment du printemps, lorlqu’on célébroisles mystères d'PIécate , & alors il la falloircueillir avec de certaines précautions. Lesmaris jaloux, après savoir cueillie , la jet-toient autour de leur lit, afin de le conser-ver à sabri de toute tache. C’est ce quePlutarque dit élégamment en grec, & quePontus de Tyard traduit ainsi dans sonvieux gaulois.

Car quiconque au printemps en son litcachera

Cette plante cueillie en Phafis , treuvem

Que jamais fa Venus ne fera dérobée.

Un usa°e pareil se pratiquoit chez les'Athéniens 9 durant la fête des thesinopho-ries ; mais l’herbe du Phafis avoir des pro-priétés bien autrement considérables queV agnus caflus des Athéniens , puisque saVertu ne se bornoit pas à la durée d’une

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fête , & qu’elle calmoit pour toujours I’inriquiétude des maris jaloux. ( D. J.)

LEUCOSIE , Leucefìa , ÇGéog. anc )petite île de la mer Tyrrhène , fur la côteoccidentale d’Italie. On a quelque lieu decroire que c’est la méme île nommée parMêla Leucothoé , & Leucafie par les autresgéographes : ce n’est aujourd’hui qu’unécueil au continent, nommé le cap de laLicosa. [D. J.)

LEUCQSTlCTOS,s.m.(Hisi. nat.) Plinedonne ce nom à une espece de porphyre,parce qu’il est rempli de taches blanches.

LEUCO-SYRIE la , Leuco-fiuria ,( 6 ’éogr. anc. ) contrée d’Asie dans la Cap-padoce , dont elle faisoit partie, vers l’em-bouchure du Thermodon, qu’on appelleaujourd’hui Pormon , & qui se jette dansla mer Noire. Les Cappadociens furentnommés Leucofyriens , ou Syriens-blancs,parce qu’ils étoient plus septentrionaux& moins basanes que les autres Syriens.(D. J.)

_ LEUCOTHOE , ( Mythol. & Littc'r. )c'est la même qu’Ino, nourrice de Bacchns,qui, fuyant la fureur d’Athamas son mari ,roi d’Orchomène , se précipita dans la mer;maïs les dieux touchés de son sort lui don-nèrent le nom de Leucothoé , après savoiradmise au rang des divinités marines. LesRomains l’app ellerent Matula , voyez cemot. Elle avoir un autel dans le temple deNeptune, à Corinthe. On fait la sage ré-ponse que fit le philosophe Xénophansaux Eìéates , qui lui demandoient s’ilsferoient bien de continuer à Leucothoé leurssacrifices , accompagnés de pleurs & de la-mentations : il leur répondit que s’ils latenoíent pour déesse il croît inutile de latant pleurer ; & que s’il croyoient -qn’elleeût été du nombre des mortelles , ils sepouvoient passer de lui sacrifier. ( D. J . )

LEUCTRE , Leuclrum , ( Gécg. anc. )petite ville du Péloponèse dan s la Laconie ,tur le golfe Messéniaque, assez près du capTœnare. Le P. Hardouin avertit de ne pasconfondre Leuclrum , que Pline nommeaussi Leutíra , avec Leuclres de Béotie ,cette ville fameuse par ìa bataille q u Epa-minondas , général de Thebes , y gagna furles Lacédémoniens 371 ans avant J. C. LesSpartiates perdirent dans cetteaction, avec