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leur roi CUombronte, route F élite Je leurstroupes , & depuis ce coup mortel ils neJonnerent qu’a peine quelque signe de vie.
II faut encore distinguer la ville deLeuflre enLaconie , de la ville de Leuctre,Leuclrum , en Arcadie : cette derniere stitabandonnée par ses habitans qui aiîerentpeupler Mégalopoíis. {D. J.)
LEUDES , {Jurispr. anc.) Leudes , Leo-des & Allodet font íynonimes ; aloden oualeu , vient selon Bourgoin , de l’hébreu•h-ilxd , en latin , Liudare. Budée le fait dé-river de ce dernier , auquel il joint Y alphaprivatif des Grecs : ce qui a grand rapportaux seigneurs de terres tenues en franc-aleu,qui ne relèvent d’aucun seigneur , de ma-niéré qu'on pourvoi t dire d’eux qu’ils nedoivent de louanges a personne aísque lau-de : un autre auteur prétend que ce motvient du grec ahites } qui veut dire libre ;M. de Boulainwiliers fait venir le mot leu-des de leuth ou leud , qui en celtique signi-fié compatriote , gens de même société oucondition, qui s’exprime en latin par fidelis:■auflì nos rois ont intitulé leurs adresses deleurs plus anciennes ordonnances omnibus■centenariis regni fidelibus ; d’autres fontdérivez leudes àu saxon lude ou leod ì qui‘signifie le peuple , du grec laos , populus.Cçs dernieres étymologies paroifìènt lesmeilleures , car le mot leudes ou leodes qui"venant du grec , signifie sujets , peuples , a -aussi rapport au vieux mot françois leauxou loiaux , qui répond au latin fidelis. Autraité d’Andelau en Baffigni, le mot leudesse trouve répété trois fois dans la même signi-fication que celui de fideles qui s’y trouveaussi trois fois ; aussi dans les anciens cartu-1 aires, cu voit souvent les mots fideles &leudes , seaux , leaux & loiaux , pris enmême signification. Les terres que les Ro-mains & les Gaulois possédoient dans lesGaules , & celles que les Francs y acquirentfurent distinguées des bénéfices militaires.On leur donna îe nom d 'aleu en général,comme si on eut voulu dire terre apparte-nante à un leude. Elles n’étoient point char-gées de foi & hommage comme les bénéfi-ces militaires, qui par la fuite furent nommésfiefs. Les «rands & 1 es seigneurs démembrè-rent de leurs/rç/iirplusieurs portions, dont ils
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firent des arriere-fiefs,pour se faire des cliens& par intérêt, & les nommèrent cìroits fei «gneuriaux : ce fut alors qu’on nomma franc*aleu , les terres franches de la foi & hom-mage , & que le terme de leudes ne s’ap-pliqua plus qu’aux barons ou nobles françois,comme le savant Jérôme Bìgtion le remar-que fur Marculpke. Mémoire qui a rem-porte h prix de Solfions en i q4gsmpriméen 1744. Dissertation fur plusieurs pointsde notre hijloire , par M. de Longue -mare. ( C )
LEVE, s. f. ( Jeu de mail. ) est uneespece de cuillère dont le manche est àla hauteur de la main , qui sert à lever &jeter sous la passe une petite boule d’acierfaite exprès.
LEVE , ( Gramm. ) participe du verbe
lever. fioye% LEVER.
Levé , f. m. en Musique , c’èst le tempsde Ja mesure où on leve la main ou le pie.C’ést un temps qui fuit à précede le frappé.Les temps levés font le second à deuxtemps , & le troisième à trois & â quatretemps, ceux qui coupent en deux la mesureà quatre temps, levent le second Sc le qua-trième. Voyez Arsis. ( <S )
Levé , en terme de Blason , se dit desours en pie. Orly en Savoie , ou Orlier ,d’or , à Fours levé en pie de fable.
LEVÉE, subst. fem. {Ifydrl) voye^ÍETÉE. La nécessité de faire des set'eer OUdigues aux rivières peut venir de plusieurscauses : i°. si les rivières sont tortueuses ,les eaux rongent les bords & les percent ,après quoieiles se répandent dans les cam-pagnes. i°. Les rives peuvent être fossiles ;comme celles que les fleuves fe font faiteseux-mêmespar la déposition des fables. 3 0 .Les fleuves qui coulent fur du gravier fortgros, font sujets dans leurs crues à en fairede grands amas , qui détournent ensuiteleur cours. Eloge de M. Guglielemini,////?.accad. ij io. Voye{ Fleuve & Digue.
LeVÉE , ( Politiq. ) il sb dit china im-pôt. Exempleda mif'ere des peuples a rendule levée des impôts difficile.
Levée , ( Jiirispruà. ) est une acte quis’applioue à divers objets
Òn dit la Uvée des défenses ou d’une op-position , la levée des scellés. Voye\ DÉ-