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Tome dix-neuvième.
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elle a la peau ou d’un verd gai, ou d’un griscendré , varié de marques blanches & bru-nes. On en voit une grande quantité dansles jardins & même dans les appartemens ,s’occuper à faire la chaise aux mouches &aux antres insectes. _ .

Roquets. Ils ont quelquefois huit à neufpouces de longueur ; leur couleur est grise,mouchetée de brun & de noir; mais ce quiles distinge le plus des autres lézards , c’estqu’ils ont la queue un peu recourbéeen-dessus, au lieu de l’avoir droite & traî-nante.

Maboya ou malouya. C’est le plus vilainde tous les le\ards : aussi les Caraybes ont-ils cru devoir lui imposer le nom qu’ils don-nent au démon ou mauvais esprit. Le motmabouya est aussi employé par ces sauvagespour exprimer toutes les choses qu’ils onten horreur.

Le reptile donc il est question n’a guereplus de sept à huit pouces de. longueur ; ilest stupide , pesant, applati & comme collésur les corps qu’il touche.Sa tête paroi t écra-sée , ayant deux gros yeux ronds sortant endehors d’une façon difforme. II a les pattesgrosses , courtes, très-écartées, & arméesde griffes toujours ouvertes. Sa peau est flas-que , jaunâtre & couverte de taches livides,hideuses à voir. Le maboya se gîte dans lesplantations de bannaniers, dans les souchesd’arbres pourris, fous les pierres & dansles charpentes des maisons. II jette par in-tervalle un vilain cri semblable au bruitd’une petite cresselle qui seroit agitée parsecousses. On craint fa morsure, & l’onprétend que s’il s’applique fur la chair il ycause une sensation brûlante , mais je n’aijamais vû personne qui en ait ressenti l’effet.( M. le Romain. )

Lézard, {Mat. med.') Le lézard ap-pliqué extérieurement passe pour faire sortirles corps étrangers hors des plaies , & pourattirer le venin des morsures ou piquuresdes animaux veneneux. L’onguent íâit avecfa chair , est regarde comme un remedecontre l’alopecie ; mais ces prétentions nefont pas moins frivoles que la plupart decelles qu’on trouve dans tant d’auteurs demédecine ; fur les vertus médicinales des

animaux.

Qn fait entrer la fiente de k\ard séçhée

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dans les poudres composées pour les taiesdes yeux.

LEZARD , f. m. ( terme de Blason. )animal reptile à quatre pieds, ayant la queuelongue proportionnément à son corps ; ilparoi t ordinairement montant, c’est - â-dire , la tête en chef & la queue vers lapointe de l’écu ? s’il est posé d’une autremaniéré, il faut spécifier sa situation enblasonnant.

On dit le lr\ard ami de I’homme & en-nemi du serpent.

Le mot lézard vient du latin lacertus , lebras ; parce que cet animal a les pattes sem-blables aux bras del’homme.

Sortembofc de Sainte-Marguerite , enNormandie ; d’argent à trois lézards de Jì-nople. (G. D. L. T.)

Lézard, {Aflrott. ) lacertaJìellio , pe-tite constellation introduite par Hevéliuspour rastèmbler, fous un nom commun, unedixaine de petites étoiles qui avoient éténégligées par les anciens. Elle est situéeentre les constellations d’andromede & ducygne. Hevélius ne pouvoir chctifir qu’unpetit animal à cause de la petitesse de Tes-pace qu’occnpent ces étoiles, & comme lele\ard est un animal de diverses couleurs ,il crue que cela fe rapporterait très - bienavec l’éclat des étoiles qui forment cetteconstellation. Elle a été conservée par Flams-teed,dansle Catalogue Britannique , oùelle est composée de 16 étoiles ; la plus bril-lante est de quatrième grandeur ; elle avoiren 1690 , o s zd. 52/ 12" de longitude , &;zd 17' 2 6" de latitude boréale. ( M. dela Lande. )

Lézarde , f. f. ( Archit. ) terme debâtiment. On appelle ainsi les crevafïès quife font dans les murs de maçonnerie , parvétusté ou malfaçon. Latin , fiffítrce.

LEZE , voye\ ci-devantLESE.

LE ZÉ , Voye\ ci-devant Lésé.

LEZIN A ou LlEZIN A, Pharia ( Ge'ogr. )île de laDalmatie, dans le golfe de Venise,à huit milles de la terre ferme , n’ayant queseize milles dans fa largeur, soixante-dixmilles de longueur & cent trente de circuit.On y recueille en abondance des olives, dusafran , du miel, du grain , & environ tousles ans 5000 muids de vin. Les habitans ,vifs & robustes regardent comme un crime