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Tome dix-neuvième.
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de boire îe vin fans eau. L’île a onze bourgsbien peuplés, avec de riches églises. Liefinaest la capitale de l’île. Voye\ Liesina.

Le siège épiscopal , sous la métropole deSpalatro, fut érigé en 1150 , sousEugeneIII &c confirmé par Innocent III, en 1178.Le port très-fréquenté fut creusé en 1597 ,des deniers des habitans.

Demetrius, originaire de cette île , roidel’Iilyrie, combattit long-temps contre lesRomains pour la liberté de fa patrie. Liefinafut saccagé en 1353 , par les Génois. En1500 , les turcs vinrent l’attaquer ; mais legénéral Pèsera les défit entièrement. De-puis l’acquisition qu’en fit le doge PietroOrséolo II, en 994 , elle a estiiyé bien desrévolutions : la domination de la républiquede Venise sur cette île , ne fut solidementétablie qu’en 142.1. Elle y envoie tous lesans deux nobles Vénitiens, fous le titre decomte ou de provéditeur , & de Camerlin-gue. Dict. de la Martiniere. ( C. )

LEZINE , f. f. ( Morale, c’est l'avaricequi, pour l’intérêt le plus léger , blesse lesbienséances, les nsages , & brave le ridi-cule. C’est un trait de lezine dans un an-cien officier général fort riche , que de seloger dans une chambre éclairée par unedes lanternes de la rue , asm de pouvoir secoucher sans allumer une chandelle. Ce quin’est qu’avarice dans un bourgeois, eRle\inedans un homme de qualité.

La cupidité est l’avarice en grand ; elleveut envahir, elle blesse visiblement I’or-dre général : l’avarice veut acquérir & craintde dépenserelle bicííe la justice - la ItTj.uea de petits objets , soit d’épargne , soit deprofit ; elle est ridicule. II est bien extraor-dinaire qu’un auffi grand homme que myJordMarlboroug ait eu la cupidité la plus insa-tiable , l’avarice la plus sordide, & la lefnela plus ridicule.

LEZION , voye\ ci-devant LÉSION.

LEZKO I , ( Hift. de Pologne. ) sur-nommé le Blanc parce que ses cheveuxétoient blonds ; il étoit fils de Casimir leJuste , duc de Pologne. Après la mort dece prince , lesPolonois voulurent établir laliberté des élections , exclure le fils. du feuroi & rappeler Miceslas le Vieux. Si cetavis' eût prévalu , leur indépendance leursuroît coûté cher ; ils auroient replacé fur

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Je trône un tyran qu’ils en avoìent chasteeux-mêmes , & se seroient rendus esclaves& malheureux pour prouver qu’ils étoientlibres. Mais enfin le bien public l’emporta,& le jeune Lerjto fut couronné l’an 119^.La régence fut confiée à Hélene se mere.Miceslas trouva encore un parti & fe mon-tra a la tête d’une armée ; un parti plus puis-sant marcha contre lui ; on en vient auxmains,Miceflasíut v<uncujm3is iJ reparut cn - »core , & s’il avoit la férocité d’un tyran , ilavoir aussi le courage d’un héros. La duchessequi craignoit de bazarder, dans de nouveauxtroubles, & fa tête & celle de son fils,força ce jeune prince d’abdiquer. Miceslasrégna , & laisse la couronne à son fils , Uîa-diílas Laskongi ; mais Le\ko indigné del’obfcurité où il languistoit, rassembla sesamis, tailla en piece les troupes de l’usur-pateur , & le contraignit, Pan 12.06 , àlui céder une couronne qu’il avoit déjàportée. Son régné fut assez paisible jnsqu’àPan 1220 , & l’eût été jusqu’à fa mort, s’ilavoir connu Part de placer ses bienfaits ;mais en donnant au comte de Suantopelkle gouvernement de la Poméranie orien-tale , il ne fit qu’un ingrat d’autant plusdangereux, qu’il avoit des talens & qu’onlui croyois des vertus. Celui-ci voulut se-couer le joug de son bienfaiteur ; Le\ko ,résolu de le punir , Fappella au sein de laPologne, sous divers prétextes : le conte yentra à main armée , attira le duc dans uneembuscade , & le fit assassiner l’an 12.2.7.

Lezko II, surnommé le Noir , roi dePologne ; il étoit petit-fils de Conrad , ducde Mazovie : Boleílas V le désigna pourson successeur ; un prélat audacieux , lescandale & la terreur de la Pologne, assem-blage singulier de talens & de vices, PaulPzzemakoW, évêque de Cracovie , voulutlui fermer le chemin du trône , leva unearmée de brigands, & fut vaincu. Aprèsla mort de Boleílas, l’an 12.79 , Le\ko futcouronne malgré les menées sécrétés deî’evêque qui ne trouva plus de partisans : àpeine étoit-il proclamé , que la Pologne setrouva menacée par une ligue puissante deRusses, de Lithuaniens & des Tartares.Le\ko marcha contre eux & les tailla en pie-cej’an 1282. Pzzemakow souffla dans toutela Pologne Pefprit de révolte, dont il étoitF f f f f f 2