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Tome dix-neuvième.
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animé. Les Palatins se soulevèrent ; Le\kpterrassa ces rebelles ,* & après les avoirdissipes par la force de ses armes , ilacheva de les vaincre par ses bienfaits. Maislorsqu’il vit , en 12.88 , une multitude deTartares descendre dans la Pologne , &porter ses ravages jusques fous les murs deCracovie , soit faiblesse, soit ruse mili-taire, il s’enfuit en Hongrie , ne reparutqu’après leur départ, & mourut l’an 1289. Safuite est la feule faute qu’on puisse lui repro-cher. II étoit grand , généreux , & pardon-noit fans effort. Uavoit Fart de tisser legoût des hommes , & de les asservir par desriens importans. C’est ainíi qu’il flatta lesAllemands , & leurs inspira un zele infati-gable , en imitant, & leur maniéré de s’ha-biller j & l’uíage reçu parmi eux de laistercroître fa chevelure. Dans un combat iléchauffa ses soldats d’un enthousiasme bel-liqueux, en leur assurant que dans un songeFange Gabriel lui avoir promis la victoire.( M. de Sacy. )

L I

LI, LYy LIS , LYS, f. m. (Mesurechi-noise.} comme vous voudrez Fécrire , eítJa plus petite mesure itinéraire des Chinois.Le P. Massée dit que le li comprendTes-pace où la voix de Fhomtne peut porterdans une plaine, quand Fair est tranquille &serain ; niais le confrères du P. Massée ontapprécié 1 eli avec une toute autre précision.

Le P. Martini trouve dans un degré 90milles pas chinois;& comme 3^0 de cespasfont le li , il conclut qu’il faut 2Ço de ceslis pour un degré : de forte que , selon lui,25 lis font six milles italiques; carde mêmeque six milles italiques multipliés par dix ,font 60 pour le degré , de même 25 lis ,multipliés par dix , font 250.

Le P. Gouye remarque qu’il en est des1 s chinois comme de nos lieues françoises.qui ne font pas de même grandeur par-tout'Le I. Noël confirme cette observation , ercillant cjuc dans certains endroits i ^ Lis Adans d’autres ï2 , répondent à une heursde chemin ; c’est pourquoi, continue c<jésuite , j’ai cru pouvoir donner 12 lis chinois à une lieue de Flandre. Cette idée diP. Noel s’accorde avec ce que dit !e P. Verbivst duns fa çosmrgraphie chinoise , qu’u.;

LIA

degré de latitude fur la terre est de 252 hsJOr, je raisonne ainsi sur tout cela ; puis-que lis chinois font un degré de lati-tude , & que, suivant îes observations dei’acaáémie des Sciences, le degré est de ^7milles 60 toises , il résulte que chaque h estde 208 toises & de six vingt cinquièmes detoise , & que par conséquent la lieue mé-diocre , la françoîse , qui est de 2282 toisesdu châtelet de Paris, fait environ dix lischinois (D. J.)

LIA-FAlL , f. m. ( Hist. anc. ) G’estainsi que les anciens Irlandois nommoientune pierre fameuse qui servoit au cou-ronnement de leurs rois y ils prétendoientque cette pierre qui, dans la langue dupays , signifie pierre fatale , poussoir desgémiííòmens quand les rois étoient assis des-sus lors de leur couronnement. On dit qu’ily avoir une prophétie qui annonçoit quepar-tout où cette pierre feroit conservée ,il y auroit- un prince de la race des Scotssur le trône aux siécles. Elle Fut enlevée deforce par Edouard I roi d’Angleterre , deF abbaye de Scóne , cù elle avoir été con-servée avec vénération ; & ce monarque lafit placer dans le fauteuil qui sert au cou-ronnement des rois d’Angleterre , dansPabbaye de Westminster , où l’on prétendqu’elle est encore. Voye\ Hifioire d'Ir-lande par Mac-Geogegan.

LIAGE , f. m. ( Jurisprud. ) droit quise leve au profit de certains seigneurs, nonpas fur le vin même , comme Font cru quel-ques auteurs, mais furies lies des vins vendusen broche dans l’étendue de leur seigneurie.

Le grand bouteiller de France jouissoitde ce droit ; & en conséquence prenoit lamoitié des lies de tous les vins que l’on ven-doit à broche en plusieurs celliers assis en laville de Paris. Mais plusieurs personnes seprétendoient exemptes de ce droit, entr’au-tres , le chapitre de Paris, pour ses sujets ;il avoir toute jurisdiction pour cet objet ,suivant les preuves qui en font rapportéespar M. de Lanriere , en son glossaire , anmot liage. Depuis la suppression de F officede grand bouteiller ; on ne connoît plus àParis ce droit de liage.

11 est fait mention de ce droit au livraancien qui enseigne la maniéré de procé-der en cour laie, &. dans les ordonnances