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gnée du bord occidental de la lune , ce quiarrive vers 9 S d’anomalie ; alors les tachesorientales , telles que Grimaldi , pal usmarœotides , suivant Hévélius , font lesplus éloignées du bord oriental de la lune.Le contraire arrive dans la plus petite Uh ra-tion , telle que l’observa Hévélius, le 17mai 1649. La mer de Crises étui t si près dubord de la lune qu’il n’a jamais vu l’inter-valîe auíli petit. La longitude de la luneétoif alors moindre que la longitudemoyenne de six degrés ; la lune étoit alorsvers 3 S d’anomalie.
Riccioli eut le premier, en 1651 , l’idéed’expliquer cette libration en longitude parl’excentricité de Vorbite lunaire ; mais il larejetta , parce qu’il supposoit alors unelibration trop grande., & qu’il trouvoitplusieurs observations auxquelles cette hypo-thèse ne satisfaisoit pas, mais les observa-tions étoient alors trop imparfaites. Imagi-nons , dit-il, que la lune présente toujoursla même face , non â la terre , mais aucentre de l’excentrique ou de l’orbite lu-naire, en forte que la ligne menée du centredu globe lunaire au centre de Vexcentri-que qu’elle parcourt, passeroit toujours parle même point du globe lunaire. Cette hy-pothèse rejettée par Riccioli,fut employéepar Hévélius qui l’avoit imaginée en 1648;& dans fa lettre écrite d Riccioli en 1634,il explique comme la véritable cause dela libration en longitude ; Newton &M. Cafïini l’adopterent également. II n’estpas ailé de comprendre la raison de cetteparfaite égalité entre les durées de la ro-tation de la terre & de la révolution de lalune. Newton ayant trouvé, par ^attractionde la terre , que le diamètre de la lunedirigé vers la terre doit surpasser de deuxcens quatre-vingts pieds les diamètres per-pendiculaires à notre rayon visuel, en con-clut que le plus grand diamètre doit êtretoujours a peu-près dirigé vers la terre ,fie que C est poui^ cela quS nous voyonstoujours à peu-près le même côté de lalune.
II est vrai que Péquateuplur.aire doit êtrealongé dans le sens du diamettre qui va delà lune à la terre , parce que F attractionde la terre est plus grande fur les par-ties qui font les plus près de ia terre4
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d’un autre côté, la rotation de la luneautour de son axe doit en faire un sphé-roïde appfati par les pôles , & rendre lesméridiens elliptiques ,• l’équateur & les pa-rallèles doivent être des ellipses ; & le corpsde la lune doit être , pour ainsi dire , com-me un œuf qu’on auroit applati par lescôtés, indépendamment de son alonge-ment naturel. '
M. de la Grange , dans la piece qui aremporté le prix de l’académie de Paris ,en 1764 , suppose avec Newton , que lalu ne est un sphéroïde alongé vers la terre ;& il trouve que cette planète doit faire au-tour de son axe une espece de balancementou d’oscillation, par lequel sa vitesse de ro-tation est tantôt accélérée , tantôt retar-dée ; qu’aíors la lune doit nous montrertoujours à peu-près la même face , quoi-qu’elle ait pu recevoir dans le principe unerotation dont la durée ne feroit point, parelle feule , égale à cêste de la révolution. 11fait voir auíTi que la figure de la lune peucêtre telle que la préceffion de ses pointzéquinoxiaux , ou la rétrogradation desnœuds de Péquateur lunaire soit à peu-prêségale au mouvement rétrograde des nœudsde J’orbite lunaire. C’est en effet ce quel’on observe , comme je l’ai prouvé par desobservations détaillées dansles/?zé/ 72 ozra del'académie de Paris , 1764.
Pour connoître les lois & les circonstan-ces de la libration de la lune , il suffit dedéterminer la position de son équateur parrapport à l’éciiptique , & cela le peut fairecomme pour le soleil. On commence d’aabord par déterminer la différence d’ascen-sion droite & de déclinaison entre unetache & le centre de la lune ; mais pourfaire ces observations , il faut bien consi-dérer que le parallèle apparent du bord dela lune n’est pas un parallèle à l’équateur, ladifférence va quelquefois à plus d’un dégré,& il en pourroit résulter environ 15" d’er-reur pour de taches éloignées du centre dela lune , ou moins à proportion pour cellesqui en font moins éloignées. Lorsqu’on atrouvé la différence d’aícension droite, oncherche la différence de longitude & de lati~tude;on en conclut la longitude & la latitudede la tache vues de la lune. On cherche ainíìtrois fois la longitude & la latitude d’une