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Tome dix-neuvième.
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Libration de la terre ; c’est, suivantquelques anciens astronomes, le mouve-ment pat lequel la terre est tellementretenue dans son orbite , que son axe restetouiours parallèle à Taxe du monde.

C’est ce que Copernic appelloxt les mou-yemens de libration.

Mais il paraît que ce nom est fort im-propre ; car on pourrait plutôt dire queTaxe de la terre aurai t une libration dumidi au nord , ou du nord au midi, st cetaxe ne demeurait pas rqujours parallèle àiui-méme. Pour qu’il demeure dans cetétat, il n’est besoin d’aucune force exté-rieure , il a dû prendre cette situationdés que la terre a commence' á tourner,& l’a conservée depuis par la propriétéqu’ont tons les corps de rester dans í’étatqni leur a été donné , à moins qu’une causeextérieure & étrangère ne les en tire.Toute la question qu’on peut faire ici ,c’est de savoir pourquoi Taxe de la terre estdans cette situation , & pourquoi il n’eíìpas perpendiculaire à l'écliptique, plutôtque de lui être incliné de la valeur de 23degrés & demi. A cela on peut répondreque cet situation est peut-être nécessairepour la distribution alternative des diffé-rentes faisons entre les habitans de la terre.Si l’axe de la terre étoit perpendiculaireà l’écliptique , les habitans de {'equateurauraient fous vus le soleil fur leurs têtes,& les habitans des pôles ne le verraient ja-mais qu’à leur horizon ; de forte que lesuns auraient un chaud iníuportable , tandiscrue les autres souffriraient un froid excef-£f. C’est peut-être là, si on peut parlerainsi , la raison morale de cette situationde saxe de la terre. Mais quelle en est lacause physique ? II n’est pas si facile de latrouver ; on doit méme avouer que dans lesystème de M. Newton on ne peut guereen apporter d’autres, que la volonté duCréateur ; mais il ne paraît pas que dansles autres systèmes on explique plus heu-reusement ce phénomène.

M. Pluche, auteur du Spectacle de la na-ture , prétend que,Taxe de la terre n’a pastoujours été incliné au plan de l’écliptique,-qu’avant le déluge , il lui etoit perpendicu-laire , & que les hommes jonistòient alorsd’un printemps perpétuel ; que Dieu vou-

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lant les punir de leurs désordres & les dé-truire entièrement, se contenta d’incUnetquelque peu l’axe de la terre vers les étofesdu nord ; que par ce moyen l’équí libre desparties de Patmosphere fut rompu, que ’esvapeurs qu’elle contenolt retombèrent a\ ecimpétuosité fur le globe, & i 'inondèrent.On ne voit pas trop fur quelles taisonsM. Pluche, d’aiHeurs ennemi déclaré dessystèmes , a appuyé celui-ci: aussi a-t-iîtrouvé plusieurs adversaires ; un d’entr’enxa fait imprimée dans les mémoires de Tré-voux de 1745, plusieurs lettres contre certeopinion.

Quoi qu’il en soit, il y a réellement dansl’axe de la terre , en vertu de faction dela lune & du soleil , un mouvement delibration ou de balancement, mais ce mou-vement est très-petit ; & c’est celui qu’onappelle plus proprement natation. ]/oye\

Nutatíon. ( O)

Libration de la Lune.

11 y a quatre fortes de li bradons',à'doovi,!a libration diurne qui est égale à la paral-laxe horizontale;! 0 , la libration en latitude,qui vient de l’inclinaifon de l’axe de lalune fur l’écliptique; 3 0 . )a libration. enlongitude, qui vient des inégalités du mou-vement de !a lune dans son orbite -, 4 0 . en-fin , celle qui provient de l’artraction de laterre fur le sphéroïde lunaire.Les deux pre-mières librations furent reconnues parGalilée la troisième , par ìlévéiius & Ric-cioli ; la quatrième , par Newton : elle aété fur-tout discutée dans la pisce de M.de la Grange , qui a remporte le prix del’académie de Paris, en 1764. La librationdiurne est trop petite pour qu’il soit néces-saire d’ert parler ici.

La cause de la libration en latitude estévidente,si l’on suppose que la lune pré-sente toujours la même face au même pointdu ciel, & qu'un de ses diamètres, que.nous appellerons l’axe de lune , soit tou-jours incliné de deux degrés fur l’écliptique sc’est un phénomène de même espece quecelui du parallélisme de Taxe de la terre Sc-de íon inclinaison suri echptique qui pro-duit la différence des saisons.

La plus grande Vibration en longitude estle temps où la mer des Crises, palus maso -d de s , suivant Hévélius, est le plus cloi—M rn m m m m 2