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Tome dix-neuvième.
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Rome où les mœurs étoient perdues \procùlhorridus liburnus j & Juvénal dans faquatrième Satyre.

Primus , clamante liburno ,Currite ,jámsedit.

L’empereur Antonin décida dans la loiVII , jf. de imeg. rejlit. que celui quiaété condamné par défaut, doit être écouté,s’il fe présente avant la fin de l’audience ,parce qu'on présume qu'il n’a pas entendula voix de f huissier, liburni. 11 ne faut doncpas traduire liburnus par crieur public ,comme ont fait la plupart de nos auteurs ,trop curieux du foin d’appliquer tous lesusages aux nôtres. ( D. J.)

LlBURNE f. f. ( Arcíi. nav. ) liburnadans Horace , liburnica dans Suétone &dans Lucain ; forte de frégate légere , degaliote , ou de brigantin à voiles & à ra-mes , qu’cmployoient les Liburniens pourcourir les îles de la mer Ionienne. Suidasdit que les liburnes fervoi en t beaucoup enguerre pour des pirateries , à cause qu’ellesétoienc bonnes voilières. La flotte d’Octaveen avoir un grand nombre qui lui furenttrès-utiles à la bataille d’Actium. Végeceprétend qu’elles étoient de différentesgrandeurs, depuis un rameur jusqu’à cinqsur chaque rame ; mais nous ne compre-nons rien à la disposition & à l'arrangementde ces rangs de rames, dont plusieurs au-teurs ont tâché dc nous représenter la com-binaison. II ne s'agi t pas ici d’une spécula-tion stérile, il s’agit d’une exécution prati-que. ( D. T. )

LIBURNIE, Liburnia , ( Ge’og. anc.)province de l’Ulyrie } le long de la merAdriatique , aux confins de l’ítalie. Elleest entre l’Istrie & la D-dmatie , & s’étenddepuU l e mont Albius , jusqu’à la merAdriatique. Le fleuve Arfia la séparoit de1 ísine , le neuve .Titius, de la Daimatie.Pfolomee vous indiquera les villes de laLiburnie & les îles adjacentes. Le P. Brieeprétend que les Liburniens occupoient lapartie occidentale de la Dalniade , & indi-que leurs villes. II paroît que la Croatieremplace aujourd’hui l’ancienne Liburnie.

Nous savons encore plus sûrement, queee peuple avoir autrefois , passé la mer , dc

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possédé une partie de la côte orientaled’Italie; il en fut chassé de même que lesSicules , par les Ombres ; ceux-ci en furentdépossédés à leur tour par les Etrusques , &les Etrusques par les Gaulois. Comme ilsfe servaient de petits vaisseaux légers, dediftérentes grandeurs, on donna le nomde Liburnes à tous les vaisseaux de mêmeconstruction en ce genre. (D. T. )

LIE URNUM , f- n. ( Uttitat. ) fortede chaise roulante chez les Romains , ouplutôt de litiere , fort commode pour lire ,écrire & dormir. On leur donna ce nom ,parce qu’elles avoient la figure d’une fré-gate liburnienne, { D. J.)

LIBURY, ( Ge'ogr.) ville d’Angleterre,dans la province de Hereford, fur la rivièrede Liden , & an milieu de campagnes ferti-les , où fe trouvent les traces d’un anciencamp romain : elle est généralement bienbâtie , & habitée d’une multitude de manu-facturiers. Ses marchés & ses foires ne 1@cedent à aucune autre de la province.(D.G.)

LIBYMGYPTII, ( Ge’ogr. anc. ) an-cien peuple de la Lyhie proprement dite ^les Nitriotes & les Qasites en faifoient par-tie ; on connoît â présent les deferts de Ni-trie , & la situation d’Oafís ; ainsi l’on estau fait des Lyby(Egyptiens. ( 1), J. )LIBYCA OS LIA, ( Ge'og. anc. ) Pline,/. IIIp c. iv, nomme ainsi les deux moyen-nes embouchures du Rhône ; ce font cellesqui forment la Camargue ; ces deux embou-chures avoient outre ce nom commun, leurnom particulier ; l’une s’appelloit Hispct-niense ofiium , & I’autre Metapinum os-tium. (D. J.)

LIBYC UM Mare, c’est-à-dire, merde Libye , ( Ge'og. anc. ) Les anciens nom-moient ainsi la côte de la mer Méditerra-née , qui écoit le long de la Libye maréoti-de. Elle e'toit bornée au levant par la mer'd’Egypre, & aft couchant pat la mer d’Afri-que. ( D. J. )

LÏBYE LA, (Ge'og. anc.) Les Grecs on tsouvent employé ce mot pour désigner cettepartie du monde que nous appelions pré-sentemen t Afrique , qui n’étoit alors quele nom d’une de fes provinces. Les poeteslatins fe font conformés à cet ufa^e , & ontpris la Libye pour L Afrique en général, ou